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L’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un ordre de chevalerie, placé sous l’autorité directe du Pape et dirigé par un Cardinal Grand Maître, qui œuvre pour aider la communauté chrétienne de Terre Sainte dépendant du Patriarcat latin de Jérusalem, et répartie aujourd’hui sur les territoires de Jérusalem, d’Israël, de Palestine, de Jordanie et de Chypre.
Sa devise est « Deus lo vult » (Dieu le veut).
L’Ordre comporte actuellement environ 30.000 membres présents dans plus de trente-cinq pays.
Les membres prennent un double engagement :
- Soutenir spirituellement et matériellement (écoles, cliniques, orphelinats, …) les chrétiens de Terre sainte
- Approfondir ensemble leur foi
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Entretien avec le cardinal Pierbattista Pizzaballa Éminence, la situation de conflit en Terre Sainte semble presque perpétuelle. Dans ce contexte, comment continuer à croire que la paix puisse advenir un jour sans paraître idéaliste ou naïf ? Comment la parabole de Jésus, « le bon grain et l'ivraie poussent ensemble » (Matthieu 13, 24-30), peut-elle nous aider à œuvrer pour la paix, sachant que le conflit est quasi intrinsèque, inhérent aux interactions humaines, en Terre Sainte ? La présence du mal, la zizanie, ne prendra fin qu'avec la seconde venue du Christ. Nous aimerions tous que le mal soit vaincu au plus vite, qu'il disparaisse de notre vie. Il n'en est rien. Nous le savons, mais nous devons sans cesse réapprendre à vivre avec la douloureuse conscience que le pouvoir du mal continuera d'être présent dans la vie du monde et dans la nôtre. C'est un mystère, aussi dur et difficile soit-il, qui fait partie de notre réalité terrestre. Ce n'est pas de la résignation. Au contraire, c'est une prise de conscience des dynamiques de la vie dans le monde, sans fuite d'aucune sorte, mais sans peur non plus, sans les partager mais sans les cacher non plus. Il ne faut donc pas confondre la paix avec la disparition du mal, la fin des guerres et de tout ce que le mal, Satan, instille dans le cœur des hommes. Nous voulons tous que cette situation de guerre et ses conséquences sur la vie de nos communautés prennent fin au plus vite, et nous devons faire tout notre possible pour y parvenir, mais nous ne devons pas nous faire d'illusions. La fin de la guerre ne marquerait toutefois pas la fin des hostilités et de la douleur qu'elles causeraient. Le désir de vengeance et la colère continueraient d’animer le cœur de nombreuses personnes. Le mal qui semble régner dans le cœur de bien des gens ne s’arrêtera pas, il sera toujours à l'œuvre, je dirais même, créatif. Nous devrons faire face encore longtemps aux conséquences de cette guerre sur la vie des gens. Mais dans ce contexte précisément, croire en la paix signifie ne pas servir le pouvoir du mal, mais continuer de faire croître la semence du Royaume de Dieu, c'est-à-dire semer une graine de vie dans le monde. Dans ce contexte de mort et de destruction, nous voulons rester confiants, nous unir aux nombreuses personnes qui ont encore le courage de désirer le bien, et créer avec elles des conditions de guérison et de vie. Le mal continuera de s'exprimer, mais nous serons le lieu, la présence que le mal ne peut vaincre : la semence de vie, justement. Parmi tous les noms bibliques attribués à Jérusalem, quels sont ceux qui vous inspirent le plus au regard de la situation actuelle ? Pouvez-vous les commenter pour nous dans la perspective d’une invincible espérance ? Deux noms me touchent particulièrement dans le contexte actuel : « Ville de la Paix » (c'est l'une des significations étymologiques de Yerushalayim) et « Épouse » (ou « Fiancée »), surtout telle qu'elle est décrite dans l'Apocalypse , comme l'Épouse de l'Agneau. « Ville de la paix » : aujourd'hui, ce nom semble être un oxymore douloureux, une contradictio in terminis. Cependant, ce nom reste une prophétie, une vocation qui n'est pas encore accomplie. Il nous rappelle que la paix n'est pas seulement l'absence de guerre, mais aussi la plénitude de la vie, la réconciliation, la justice. Malgré les déchirures, ce nom fait vivre l'espérance que Dieu n'a pas renoncé à son projet pour cette ville. « Épouse » : dans l'Apocalypse , Jérusalem est également présentée comme une épouse « parée pour son mari » (Ap 21,2). Cette image évoque l'intimité, l'alliance et la beauté voulues par Dieu. Aujourd'hui, Jérusalem est déchirée, divisée, blessée, mais l'image de l'épouse rappelle que sa véritable identité lui vient d'en haut, qu'elle est aimée et attendue. Cette vision permet de ne pas réduire Jérusalem à ses conflits actuels, mais de la voir avec les yeux de la foi, comme une réalité en devenir, appelée à la communion. Ces noms insufflent une espérance invincible, car ils dépassent la réalité visible pour tendre vers la promesse de Dieu. Ils invitent à œuvrer, même dans les ténèbres, afin que ces noms deviennent peu à peu une réalité vivante. La Jérusalem nouvelle dont parle le livre de l’Apocalypse est présentée comme l’Épouse de l’Agneau (Ap 21,9). Peut-on déjà discerner des signes de la Jérusalem nouvelle qui descend du Ciel dans la Jérusalem déchirée d’aujourd’hui, où les communautés ne communiquent presque plus les unes avec les autres ? Quels sont ces signes eschatologiques et, plus largement, comment peut-on par nos actions hâter la venue de la Jérusalem nouvelle au cœur de ce monde aux prises avec le mal et la violence ? Même modestement, on peut en effet discerner des signes de la Jérusalem nouvelle, l'Épouse de l'Agneau, dans la Jérusalem déchirée d'aujourd'hui, avec : la présence de « guérisseurs blessés » : il y a des personnes – croyants de différentes communautés, travailleurs humanitaires, artisans du dialogue – qui, bien que blessées par le conflit, continuent de tisser des liens, de soigner, d’écouter. Ces personnes vivent déjà un type de relation inspiré par la Jérusalem nouvelle, un type de relation dans lequel on ne se laisse pas façonner par la haine, mais par un amour et une espérance tenaces ; des lieux de « rencontre fragile » : malgré la méfiance, il existe encore des espaces (églises, initiatives locales, universités) où se tiennent des rencontres interreligieuses ou intercommunautaires. Ces lieux sont comme les murmures de la ville ouverte décrite dans l'Apocalypse, où les portes ne sont pas fermées ; le courage prophétique de certains chefs religieux : lorsque des voix – même isolées – rejettent le langage de la haine, appellent à la compassion pour toutes les victimes, à la justice pour tous, elles témoignent de cette lumière de l'Agneau qui éclaire la ville. Comment pouvons-nous, par nos actions, accélérer l'avènement de la Jérusalem nouvelle au cœur de ce monde affligé par le mal et la violence ? En étant des « artisans de paix » dans la vie quotidienne, dans nos paroles et dans nos gestes. En pratiquant l'écoute prophétique : en écoutant non seulement notre propre communauté, mais aussi la souffrance et les aspirations de l'autre. En investissant dans l'éducation à la paix dès le plus jeune âge afin de briser les cycles de violence. L’apprentissage d’un nouveau langage pour parler de la paix en Terre Sainte pourrait passer par quels moyens, selon vous ? Il faudrait passer d'un langage exclusif à un langage inclusif : au lieu d'utiliser uniquement les mots issus de son propre récit, rechercher un vocabulaire qui reconnaisse les réalités et les blessures des deux parties, sans les nier. Refuser un langage déshumanisant et œuvrer pour un langage qui soit inclusif, qui reconnaisse la souffrance de l'autre. Purifier la mémoire : cela signifie reconnaître les souffrances infligées et subies, les nommer avec vérité, mais sans laisser le dernier mot à la rancœur. Un langage de paix doit intégrer la vérité, la justice et le pardon – non pas comme des alternatives, mais comme des dimensions complémentaires. Former les chefs religieux et les médias : ils ont un rôle crucial à jouer pour orienter le discours public vers l'espérance, et non vers la peur ou la haine. Pratiquer un langage incarné : au-delà des discours, il s'agit de mots qui créeraient de la proximité, qui réconforteraient, qui ouvriraient des horizons. Face aux images de souffrance, il faut répondre par des mots et des images d'espérance. Favoriser les espaces de dialogue narratif, où Israéliens et Palestiniens puissent partager leurs récits, non pas pour convaincre, mais pour se faire entendre. Cela permettra de dépasser les stéréotypes et de recréer de l'empathie. Quel est votre secret pour tenir bon au milieu des drames que vit votre peuple à Gaza et en Cisjordanie occupée ? Je ne parlerais pas de secret, mais plutôt d'enracinement. Ce qui permet de résister, c'est avant tout la fidélité quotidienne : rester là, physiquement et spirituellement, sans fuir la réalité, mais sans se laisser submerger par elle non plus. La Terre Sainte oblige à une foi dépouillée. On ne peut pas se réfugier dans l'abstraction : chaque jour, on est confronté à la souffrance concrète, face à des visages, des noms, des histoires. Cela demande une prière sobre, parfois silencieuse, qui ne cherche pas à expliquer Dieu, mais à se tenir devant Lui. Il y a aussi la certitude que l'Église n'est pas appelée à « réussir » selon les critères du monde, mais à rester. Résister, c'est accepter de ne pas avoir de solution immédiate, mais c'est aussi refuser le désespoir. En fin de compte, c'est le peuple lui-même – sa dignité, sa capacité de résistance, sa foi humble – qui soutient le pasteur, et non l'inverse. Des agences qui aident ponctuellement la Terre Sainte profitent parfois de cela pour se faire de la publicité. L’Ordre du Saint-Sépulcre, dont vous êtes le Grand Prieur, agit de façon très discrète à travers le soutien régulier apporté au Patriarcat latin par ses 30 000 membres, répartis sur tous les continents. Diriez-vous que l’Ordre du Saint-Sépulcre et le Patriarcat latin forment une même famille ? Comment ce lien profond, j’oserais dire « viscéral », se manifeste-t-il dans la vie du diocèse de Jérusalem dont vous avez la charge ? Oui, on peut vraiment parler d'une famille, voire d'un lien organique. L'Ordre du Saint-Sépulcre ne se place pas aux côtés du Patriarcat comme un bienfaiteur extérieur ; il partage sa vie, ses fragilités et sa mission. Ce lien se manifeste surtout à travers la fidélité dans le temps. Le soutien de l'Ordre n'est ni occasionnel ni conditionné par l'urgence médiatique : il est régulier, discret, enraciné dans une profonde communion ecclésiale. Concrètement, cela signifie soutenir l'essentiel : les écoles, les paroisses, la formation des séminaristes, la présence pastorale là où cela serait humainement impossible. Mais plus encore, l'Ordre offre au Patriarcat quelque chose de précieux : le sentiment de ne pas être seul, d'avoir une mission universelle. Cette solidarité silencieuse est une forme de charité qui s'inspire beaucoup de l'Évangile. Tout le monde veut « aider » la Terre Sainte, mais ne faudrait-il pas changer de regard, une fois pour toutes, et comprendre que nous avons d’abord et avant tout à accueillir, à recevoir humblement, un trésor de la part de l’Église Mère de Jérusalem ? Comment peut-on favoriser ce changement de regard à votre avis et quel est ce trésor, où est-il ? Ce changement de perspective est en effet fondamental. La Terre Sainte n'est pas seulement un lieu à soutenir, ni un problème à résoudre : c'est une source. L'Église de Jérusalem n'est pas seulement une Église « pauvre » en moyens, c'est une Église riche d'une mémoire vivante de l'Évangile. Le trésor se trouve dans une foi incarnée, marquée par la patience, la coexistence, la croix acceptée sans idéologie. C'est une Église qui vit l'Évangile sans protection, souvent sans reconnaissance, mais avec une grande authenticité. Favoriser ce changement de perspective suppose avant tout d'écouter : écouter les communautés locales, leurs récits, leurs blessures, leur espérance. Il faut passer d'une logique de projet à une logique de communion. Recevoir de Jérusalem signifie accepter que la foi chrétienne naisse dans la fragilité, qu'elle ne se confonde jamais avec le pouvoir, et qu'elle se transmette surtout à travers la fidélité dans l'épreuve. C'est là, au fond, le véritable trésor. Propos recueillis par François Vayne Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le 11 janvier 2026 , une messe pontificale a marqué l’ouverture de Gudula26, avec un an de festivités pour célébrer dignement les 800 ans de la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule. Pour cette occasion, S.E.R. le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, présida la célébration comme représentant de Sa Sainteté Léon XIV. L'assistance très nombreuse était rehaussée de la présence de leurs Majestés le Roi Philippe et la Reine Mathilde, ainsi que de nombreuses personnalités. Notre Lieutenance était présente en masse suite à l'invitation du Doyen de la cathédrale, l'abbé Benoît Lobet, membre de notre Lieutenance. Dans le climat anxiogène que le monde vit aujourd'hui, le Légat du Pape souligna que " le christianisme n’offre pas de solutions techniques, mais propose des critères humains essentiels :" il rappelle que la dignité de la personne précède tout calcul, que la justice grandit en incluant et non en séparant, que la paix naît de la reconnaissance de l’autre et non de l’équilibre des peurs. Il s’agit d’une proposition sobre, mais décisive, qui ne cherche pas à s’imposer, mais à éclairer les consciences. Damien de Laminne de Bex Lieutenant pour la Belgique Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © Lieutenance de la Belgique © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Ce dimanche 14 décembre 2025 la cathédrale Notre Dame de Tournai était trop petite pour recevoir la foule venue en nombre accueillir son nouvel évêque, S.E. Mgr Frédéric Rossignol. Il s’agit du 101ème évêque depuis que cette cathédrale, chargée d’histoire, sacra Saint Eleuthère au Vème siècle. Il succède à S.E. Mgr Guy Harpigny, également Grand-Prieur de notre Lieutenance, qui fut ordonné évêque en 2003. Parmi les 1500 personnes venues célébrer l’événement, une centaine de prêtres étaient présents dont le nonce apostolique auprès de la Belgique et du Luxembourg, S.E. Mgr Franco Coppola et notre Prieur le Doyen Philippe Pêtre. Trois autres membres de notre Lieutenance ont eu l’honneur de pouvoir assister, dans le chœur, aux côtés des autorités civiles et militaires de la province de Hainaut. Ce fut une célébration joyeuse, centrée principalement sur le thème de la joie et de l’espérance. Méditons le choix de la devise de notre nouvel évêque : « Il a fait des merveilles ». Oui, Dieu continue de nous émerveiller ! Cela ne peut qu’augurer de bonnes choses pour l’avenir du diocèse de Tournai. Nous remercions S.E. Mgr Guy Harpigny pour le beau travail accompli au cours de ces 22 années. Que S.E. Mgr Rossignol soit assuré de notre soutien et de nos prières. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © Evêché de Tournai/© Pierre-Yves Honet © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Ce fut un grand jour pour le diocèse de Namur ce dimanche 7 décembre 2025. Un nouvel évêque, successeur de S.E. Mgr Pierre Warin, a été ordonné par l’Archevêque S.E. Mgr Luc Terlinden. Dix évêques et plus de 250 prêtres étaient présents pour entourer S.E. Mgr Fabien Lejeusne âgé de 52 ans. La cathédrale St Aubin était trop petite pour accueillir tous les fidèles qui furent répartis dans Namur. Notre Lieutenant, Damien de Laminne de Bex, la Présidente de la section diocésaine de Namur, Isabelle Thuysbaert ainsi que les confères Christophe Bovy et Etienne de Paul de Barchifontaine représentaient l'Ordre et participèrent au cortège d'entrée. D’autres membres étaient également présents. Les trois heures de célébration, alliant foi, fête et joie, ont été intenses.Le discours de présentation de Monseigneur Lejeusne, prononcé par un de ses amis, augustin assomptionniste comme lui et comme le Pape Léon XIV, a été d’une grande modernité, truculent à souhait, tout en étant fraternel et d’un joyeux sens de la fête. Le parcours de vie, atypique, de notre nouvel évêque promet un style nouveau nécessaire pour revigorer les paroisses et redonner sa juste place à l’Eglise dans la société d’aujourd’hui. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © Evêché de Namur © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique