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L’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Nouvelles de l'Ordre

Vrais et faux Ordres

Suite à des articles parus dans la presse belge relatifs à la réappropriation contemporaine de divers symboles issus des croisades, la Lieutenance pour la Belgique de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem tient à rappeler que l'Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem (avec l'Ordre Souverain Militaire de Malte) est un des deux seuls Ordres chevaleresques reconnus par l'Église. Ce sont deux institutions anciennes, enracinées dans l'histoire, spirituellement liées à Jérusalem, toutes deux engagées au service de l'Église, mais avec quelques différences fondamentales et profondes qui les distinguent. Les Chevaliers et Dames du Saint-Sépulcre constituent, depuis sa réformation en 1847 par le bienheureux Pape Pie IX, un Ordre qui est un organe central de l'Église et une personne juridique de droit canonique, inscrite à l'Annuaire pontifical  E​N SAVOIR PLUS Nous déplorons et condamnons expressément l'utilisation abusive de symboles religieux importants par des ordres non reconnus ou à des fins politiques, comme la Croix de Jérusalem. Ce symbole ne doit être utilisé qu'en fonction de sa signification religieuse, par l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem ou par le Patriarcat latin. Voici l’avis officiel de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège sur les Ordres de Chevalerie (Rome – 17.10.2012) " Suite à de fréquentes sollicitations, la Secrétairerie d’Etat précise la position du Saint-Siège à l’égard d’ordres de chevalerie intitulés à des saints ou portant des noms religieux. Outre ses propres ordres (Ordre suprême du Christ, Ordre de l’éperon d’or, Ordre de Pie IX, Ordre de St.Grégoire Le Grand, Ordre de St.Silvestre), il ne reconnaît que l’Ordre souverain et militaire de Malte et l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Le Saint-Siège confirme qu’il n’a pas l’intention de modifier sa position en la matière. Ainsi aucun autre ordre, nouveaux comme reprenant des modèles médiévaux, ne jouit de la reconnaissance du Siège Apostolique, qui ne saurait garantir leur légitimité historique et juridique, leur structure et leur finalité. En vue d’éviter toute équivoque, notamment en matière de délivrance de diplômes chevaleresques et d’usage de lieux saints, abus dommageables à nombre de personnes de bonne foi, le Saint-Siège réaffirme n’attribuer aucune valeur aux diplômes et insignes délivrés par des associations qu’il ne reconnaît pas. Il considère en outre inapproprié l’usage d’églises ou de chapelles pour leurs prétendues cérémonies d’investiture”.

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Comment soulager le désespoir en Terre Sainte?

Réunion du Grand Magistère d’automne (11 novembre 2025) « Nous avons décidé de tenir cette réunion sous une forme mixte (en partie par vidéoconférence, en partie en présentiel) afin de ne pas obliger les membres qui ne résident pas en Italie à revenir à Rome si peu de temps après le pèlerinage jubilaire d'octobre et dans le but de contenir les frais de voyage  », a expliqué l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone, Gouverneur Général, au début de la réunion du Grand Magistère d’automne, le 11 novembre, au siège temporaire de l’Ordre, situé près de la place Cavour à Rome. Dans ses mots introductifs, le cardinal Fernando Filoni, Grand Maître, est revenu sur le discours du Pape Léon XIV aux pèlerins de l’Ordre venus à Rome pour le Jubilé, indiquant que ce texte important sera un point de référence pour les années à venir. Le Gouverneur Général a ensuite souhaité la bienvenue à un nouveau membre du Grand Magistère, Michael Byrne, Lieutenant d'Honneur pour l'Angleterre et le Pays de Galles, qui, au terme de ses deux brillants mandats à la tête de cette Lieutenance, a été appelé à devenir membre de cette instance suprême qui – comme le stipule l'article 8 des statuts – «  assiste le Cardinal Grand Maître dans la gestion de l'Ordre  ». Le Gouverneur Général poursuivit son intervention en faisant remarquer que la tragédie qui a frappé la Terre Sainte a eu des répercussions extraordinaires sur la générosité des membres de l'Ordre, dont les dons ont augmenté, tant sous forme de contributions ordinaires prévues par les Statuts, que sous forme de contributions extraordinaires en réponse aux appels humanitaires, ainsi que de dons spéciaux et de campagnes de collecte de fonds. «  Au cours de cette année, nous avons dépassé l'envoi total de plus de 20 millions d'euros en Terre Sainte. En revanche, les pèlerinages n'ont pas repris – dans la mesure souhaitée – en raison des craintes et des risques persistants, avec des conséquences néfastes pour les activités économiques liées au tourisme religieux. Le Grand Maître s'est rendu en Terre Sainte en août dernier, et d'autres ont suivi son exemple, mais nous sommes loin des chiffres de pèlerins des années qui ont précédé la guerre et le COVID  », a-t-il précisé. Parmi les nouvelles initiatives lancées par l’Ordre, le Gouverneur Général a notamment évoqué la création d’une Fondation de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, de droit italien, constituée par acte notarié le 27 octobre dernier. Elle s'inspire des principes du «  tiers secteur », pour des activités de soutien aux projets de l'Ordre de nature économique et commerciale, qu'il était opportun de soustraire de la compétence directe de l'Ordre pour des raisons fiscales et de facilité de gestion. Elle pourra exercer, en autonomie juridique et sans but lucratif, également des activités de nature commerciale, telles que la gestion du musée, l'édition de publications, la promotion d'activités culturelles, sociales et promotionnelles, l'organisation d'événements caritatifs et de représentation », a ajouté l’Ambassadeur Visconti di Modrone. Il a de plus informé l’assemblée que « les travaux de restructuration et de restauration au Palais Della Rovere ont commencé, après l'acquisition laborieuse de toutes les autorisations nécessaires, et se poursuivent en parallèle tant pour la partie Musée, qui sera la première à être achevée, que pour la partie hôtel et celle des bureaux, qui devrait se terminer en 2027 ». Il a rappelé que «  la charge de ces travaux est entièrement supportée par le locataire, la société Fort Partners, qui a également couvert les frais de location des bureaux provisoires et a contribué par un don de 800 000 euros à la réalisation du Musée, qui s'ajoute à la contribution de 500 000 euros offerte par le Gouvernement italien  ». Selon l’ordre du jour prévu, le cardinal Pierbattista Pizzaballa s’est exprimé durant cette réunion, en direct depuis Jérusalem, remerciant d’abord l’Ordre qui par son soutien financier régulier et stable, ainsi que par les visites et les messages de ses membres, apporte sécurité et sérénité à l’Eglise catholique latin en Terre Sainte au nom du Saint-Siège et de l’Eglise universelle. Par rapport à la situation à Gaza, il a informé de la création d’un bureau d’aide (Jerusalem Response Hub) qui se dédiera de façon spécifique et sur le long terme à la population meurtrie de ce territoire dévasté. «  Il s’agit avant tout d’organiser et coordonner l’aide », a-t-il indiqué avec réalisme. À Gaza, les priorités identifiées concernent la reconstruction des établissements scolaires, la distribution de médicaments et la création d'une cantine pour la distribution de repas en attendant la reconstruction de la ville et des maisons, qui prendra des années. Le Patriarcat entend faire face à ces urgences avec un soutien logistique et juridique (Response Hub) en vue d’une reconstruction et d’une reprise de l'activité. Au sujet de la Cisjordanie où chrétiens et musulmans sont unis dans la même détresse, face à l’asphyxie que subit la population locale, sans travail ni ressources, confrontée aux agressions continuelles des colons israéliens, le Patriarche s’est alarmé de l’absence des pèlerins, seuls à pouvoir relancer l’activité économique des familles chrétiennes palestiniennes, en particulier à Bethléem. Le Patriarche a souligné l’importance de renforcer les activités pastorales Il a également parlé des nécessités de la formation des fidèles adultes où ils ont besoin d’une assistance spirituelle, enjeu décisif pour les prochaines générations, spécialement en Israël, à Nazareth par exemple, parce que les vocations religieuses manquent terriblement. Dans ce but, le Patriarche a de l’importance de l’enseignement catholique et il a souligné le besoin de formation pour les enseignants de religion,et d’une reconnaissance pour leur mandat donnée sous forme de « missio canonica ». Enfin, il a exprimé sa volonté que la célébration de la solennité de la Nativité du Seigneur soit préparée cette année avec un faste particulier, afin de donner un signe de vitalité aux fidèles très atteints moralement par le conflit et la colonisation des terres palestiniennes. Le Trésorier Saverio Petrillo a présenté le budget prévu en 2026 avec plus de 15 millions d’euros de recettes que, en considération de l’envoi mensuel au Patriarcat Latin et les dépenses de l’Ordre, envisage une avance de 800 000 euros : de quoi pouvoir poursuivre l’aide à la Terre Sainte. Sami El-Yousef, administrateur général du Patriarcat Latin, depuis son bureau de Jérusalem, a décrit dans le détail la situation sur place et les besoins de la communauté chrétienne. Après un panorama sur les tristes effets de la guerre sur la région, il a expliqué comment les demandes d’aide humanitaire ont quadruplé en 2025 en terme de soins médicaux pour les personnes âgées avec des maladies chroniques, les urgences médicales pour les personnes qui n’ont pas accès à une assurance maladie, le paiement des frais de scolarité, la demande de jeunes et de femmes pour avoir accès au programme de Empowerment et trouver une place dans le monde du travail. À Gaza où l’aide d’urgence a mobilisé les services du Patriarcat , le nombre de bénéficiaires pourrait avoir dépassé les 250 000 personnes. Depuis que le cessez-le-feu est déclaré, l'attention commence à se porter sur l'éducation, le logement, la création d'emplois et la santé. Des postes de travail sont créés en Cisjordanie mais à Jérusalem la priorité est accordée à l'aide sociale (coupons alimentaires, aide financière, aide au paiement du loyer, de l'eau, de l'électricité et des taxes municipales impayées) ainsi qu'à la création d'emplois sous forme de travail quotidien pour la mise en œuvre de projets, de stages de 3 à 6 mois et d’actions en faveur du développement de petites entreprises. Le Patriarcat paie les frais scolaires à de très nombreuses familles, en particulier grâce à la campagne des lieutenances nord-américaines pour les écoles où près de 19 000 élèves sont scolarisés dont environ 58 % de chrétiens. «  Soulager le désespoir », selon son expression, est l’œuvre à laquelle s’attelle le Patriarcat, à Gaza comme en Cisjordanie, cherchant en Jordanie et en Israël à consolider les appuis pastoraux auprès des chrétiens qui sont souvent tentés par l’émigration. Les activités pastorales ont connu en effet une augmentation importante : camps d'été, activités estivales des aumôneries de jeunesse et des troupes scoutes. Le président de la Commission Terre Sainte, Bart McGettrick, a raconté la visite en Jordanie des membres de la Commission (lire notre article dans la Newsletter 78 d’octobre dernier, pages 11-12), insistant sur l’importance dans l’avenir de la reconstruction physique et humaine des personnes avec la fin des hostilités. Les Vice-Gouverneurs, Tom Pogge depuis les Etats Unis, John Secker via un rapport écrit, Jean-Pierre de Glutz et Enric Mas en présentiel, ont ensuite parlé de sujets qui demeurent à l’étude en interne avant d’exposer leur point de vue sur le développement de l’Ordre en fonction des zones géographiques qui leur sont confiées, d’où il ressort des avancées notables partout, spécialement en Amérique latine où l’Equateur et le Chili pourraient bientôt voir naître des groupes de Chevaliers et Dames. Le Chancelier Bastianelli, en charge de la Commission Nominations et Promotions a pour sa part montré que les entrées dans l’Ordre compensent toujours les décès, avec 1051 admissions à cette date, faisant approcher de 30 000 le nombre de membres répartis dans le monde. En conclusion de la rencontre, le Grand Maître est revenu sur l’importance de l’accompagnement spirituel dans l’Ordre, auquel est dédié son nouveau livre pour marcher au pas des saints, intitulé « I miei giorni sono nelle tue mani » (« Mes jours sont dans tes mains ») publié en italien pour le moment et dont les recettes sont reversées à l'Ordre au profit des œuvres en Terre Sainte. Il a annoncé dans la même perspective la parution prochaine d’un livre sur saint Bartolo Longo, rédigé par Mgr Tommaso Caputo, archevêque- Prélat de Pompéi et Assesseur de l’Ordre, et a confirmé la création d’un espace des Amis de l’Ordre, pour accueillir des personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas devenir membres, mais qui sont désireuses de soutenir la Terre Sainte par des offrandes libres qui devront être gérées de façon transparente sur des comptes à part dans chaque Lieutenance. La prochaine réunion du Grand Magistère est prévue le 21 avril 2026. François Vayne, avec Andreina Merheb et Livia Passalacqua Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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La mission de l’Ordre en Terre Sainte

« Je n’ai jamais vécu un moment aussi difficile ». Ce sont les mots du Patriarche latin de Jérusalem, Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, qui a passé 35 ans de sa vie en Terre Sainte et a dû faire face à de nombreuses crises. En effet, le cessezle- feu du 13 octobre dernier à Gaza n’efface pas les difficultés auxquelles la Terre Sainte est confrontée et, même s’il y a eu d’importantes évolutions, l’incertitude sur les prochains pas demeure. « Nous sommes brisés, profondément blessés par ce que nous vivons, par le climat de haine qui a engendré cette violence qui, à son tour, engendre davantage de haine dans un cercle vicieux impossible à briser  », déclarait le cardinal Pizzaballa, Grand Prieur de notre Ordre, dans un message vidéo, depuis Jérusalem, à l’occasion de la veillée de prière « Paix pour Gaza » organisée à Rome le 22 septembre par la Communauté de Sant’Egidio, avant le cessez-le-feu. Son analyse d’alors continue à résonner : «  Nous avons laissé le champ libre à de nombreux extrémistes, des deux côtés. Mais je vois aussi beaucoup de personnes douces : toutes ces personnes qui s’engagent, rendent justice au prix de sacrifices personnels, Israéliens, Palestiniens, juifs, chrétiens, musulmans, ici ce n’est pas une question d’appartenance mais d’humanité avant tout  ». La proximité de l’Ordre Dans une situation d’une telle gravité, les Chevaliers et les Dames du Saint-Sépulcre ne peuvent qu’essayer de poursuivre leur mission de soutien à l’Église Mère de Jérusalem avec constance et foi, en faisant leur l’espérance à laquelle ce Jubilé nous invite. Du soutien en matière de prière, d’attention et de proximité, et de contribution financière pour répondre aux besoins considérables. «  Grâce à leurs dons volontaires et mensuels, les Chevaliers et les Dames de l’Ordre du Saint-Sépulcre ont permis au Grand Magistère de l’Ordre à Rome d’envoyer des aides en Terre Sainte chaque semaine, pour un montant total de plus de 16 millions en 2024. Cette moyenne de quatre millions par trimestre a déjà été largement dépassée au cours de la même période en 2025 en raison des besoins actuels qui ont clairement suscité une plus grande générosité de la part de nos Membres  », confirme le Gouverneur Général de l’Ordre du Saint-Sépulcre, l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone. Gaza au centre de nos préoccupations «  La grande majorité de ces contributions (environ 80 % ) » – a poursuivi l’Ambassadeur Visconti di Modrone – « est destinée régulièrement au Patriarcat latin de Jérusalem qui, à travers ses paroisses et institutions, s’est engagé dans des actions humanitaires, dont l’envoi de nourriture, d’eau, de médicaments et de carburant à Gaza (environ 1,5 million déjà en 2024, une somme déjà dépassée pour 2025 ) ». Gaza est clairement au centre de nos préoccupations : une tragédie face à laquelle nous nous sentons impuissants. Après l’attaque de juillet contre l’église de la Sainte-Famille, seule paroisse latine de Gaza, où depuis deux ans ont trouvé refuge les quelques centaines de catholiques restés dans la Bande de Gaza, avec d’autres chrétiens, le Patriarche latin et le Patriarche Théophile III, sont allés ensemble réconforter cette petite communauté qui pleurait ses victimes. Au cours des mois qui ont suivi, nous avons assisté aux opérations d’évacuation de la ville de Gaza menées par l’armée israélienne. George Akroush, directeur du Bureau de développement du Patriarcat latin, raconte le choix de la paroisse catholique de la Sainte-Famille de ne pas quitter l’église : «  Nos prêtres et religieux avaient choisi de rester, en partageant le peu qu’ils avaient, parce que ceux qui avaient décidé de partir suite aux ordres d’évacuation ont fait face à des humiliations constantes et n’avaient pas vraiment d’endroit sûr où aller. Ceux qui sont partis couraient le risque d’être tués à chaque pas qu’ils faisaient, en plus de devoir faire face à la raréfaction de l’eau, de la nourriture, des tentes, des médicaments et de l’électricité – quand tout cela était disponible – avec la peur constante des bombardements, des démolitions et des déplacements, qui faisaient partie de la vie quotidienne à Gaza ». Continuons de prier pour cette communauté et pour tous les habitants de Gaza qui doivent maintenant affronter le temps de la reconstruction. Une crise qui s’étend à toute la population palestinienne La situation n’est pas calme dans le reste des territoires palestiniens et à Jérusalem- Est. « Ces zones sont souvent peu couvertes par les médias internationaux, et pourtant  » – indique George Akroush du Patriarcat latin – «  leur population souffre de restrictions croissantes, de barrages routiers et d’isolement qui minent les moyens de subsistance et tout espoir. À l’heure actuelle, rien qu’en Cisjordanie, plus de 1 200 portails en fer, barrières et postes militaires ont été érigés dans le but d’isoler les villes palestiniennes les unes des autres. Pour de nombreuses familles chrétiennes – en particulier celles qui dépendaient de l’activité touristique et des services aux pèlerins et aux visiteurs – estimées à plus de 60 % des familles chrétiennes – le chômage est devenu chronique  ». Face à ces situations critiques, le Patriarcat renforce ses services, et l’Ordre est à ses côtés pour soutenir les besoins fondamentaux de la population par la création d’emplois et l’aide aux petites entreprises pour les chrétiens au chômage, une contribution pour des opérations médicales urgentes et les frais de santé pour les personnes qui ne peuvent pas se permettre des soins médicaux, ainsi que des bons alimentaires, et le soutien essentiel au réseau d’écoles géré par le Patriarcat. Grâce à la contribution de l’Ordre, le Patriarcat a pu poursuivre l’initiative jubilaire d’effacement des dettes de frais de scolarité jusqu’à l’année 2024/2025 (non incluse), une situation que de nombreuses familles – entre Covid, guerre et chômage – vivaient avec anxiété. Un regard vers l’avenir Le chemin est long, la diplomatie avance. C’est à nous de prier avec foi pour la paix. Les petites actions que nous pouvons soutenir en tant qu’Ordre du Saint-Sépulcre sont concrètes et immédiates. Comme le précise George Akroush, « elles ne répondent pas aux causes politiques les plus profondes de la souffrance, mais elles maintiennent les personnes en vie et donnent aux familles la dignité d’un avenir », et il conclut en s’adressant aux partenaires stratégiques, citant en premier l’Ordre du Saint-Sépulcre : «  Nous n’oublierons jamais votre solidarité. Vos dons se traduisent directement en vies protégées, en scolarité pour les enfants, en opérations, en aides pour les personnes âgées, et en soutien aux coeurs fragiles ». Elena Dini Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Le jubilé de plus de 3600 Chevaliers et Dames du monde entier

Trois jours à Rome sur les pas des apôtres Pierre et Paul Le pèlerinage jubilaire international de l’Ordre du Saint-Sépulcre a réuni, du 21 au 23 octobre 2025, plus de 3 600 Chevaliers et Dames venant de tous les continents. Le Gouverneur Général, les quatre Vice-Gouverneurs Généraux (Europe, Asie-Pacifique, Amérique du Nord et Amérique Latine), ainsi que de nombreux Lieutenants, ont guidé les pèlerins de l’Ordre pendant ces trois jours. En leur nom à tous, le Grand Maître a offert au Saint-Père une icône de Notre-Dame de Palestine réalisée spécialement pour lui en Terre Sainte. «  Vous êtes venus à Rome de différentes parties du monde, ce qui nous rappelle que la pratique du pèlerinage est à l'origine de votre histoire. Vous êtes en effet nés pour garder le Saint-Sépulcre, pour prendre soin des pèlerins et pour soutenir l'Église de Jérusalem  », a dit le Pape Léon XIV aux plus de 3600 Chevaliers et Dames de l’Ordre du Saint-Sépulcre venus en pèlerinage jubilaire à Rome. Le Saint-Père les recevait, le 23 octobre dernier, dans la salle Paul VI, au troisième jour de leur pèlerinage, juste avant la célébration de la messe dans la basilique Saint-Pierre, qui les a rassemblés autour de leur Grand Maître, le cardinal Fernando Filoni. Le Saint-Père les a remerciés en particulier pour l’aide considérable qu’ils apportent aux communautés de Terre Sainte, « sans bruit et sans publicité  », «  en soutenant le Patriarcat latin de Jérusalem dans ses diverses activités : le Séminaire, les écoles, les œuvres caritatives et de secours, les projets humanitaires et éducatifs, l'Université, l'aide aux Églises, avec des interventions particulières dans les moments de crise majeure, comme pendant la pandémie de Covid et les jours tragiques de la guerre.  » Au nom des 30 000 membres de cette institution pontificale, hommes et femmes, laïcs pour la plupart, répartis sur tous les continents, représentés par les pèlerins présents venus d’une quarantaine de pays, le cardinal Filoni a offert au Pape une icône de la patronne de l’Ordre, Notre-Dame de Palestine (fêtée tous les ans le 25 octobre), réalisée spécialement pour lui en Terre Sainte par une religieuse de la congrégation des sœurs de Bethléem. « Nous savons que la Vierge Marie a eu un fils, mort et ressuscité pour nous, mais elle a eu aussi une petite fille, qu’elle porte dans ses bras sur cette icône  », a commenté le Grand Maître en montrant l’icône mariale au Pape. «  Cette petite fille, représentée par la cité sainte de Jérusalem, c’est l’Église universelle que nous formons tous ensemble », a ajouté en substance le cardinal Filoni, suscitant un bon sourire sur le visage du successeur de Pierre, dont les paroles d’encouragement qu’il venait de prononcer ont touché les cœurs de tous les Chevaliers et Dames. «  L'Église vous confie à nouveau le devoir d'être les gardiens du Sépulcre du Christ. Soyez-le ainsi, dans la confiance de l'attente, dans le zèle de la charité, dans l'élan joyeux de l'espérance  », leur a-t-il notamment lancé avant de les bénir, dans une joyeuse ambiance de fraternité et de confiance renouvelée. C’est justement cette dynamique du service désintéressé évoquée par le Saint-Père que les Chevaliers et Dames ont cherché à cultiver pendant leur pèlerinage : il se sont ressourcés spirituellement dans les quatre basiliques papales, recevant l’indulgence plénière en passant la Porte Sainte – pour eux-mêmes ou des personnes décédées - et en se confessant aux prêtres présents. Saint-Paul-hors-les-Murs Après avoir été accueillis le mardi 21 octobre dans leurs lieux d’hébergement à Rome par les membres du staff du Grand Magistère, les participants au pèlerinage jubilaire ont participé l’après-midi même à la messe d’ouverture du pèlerinage, présidée par le Grand Maître, dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Après le passage de la Porte Sainte, ils ont médité sur le sens de leur engagement dans cette basilique où sont vénérées les reliques des chaînes de saint Paul, qui avait à cœur la mission parmi les peuples ainsi que le soutien envers l’Église de Jérusalem. Lors de la célébration, à l’écoute de la prédication du cardinal Fernando Filoni, chacun a pu réactualiser sa rencontre personnelle avec le Seigneur, pour continuer à servir comme apôtre de la paix, de la réconciliation et de la compassion. Désireux eux aussi, avec tous les pèlerins du jubilé 2025, de « devenir des pèlerins d’espérance » (1 Tm 1, 1), enracinés dans la charité du Christ, les membres de l’Ordre se sont de nouveau mobilisés pour «  aller prêcher et rendre témoignage  » (Mc 16, 14-18). Saint-Jean-de-Latran Le lendemain, mercredi 22 octobre, les pèlerins de l’Ordre ont traversé la Porte Sainte de la basilique Saint-Jean-de-Latran qui abrite, selon la tradition, l’autel en bois de l’apôtre Pierre. Après sa profession de foi et l’affirmation par le Christ de la primauté pétrinienne (Mt 16, 13-19), le prince des apôtres a offert sa vie pour l’Église qui – a rappelé le cardinal Filoni dans son homélie - est «  une communion de personnes unies par la foi en Jésus et en sa révélation, l’espace dans lequel le mystère transcendant de Dieu rencontre chacun de nous et rencontre notre monde ». Dans cet esprit, le Grand Maître a exhorté les pèlerins à laisser Dieu régénérer en eux la foi, l’espérance et la charité, selon les modalités indiquées par les statuts de l’Ordre : renoncement personnel, générosité envers leurs Églises locales et celle de Terre Sainte, dans un élan de participation à la sollicitude du Pape envers le maintien de la présence chrétienne sur les lieux où le Christ a vécu et a donné sa vie. Admirant dans l’abside les mosaïques représentant le mystère de la Jérusalem nouvelle, les pèlerins ont médité sur l’enseignement du Grand Maître indiquant que la vocation des membres de l’Ordre est la construction d’un édifice spirituel (1 Pt 2, 4-5.9-10), à travers le dialogue et la réconciliation de tous les peuples de Terre Sainte (2 Co 5, 19). Sainte-Marie-Majeure Dans l’après-midi du 22 octobre, le pèlerinage jubilaire de l’Ordre du Saint-Sépulcre s’est poursuivi avec le passage de la Porte Sainte de la basilique Sainte-Marie-Majeure. Elle fut construite au IVe siècle selon la volonté de la Vierge Marie exprimée au Pape Libère, et Sixte III la consacra au culte après la reconnaissance de la maternité divine de Marie par le concile d’Éphèse en 431, indiquant que le mystère de l’incarnation nous ouvre au salut. La relique de la crèche est d’ailleurs conservée, au dire de la tradition, dans cette basilique qui en fait «  la Bethléem de l’Occident  ». Les Dames et les Chevaliers se sont souvenus que dès le sein de la Mère (Ps 22), ils sont enfants et héritiers, grâce à l’Esprit qui les inspire à appeler Dieu «  Abba, Père » (Ga 4, 4-7), à la suite du Christ et en lui. Forts de cette expérience surnaturelle, ils se sont unis dans la prière au « fiat » de la Mère de Dieu devant les mosaïques de l’Annonciation, de la Présentation au Temple et de l’Adoration des Mages. En procession, derrière le Grand Maître et le Gouverneur Général, les pèlerins ont récité le rosaire silencieusement, se recueillant quelques instants devant l’icône Salus Populi Romani attribuée à saint Luc, qui fut si chère au cœur du Pape François, dont la dépouille mortelle repose dans cette basilique. Saint-Pierre Le 23 octobre, les plus de 3600 Dames et Chevaliers, après avoir participé à l’audience pontificale que leur a accordée Léon XIV, se sont rendus en procession de la salle Paul VI jusqu’à la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, avant de participer à la célébration eucharistique présidée par le Grand Maître. « Ubi Petrus, ibi Ecclesia  », «  Là est Pierre, là est l’Église  » : avec cette sentence de saint Ambroise, le cardinal Filoni a de nouveau insisté sur la participation active des membres de l’Ordre à la sollicitude du Pape pour le soutien de l’Église en Terre Sainte. Avant la photo de groupe, l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone, Gouverneur Général, grand ordonnateur de cet évènement historique, s’est adressé publiquement à tous les participants, confrères et amis de l’Ordre : «  Je vous remercie pour la dévotion avec laquelle vous avez participé aux différentes étapes dans les quatre basiliques romaines et aussi pour la patience avec laquelle vous avez affronté quelques désagréments. Organiser la participation de trois mille sept cents pèlerins venus du monde entier n’a pas été facile, mais j’espère que vous garderez un bon souvenir de ces journées romaines, qui nous ont renforcés dans notre foi et dans notre amour pour la Terre Sainte  ». Regardant vers la majestueuse statue de sainte Hélène, qui promut la construction de la basilique du Saint-Sépulcre, les pèlerins l’ont intérieurement invoquée pour qu’elle intercède avec la Vierge Marie, afin que des situations apparemment insurmontables en Terre Sainte trouvent des voies de solution heureuse. Après ces trois jours pour renaitre en Dieu, ils se sont quittés dans l’enthousiasme, échangeant leurs coordonnées, se promettant de prier les uns pour les autres et de rester en lien pour soutenir toujours davantage l’Église Mère de Jérusalem. Parmi les pèlerins, Julio Menchù, Chevalier du Guatemala, a témoigné devant les caméras de télévision à la fin de ce pèlerinage «  Notre modèle est saint Bartolo Longo, que le Pape a canonisé le 19 octobre. Chevalier du Saint-Sépulcre, il a porté du fruit en abondance autour de lui grâce à son amour de Marie. Voilà notre programme !  » François Vayne Source:  Site Web Grand Magistère – Grand Magistère de l'Ordre Equestre du Saint-Sépulcre Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Un Chevalier Grand-Croix de notre époque saint !

La canonisation du bienheureux Bartolo Longo a eu lieu le 19 octobre 2025 sur la place Saint-Pierre à Rome. Léon XIV a présidé la cérémonie solennelle, au cours de laquelle d'autres bienheureux ont également été canonisés par le pape. Le sens d'une canonisation réside dans le fait que l'Église est appelée à la sainteté à travers ses enfants et que ceux-ci, ayant au centre de leur vie le mystère de Jésus, avec sa passion, sa mort et sa résurrection, modèlent leur existence et deviennent une source d'inspiration pour tant d'autres hommes et femmes. Bartolo Longo atteint la sainteté après une longue période d'égarement spirituel ; il revient à Dieu en empruntant la voie de la charité, de l'amour pour Marie et de la prière du Rosaire, à laquelle il associe ses amis et ses connaissances. Comme Jean au pied de la croix, Bartolo Longo offre à Marie une « maison » : le sanctuaire de Pompéi, situé dans une région désolée, pauvre et mal famée. Voici le chemin qu'il parcourut jour après jour jusqu'au moment où, malgré des malentendus et des calomnies injustes, il devint Chevalier du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Cet honneur marqua la fin de sa vie, et c’est revêtu de sa tenue de Chevalier qu’il fut enterré. Bartolo Longo ne devint pas chevalier par héritage dynastique ou de titre ; il le devint parce qu'il avait conservé le souvenir indélébile de la Rédemption, ce que chaque Chevalier et chaque Dame du Saint-Sépulcre ne devrait jamais oublier, alors que l'on est si souvent pris par des considérations trop humaines et superficielles. En 1925, à l'occasion du 50e anniversaire de l'arrivée à Pompéi du tableau de la Vierge du Rosaire, Pie XI, Grand Maître de l'Ordre, décida de lui conférer le titre de Chevalier Grand-Croix, qui lui fut remis le 30 mai par le cardinal Augusto Silj. Le cardinal Pietro Gasparri, secrétaire d'État, déclarait en remettant au cardinal Silj les insignes chevaleresques et le bref : « Je suis certain que cette haute distinction, qui est la reconnaissance des grands mérites acquis par cet homme illustre, l’encouragera également à poursuivre son apostolat religieux et humanitaire avec l'énergie infatigable et juvénile qui le caractérise.» Au cours de la cérémonie solennelle, Bartolo Longo remercia le cardinal Silj et déclara être pauvre : il ne possédait que les insignes chevaleresques reçus grâce à la bienveillance du Pape et qu'il léguait aux orphelines et aux enfants de prisonniers (cf. Dicasterium De Causis Sanctorum – Pompeiana – Canonizationis Beati Bartolomeai Longo – Viri Laici – Positio Super Canonizatione, Romae 2024, p.787-788). Nous, Chevaliers et Dames, ne pouvons aujourd'hui que nous sentir heureux. Beaucoup d'entre vous participent à la célébration place Saint-Pierre, et nous nous réjouissons tous de la grâce qui nous est accordée d'avoir un confrère laïc déclaré saint. Que son intercession nous accompagne chaque jour, inspire nos pas et sème les graines de la réconciliation et de la charité en cette période si difficile pour la Terre Sainte que Bartolo Longo, fervent chrétien et Chevalier du Saint-Sépulcre, aimait profondément. Fernando Cardinal Filoni Grand Maître Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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« Nous voulons demeurer des pierres vivantes en Terre Sainte ! »

Lors de leur visite de printemps en Israël et en Palestine, les membres de la Commission pour la Terre Sainte du Grand Magistère ont été touchés par les témoignages des personnes qui forment le staff administratif du Patriarcat latin. George Akroush, directeur du Bureau de développement du Patriarcat latin, a répondu à nos questions. Que pouvez-vous nous dire de la situation en Terre Sainte ?   La situation est extrêmement critique. Nous n’avons jamais eu à faire face à de tels défis concernant la présence des chrétiens en Terre Sainte. Malheureusement, la plupart d’entre eux sont sans emploi depuis le déclenchement de la guerre à Gaza. La communauté chrétienne est largement dépendante du secteur du tourisme et c’est ce qui rend le conflit actuel si difficile pour nous en particulier. Nous pouvons même dire que 70% de la communauté chrétienne dépend directement et indirectement du secteur du tourisme. Ces personnes ont déjà beaucoup souffert pendant le Covid. Puis, elles ont pu travailler seulement pendant un an, avant que la guerre éclate à Gaza. Et maintenant elles souffrent à nouveau d’une absence de revenus. En effet, les autorités israéliennes ont fermé les checkpoints, et tous les chrétiens qui travaillaient à Jérusalem ont perdu leur travail, à l’exception d’un très petit nombre d’entre eux qui travaillent pour des organisations chrétiennes et quelques écoles. Combien de checkpoints y a-t-il en Cisjordanie ? Environ 900, en comptant ce que nous appelons les “murs de fer”, ce qui veut dire que même à l’intérieur d’une ville on ne peut pas aller d’un endroit à l’autre. Aller de Ramallah à Jérusalem est devenu impossible, et aller de Bethléem à Ramallah est difficile parce que vous pouvez rester bloqué à un checkpoint pendant trois à six heures. Quelle est la proportion de chrétiens touchés ? Au moins la moitié des chrétiens de Cisjordanie se retrouvent sans emploi. Et ce qui est très important, c’est que cela ne touche pas seulement les personnes qui travaillaient dans les hôtels, les restaurants, les boutiques de souvenirs, l’artisanat, comme le bois d’olivier, ou la nacre… cela touche également d’autres activités qui dépendent également du tourisme. Nous avons par exemple beaucoup de pâtisseries à Bethléem, et tous ces commerçants ont perdu au moins 70% de leurs revenus précédents. L’Église doit faire face à un pourcentage de chômage élevé. D’après les estimations, 74 % des jeunes chrétiens sont sans emploi actuellement, ce qui représente une charge humanitaire importante pour l’Église, qui est le seul endroit vers lequel ils peuvent se tourner en ces temps difficiles. L’aide américaine a pris fin. Quel est l’impact de cette mesure ?   Après l’élection de Trump, l’Administration américaine a décidé de mettre fin aux programmes USAID envers la population palestinienne, et nous parlons ici de secteurs majeurs qui bénéficiaient de cette aide américaine, comme la santé, l’éducation, ou les infrastructures. Des milliers de personnes ont donc perdu leur travail, parmi lesquelles de nombreux chrétiens – environ 300 – qui travaillaient pour les services de l’aide américaine, à Jérusalem ou en Cisjordanie. C’est le Patriarcat qui est moteur en Terre Sainte pour la création d’emplois, l’assistance humanitaire, les fournitures médicales, les opérations et les procédures médicales… le tout grâce à l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Quelles sont les autres organisations qui aident le Patriarcat ?   Beaucoup d’organisations, églises et paroisses du monde entier nous aident, mais pas autant que l’Ordre, bien sûr. Je pense que le deuxième soutien du Patriarcat est l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse. Que pouvez-vous dire à nos membres du monde entier pour les encourager à aider l’Église maintenant, quelles sont les priorités concrètes ?   Tout d’abord, je pense que, sans l’engagement des Chevaliers et des Dames, l’Église locale ne peut pas continuer ses activités qui sont considérées comme la seule bouée de sauvetage pour les chrétiens locaux; sans l’Ordre, nous ne pourrions pas poursuivre notre mission d’éducation, le travail pastoral ou les programmes d’intervention humanitaire, y compris la création d’emplois. Cela fait seize mois que de nombreuses familles sont sans revenus. Nous dépendons de l’Ordre pour payer les médicaments des personnes souffrant de maladies chroniques et pour couvrir les coûts des opérations médicales. Nous avons plus de 50 chrétiens étudiants en médecine que nous aidons, par exemple, et cela est une opération qui coûte très cher, mais c’est aussi une expérience qui change leur vie car ils deviennent indépendants et peuvent aider d’autres personnes dans un avenir proche. Ainsi, grâce à l’Ordre, nous avons pu obtenir des fonds pour cette initiative vitale. Dites-nous quelques mots sur votre vie. Quelle est votre espérance ? Je suis né à Jérusalem et je suis Palestinien. En tant qu’homme et père de trois enfants, deux filles et un garçon, âgés de 21, 18 et 11 ans, je n’ai jamais rien vu de tel, je n’ai jamais connu un tel défi. L’an prochain, j’aurai 50 ans, j’ai survécu à plusieurs guerres qui ont touché notre région, de la première Intifada aux guerres du Golfe, à la deuxième Intifada et à plus de six guerres à Gaza. Cela fait depuis 27 ans que je travaille pour les institutions de l’Église, mais je n’ai jamais vécu une telle situation. C’est pourquoi nous faisons appel aux personnes qui souhaitent témoigner une présence continue des chrétiens en Terre Sainte, pour qu’elles nous aident plus encore, car il serait trop douloureux de voir la Terre Sainte, terre de l’incarnation et du salut, sans aucun chrétien. Nous ne voulons pas transformer cette terre en musée, nous voulons rester les pierres vivantes de la terre de notre Seigneur Jésus. Le Pape Jean-Paul II a contribué à faire tomber le mur de Berlin. Pensezvous qu’un pape pourrait mettre fin à la guerre ici ? Le Pape François comme le Pape Léon ont dit que l’espérance en actes consiste à reconstruire des ponts, à faire tomber des murs… C’est un grand rêve pour nous de pouvoir vivre un jour en Terre Sainte sans murs et sans toutes ces complications pour Israël, la Palestine, la Jordanie… Nous partageons la même histoire, et nous aurons également le même avenir. Ainsi, les seules solutions sont la paix et la justice, pour que nos enfants restent dans leur patrie, pour la Terre Sainte et pour que puissent revenir tous les chrétiens qui ont émigré en Amérique latine, en Europe et dans le monde entier… Au Chili par exemple, à Santiago, il y a plus de 500 000 chrétiens palestiniens qui ont quitté la Terre Sainte à cause de la situation politique et socio-économiques difficile. Tout accord de paix entre Israël et la Palestine bénéficierait en premier lieu aux chrétiens qui sont piégés dans cet horrible conflit. Je prie donc pour qu’un jour prochain un pape puisse faire tomber les murs ici aussi. Propos recueillis par François Vayne Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Fr. Francesco Ielpo. Nouveau Custode de Terre Sainte et Gardien du Mont Sion

Le Saint-Père a confirmé l’élection du Révérendissime Père Francesco Ielpo en tant que Custode de Terre Sainte et Gardien du Mont Sion, élection effectuée par le Ministre Général de l’Ordre des Frères Mineurs avec son Définitoire. Fr. Francesco Ielpo, de nationalité italienne, est né à Lauria (province de Potenza) le 18 mai 1970. Il a fait sa profession solennelle en 1998, et a été ordonné prêtre en 2000. Il a occupé, entre autres, le poste de Commissaire de Terre Sainte, membre du Conseil d’administration de l’Association Pro Terra Santa et, depuis 2022, il est Président de la Fondation Terre Sainte, Délégué du Custode de Terre Sainte pour l’Italie, Délégué général pour la restructuration des Provinces en Campanie, Basilicate et Calabre. Au Frère Francesco Ielpo, nous adressons nos vœux les plus sincères pour une mission féconde au service de la « Perle des Missions » ; et au Frère Francesco Patton, notre profonde gratitude pour les neuf années d’un service généreux en Terre Sainte. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Le Pape Léon aux Chrétiens d’Orient : « L’Égli se a besoin de vous »

Un discours qui a touché le cœur et les questions brûlantes des Églises orientales dont le Jubilé est célébré ces jours-ci : « Je suis heureux de vous rencontrer et de consacrer aux fidèles orientaux l’une des premières audiences de mon pontificat  » a dit pour commencer le Pape Léon XIV. Devant la beauté et la richesse du peuple de Dieu rassemblé devant lui, le Saint-Père a continué : «  Vous êtes précieux. En vous regardant, je pense à la diversité de vos origines, à l’histoire glorieuse et aux dures souffrances que beaucoup de vos communautés ont endurées ou endurent encore.  » Citant l'importante contribution du Pontife qui portait le même nom que lui, Léon XIII, il a rappelé que ce dernier «  [consacra] un document spécifique à la dignité de vos Églises, en raison du fait que “l’œuvre de la rédemption humaine a commencé en Orient” (cf. Lett. ap. Orientalium dignitas, 30 novembre 1894) » et « [remarqua] que “la conservation des rites orientaux est plus importante qu’on ne le croit”  ». Face à l'actualité, Léon XIV a mis l'accent sur le mot par lequel il a commencé son pontificat : PAIX. Une paix qui fait malheureusement souvent défaut dans les contextes dans lesquels les Églises orientales sèment, vivent et offrent leur témoignage. «  Qui donc, plus que vous – a souligné le Pontife - pourrait chanter des paroles d’espérance dans l’abîme de la violence ? Qui plus que vous, qui connaissez de près les horreurs de la guerre, au point que le Pape François a qualifié vos Églises de “martyres”? C’est vrai : de la Terre Sainte à l’Ukraine, du Liban à la Syrie, du Moyen-Orient au Tigré et au Caucase, quelle violence ! Et sur toute cette horreur, sur les massacres de tant de jeunes vies qui devraient provoquer l’indignation car ce sont des personnes qui meurent au nom de la conquête militaire, se détache un appel : non pas tant celui du Pape, mais celui du Christ, qui répète : “La paix soit avec vous !” (Jn 20, 19.21.26). La paix du Christ n’est pas le silence de mort après le conflit, elle n’est pas le résultat de l’oppression, mais un don qui concerne les personnes et réactive leur vie. Prions pour cette paix qui est réconciliation, pardon, courage de tourner la page et de recommencer. » Le Saint-Père s'est ensuite engagé au premier plan : «  Je mettrai tout en œuvre pour que cette paix se répande. Le Saint-Siège est disponible pour que les ennemis se rencontrent et se regardent dans les yeux, pour que les peuples retrouvent l’espérance et la dignité qui leur reviennent, la dignité de la paix. Les peuples veulent la paix et, la main sur le cœur, je dis aux responsables des peuples : rencontrons-nous, dialoguons, négocions !  » En plus d'inviter ceux qui ont été forcés de quitter leurs terres et de vivre dans la diaspora à « préserver vos traditions sans les édulcorer  », Léon XIV adresse un message de remerciement aux témoins de la foi parmi lesquels nous reconnaissons, nous, Ordre du Saint-Sépulcre, de nombreux chrétiens de Terre Sainte qui, comme des pierres vivantes, demeurent sur la Terre de Jésus, parfois « espérant contre toute espérance » comme l’apôtre Paul disait d’Abraham (Rm 4,18) : «  Et je voudrais remercier Dieu pour tous ceux qui, dans le silence, dans la prière, dans le don de soi, tissent des liens de paix, ainsi que les chrétiens – orientaux et latins – qui, surtout au Moyen-Orient, persévèrent et résistent sur leurs terres, plus forts que la tentation d’abandonner ces terres. Il faut donner aux chrétiens la possibilité, et pas seulement en paroles, de rester sur leurs terres avec tous les droits nécessaires à une existence sûre. Je vous en prie, engagez-vous pour cela !  » Nous nous associons aux remerciements du Saint-Père pour le témoignage des chrétiens d'Orient, que nous, Ordre du Saint-Sépulcre, avons pu connaître de plus près et soutenir dans leurs besoins, en particulier par le biais des projets de la R.O.A.C.O. Ce que nous recevons est bien plus grand que ce que nous donnons. Elena Dini Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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