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L’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Nouvelles de la Terre Sainte

800 ans de Saint François : les Frères Mineurs Capucins en Terre Sainte

Depuis plusieurs années, la Basilique du Saint-Sépulcre fait l’objet d’importants travaux archéologiques, conduits par l’Université La Sapienza de Rome. Un chantier exigeant, qui a demandé de la patience, mais qui est aujourd’hui vécu comme un temps de grâce. Pour le frère Gaffurini, la lettre du Pape Léon, publiée à l’occasion du centenaire de l’Institut Pontifical d’Archéologie, confirme combien le travail de fouilles et la documentation archéologique sont essentiels à la connaissance et à l’approfondissement de la Révélation. Fr. GIUSEPPE GAFFURINI, ofm Président de la Communauté du Saint-Sépulcre Ce qui nous a particulièrement marqués et surpris, c’est qu’au cœur de cette lettre apostolique soit justement évoqué le tombeau vide de Jésus. Léon XIV affirme que la première communauté chrétienne n’a pas seulement conservé les paroles de Jésus et les écrits des Évangiles, mais aussi la mémoire d’un tombeau vide. Et cela fait également partie de l’évangélisation. L’archéologie apparaît ainsi comme une mémoire au service de l’annonce de l’Évangile. Ce temps de grâce s’inscrit dans une année toute particulière : le Jubilé marquant les 800 ans de la mort de Saint François. Dans le cœur du Saint d’Assise brûlait un amour profond pour la Terre Sainte. À une époque marquée par les conflits, François arriva sur cette terre en homme de paix et voulut que ses frères demeurent, pour garder les lieux de Jésus. Dans ce contexte, frère Gaffurini nous conduit à la rencontre de ses confrères — les Frères Mineurs Capucins — pour connaître leur histoire et les visages de ceux qui édifient la Sainte Église par la parole et par les œuvres. Fr. GIUSEPPE GAFFURINI, ofm Président de la Communauté du Saint-Sépulcre Avant tout, nous souhaitons remercier ensemble le Pape Léon XIV pour ce Jubilé, de nouveau proclamé pour commémorer les 800 ans de Saint François. Depuis près de cent ans, vous aussi, Frères Mineurs Capucins, vous êtes inscrits dans le sillage du cœur de François, fait d’amour pour la Parole et pour les Lieux Saints : c’est bien cela ? Fr. ENRICO MAIORANO, ofmCap Gardien du couvent Nos premiers frères sont arrivés en 1929 : c’étaient des frères français venant du Liban, appelés par le patriarche de l’époque, Barlassina. Ils ont répondu à cet appel avec pour objectif de construire ici une maison de formation, dédiée à l’étude biblique et au service de l’Église locale. Arrivés en 1929, ils furent d’abord accueillis par les frères dominicains, découvrant dès le début l’importance de l’hospitalité. Leur histoire a été marquée par les difficultés et l’attente : le terrain acquis a d’abord été réquisitionné par les autorités britanniques, puis transformé en hôpital par l’État d’Israël. Malgré tout, la présence des frères n’a jamais faibli. Frère Enrico rappelle que frère Pasquale a joué un rôle déterminant : en 1986, il arrive avec pour objectif de récupérer la propriété et de mener à bien la mission initiale des frères. Fr. ENRICO MAIORANO, ofmCap Gardien du couvent À ce stade, les objectifs de la maison sont multiples : la formation, avec l’étude, la recherche biblique et archéologique ; offrir un lieu, une maison à ceux qui ont le rêve de venir en Terre Sainte pour participer à cette mission et servir l’Église locale, en particulier les communautés de migrants indiens. C’est dans cette perspective que nous avançons. Deux frères de la grande famille franciscaine avancent ensemble avec pour objectif de réconcilier les peuples, de prier dans les Lieux Saints et d’étudier la Sainte Écriture. Au fil de l’histoire, les frères ont été accueillis par d’autres ordres religieux, comme les Dominicains ou les Frères mineurs. L’amour qu’ils ont cultivé, malgré les difficultés, se lit sur les murs de la chapelle Christ Lumière du Monde, où les tentures rappellent ceux qui ont contribué à répandre le bien. Fr. ENRICO MAIORANO, ofmCap Gardien du couvent Tout d’abord, je pense que la plus grande lumière vient du témoignage des personnes. D’un côté, le père Pierre-Marie Benoît, qui a sauvé plus de 4 500 Juifs entre Marseille et Nice pendant la Shoah ; de l’autre, notre père, le bienheureux Giacomo de Ghazir, frère libanais, l’un des premiers frères arrivés en 1929, dont la fécondité spirituelle a été si grande qu’il a fondé plusieurs congrégations religieuses, ainsi que des œuvres au service des malades et des enfants. La sainteté de Saint François continue de se manifester encore Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Cardinal Pizzaballa : les scouts sont une lumière constante face à l'obscurité

Le 4 janvier 2026, Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, présidait la messe annuelle de l'Association catholique palestinienne des Scouts de Saint-Jean-Baptiste en l'église Notre-Dame-de-Fatima à Beit Sahour. La célébration a été suivie par le père Issa Hijazin, aumônier de l'Association, le père Louis Salman, curé de Beit Sahour, et le père Hanna Salem, curé de Beit Jala, ainsi que par les responsables des groupes scouts catholiques de différentes régions de Palestine. Dans son homélie, le cardinal Pizzaballa a médité sur l'Évangile de Jean, qui repose sur deux concepts essentiels : la Parole et la Lumière, grâce auxquelles le monde a été créé et les ténèbres dissipées. Il a souligné le rôle vital du mouvement scout dans la société, insistant sur le fait que le scoutisme ne se résume pas à des activités, des défilés ou de la musique, mais qu'il s'agit plutôt d'une véritable mission dans la vie. Il a déclaré : «  Notre terre est pleine de défis et de circonstances difficiles, mais la présence des troupes scoutes reste une lumière au milieu de ces ténèbres. Le scoutisme est une mission à travers laquelle nous nous efforçons d'être une lumière dans ce monde. » Il a ajouté : «  Le scoutisme signifie vivre la présence du Christ en nous et rester une lumière constante malgré toutes les ténèbres qui nous entourent . » À la fin de la messe, Sa Béatitude a exprimé sa gratitude à toutes les troupes scoutes pour leur dévouement, leur présence et leur soutien continu auprès jeunes. Il a salué leurs efforts inlassables pour former une génération chrétienne consciente et active, engagée dans le scoutisme. S'adressant directement aux Scouts, le cardinal Pizzaballa a souligné que leur rôle en tant que chrétiens dans cette région fait d'eux une référence pour les chrétiens du monde entier. Il a également noté que les dernières célébrations de Noël à Bethléem, animées par les groupes scouts, ont de nouveau attiré l'attention du monde entier sur cette ville. Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Le cardinal Pizzaballa réfléchit à un chemin marial vers la paix : chérir, méditer, accueillir

Au début de l'année 2026, le 1er janvier, Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, a présidé la messe solennelle de la fête de Marie, Mère de Dieu, et de la 59e Journée mondiale de la paix en la pro-cathédrale du Patriarcat latin à Jérusalem. La messe était concélébrée par Mgr William Shomali, vicaire général du Patriarcat latin, Mgr Adolfo Tito Yllana, nonce apostolique en Terre Sainte, Mgr Bolous Marcuzzo et Mgr Ilario Antoniazzi, ainsi que plusieurs prêtres. Le Consul d'Espagne, des représentants des Consulats français et italien, ainsi que de nombreux Chevaliers et Dames de l'Ordre du Saint-Sépulcre, des religieuses et des fidèles de Jérusalem assistaient à la célébration. La Journée mondiale de la paix, célébrée chaque année le 1er janvier, est une journée liturgique annuelle instituée par le pape Paul VI en 1967, consacrée à la prière et à la réflexion sur les moyens de construire la paix dans le monde. «  V ers une paix « non armée et désarmée » » est le thème choisi par le pape Léon XIV pour la 59e Journée mondiale de la paix de cette année, qui fait écho aux récentes violences observées dans le monde entier, affirmant que la paix véritable ne vient pas de la violence, mais de Dieu qui nous aime tous inconditionnellement, à travers la paix du Christ ressuscité. « Theotókos », la révélation d'une méthode divine Dans sa réflexion sur la solennité de Marie, Mère de Dieu, et la Journée mondiale de la paix, le cardinal Pizzaballa a souligné dans son que ces deux célébrations sont indissociables, affirmant que « Marie est la source de la paix car elle a mis au monde son Prince, Celui qui est notre paix ». Il a expliqué que commencer la nouvelle année avec Marie signifie choisir « non pas le calcul, mais l'acceptation ; non pas la peur, mais la confiance », en suivant l'humble «  oui » par lequel Dieu est entré dans l'histoire humaine. Commentant l'Évangile, le Patriarche a souligné l'attitude intérieure de Marie qui « garde précieusement et médite », la présentant comme le fondement d'une paix authentique dans un monde marqué par la précipitation, le bruit et la violence. «  Marie nous enseigne qu'il n'y a pas de paix extérieure sans cette patience intérieure, sans cette « gestation » spirituelle des événements à la lumière de Dieu  », a-t-il déclaré. Faisant référence au titre Theotókos, Mère de Dieu, proclamé par le Concile d'Éphèse, il a noté qu'il s'agit de «  la révélation d'une méthode divine », décrivant la Mère de Dieu comme «  le lieu théologique où nous comprenons comment Dieu souhaite agir ». « La paix , » a-t-il expliqué, «  ne descend pas d'en haut comme un miracle magique qui annule les contradictions ; elle germe lentement, comme une graine, dans le sol fertile d'un cœur qui dit « me voici  », qui devient espace, qui se rend disponible ». - Cardinal Pizzaballa. Méditant la bénédiction sacerdotale tirée du Livre des Nombres, le Patriarche a affirmé que la paix n'est « pas l'absence de problèmes ou de conflits », mais « l a présence du visage de Dieu », qui, en Jésus, rencontre notre humanité et brille dans nos ténèbres. Il a invité les fidèles à devenir, comme Marie, des « reflets  », des « gardiens » et des «  médiateurs » de la lumière de Dieu, dans un monde marqué par les blessures, les peurs et un profond désir d'espoir. « Même dans ce nouveau continent numérique, la méthode reste mariale ». Étendant cet appel aux réalités contemporaines, le cardinal Pizzaballa a rappelé aux fidèles que « la technologie est toujours une extension du cœur humain ». Il a exhorté les fidèles à devenir des «  artisans de paix » même dans le monde numérique, en sauvegardant la dignité humaine et en servant la vérité avec charité. Faisant référence à la guerre récente, il a noté que les espaces numériques sont souvent devenus des instruments de manipulation, de division, de surveillance oppressive et de nouvelle solitude, mais que les chrétiens sont appelés à les transformer en lieux de rencontre, de communication responsable et de construction de la paix, en utilisant chaque mot partagé et chaque choix fait en ligne comme un acte éthique au service du bien commun. Un chemin marial pour la nouvelle année En conclusion de son homélie, le cardinal Pizzaballa a invité les fidèles à adopter trois attitudes essentielles, « chérir, méditer et accueillir  », comme antidote à la violence et méthode concrète pour construire la paix. Placant la nouvelle année sous la protection maternelle de Marie, Mère de Dieu, il a prié pour que le visage de Dieu rayonne sur toutes les familles et toutes les communautés, sur la Terre Sainte blessée mais bien-aimée, et sur un monde en quête d'espoir, invoquant «  une paix qui naît du cœur de Dieu, passe par le cœur d'une Mère et est confiée à nos mains et à notre cœur d'enfant  ». À la fin de la messe, Sa Béatitude a salué tous les fidèles au Diwan du Patriarcat latin, leur souhaitant une bonne et heureuse année ! Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Champ des Bergers : un projet en cours de développement pour accueillir les pèlerins

À quatre kilomètres de la Basilique de la Nativité se trouve le Champ des Bergers, lieu de prière qui rappelle l’apparition des anges aux bergers, à qui fut annoncée la naissance du Messie, Sauveur du monde. Avec Frère Marcelo Cichinelli, responsable du projet des chapelles, nous découvrirons les perspectives et les développements à venir du site, conçus pour accueillir au mieux les visiteurs et la communauté locale. Fr. MARCELO CICHINELLI, ofm Responsable du Projet – Champ des Bergers Nous nous trouvons dans ce lieu connu sous le nom de Champ des Bergers. Son nom original est «  Sanctuaire de l’Annonce de l’Ange aux Bergers ». Dans des lieux comme celui-ci, il y a encore aujourd’hui des bergers et des troupeaux, mais il n’y a plus les grottes qui se trouvaient autrefois sur ces montagnes et dans ces vallées, utilisées pour se protéger du froid tout en gardant les troupeaux à tour de rôle. C’est dans l’un de ces lieux, dans l’un de ces pâturages que, la nuit du premier Noël, l’Ange apparut à ces petits bergers vivant hors des murs de la ville. Autrefois, comme aujourd’hui, il y avait de grandes villes : à cet époque, c’était Jérusalem, et ces bergers se trouvaient en dehors des principaux centres habités, en périphérie. L’Ange choisit précisément les plus humbles d’entre eux, les plus petits, pour annoncer la naissance du Sauveur. En 2015, un groupe de frères, conscient de la nécessité d’accueillir les visiteurs dans de meilleures conditions et de protéger les ruines d’un ancien monastère du VIᵉ siècle, a lancé un projet de construction de nouvelles chapelles et de réorganisation des espaces. Les premières chapelles réalisées furent celle d’Espagne, dédiée à l’Immaculée Conception ; celle de Croatie, consacrée à Saint Jérôme et à Saint Nicolas Tavelić, martyr en Terre Sainte ; et enfin celle de Palestine, offerte par des familles locales et alignée avec les autres chapelles. L’idée de l’ensemble du complexe, explique Frère Marcelo, est que la partie inférieure évoque les grottes visibles en face, tandis que la partie supérieure rappelle les tentes des bergers.  Fr. MARCELO CICHINELLI, ofm Responsable du Projet – Champ des Bergers Au départ, un architecte espagnol avait proposé la première idée, en collaboration avec le groupe de frères vivant à Bethléem. Par la suite, une autre équipe d’architectes espagnols a offert un projet plus précis et concret. Lors de la phase finale de réalisation, le travail a été confié à des architectes et ingénieurs palestiniens locaux, qui ont mis tout leur cœur dans ce projet, œuvre de toute une vie pour eux : créer un sanctuaire significatif. Ce sont eux qui ont achevé la dernière étape des travaux et qui continueront de jouer un rôle central dans les prochains aménagements. Pour la rampe reliant les chapelles inférieures aux supérieures, il est prévu d’inscrire les notes du «  Gloria in excelsis Deo  » en latin et dans une soixantaine de langues, permettant à tous ceux qui le souhaitent de participer au projet, une possibilité encore ouverte. Ce parcours a également été conçu pour faciliter la visite des personnes en situation de handicap. Fr. MARCELO CICHINELLI, ofm Responsable du Projet – Champ des Bergers Derrière nous, sur ce mur qui aujourd’hui semble vide, un grand don de la Divine Providence a inspiré ce projet et continue de le guider. Le 6 juin 2023, le Pape François a eu entre les mains un dessin que nous avions conçu pour réaliser ici une grande mosaïque, dédiée aux bergers d’aujourd’hui. L’œuvre, qui a beaucoup plu au Pape François, est en cours de réalisation en Argentine, grâce aux donateurs et au soutien de leur Ambassade. De nombreux pays contribuent au projet : l’Italie pour l’étude des niveaux, la France pour la réhabilitation des fouilles archéologiques, et bien d’autres encore qui continuent de collaborer. Parallèlement, les chapelles de Corée (dédiée au prophète Amos), du Mexique, de Porto Rico, du Portugal et de Colombie sont également en cours de construction. Étant donné qu’il s’agit d’un sanctuaire consacré à la veillée, il est prévu de le maintenir ouvert toute la nuit, permettant aux pèlerins de s’y arrêter et de revivre, à l’instar des bergers, la mémoire de cet événement extraordinaire qui a changé l’histoire du monde. Fr. MARCELO CICHINELLI, ofm Responsable du Projet – Champ des Bergers Cette esplanade sera aménagée pour accueillir des concerts, parcequ’il s’agit du sanctuaire du «  Gloria in Excelsis Deo  ». C’est ainsi le deuxième lieu de pèlerinage le plus important de Palestine, après Bethléem. En janvier 2026, tous les projets de l’archidiocèse de Cracovie et de son commissariat en Pologne reprendront, après avoir été suspendus à cause du début de la guerre. Un grand merci également aux États-Unis et à la Franciscan Foundation for the Holy Land, qui ont construit le centre d’accueil des pèlerins, qui disposera bientôt d’une salle audiovisuelle pour les visiteurs et les pèlerins. Fr. MARCELO CICHINELLI, ofm Responsable du Projet – Champ des Bergers La tradition des frères de Terre Sainte consiste à entretenir les sanctuaires, à les préserver, à construire des lieux pour accueillir les pèlerins et à veiller à ce qu’ils restent autour des chrétiens, comme des pierres vivantes, des pierres de mémoire. Tout cela permet aussi de mieux louer Dieu et de rendre le culte plus vivant dans ce lieu où l’Armée du Ciel proclama «  Gloire à Dieu au plus haut des Cieux  », annonçant ce premier Noël que nous célébrons chaque fois que nous venons ici. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Sainte Famille de Nazareth, école de sainteté

Dans cette ville de Galilée, où le Verbe de Dieu s’est fait chair dans le sein très pur de la Vierge Marie, le frère Francesco Ielpo a présidé la Solennité de la Sainte Famille de Nazareth. La célébration a été concélébrée par l’évêque auxiliaire pour la Galilée, Mgr Rafic Nahra, et par Mgr Nicola di Ponzio, ainsi que par les frères Wojciech Boloz et Amjad Sabbara, en présence des frères de la Custodie de Terre Sainte et du clergé local. Malgré le froid et la pluie, les chrétiens locaux et quelques pèlerins ont pris part à la célébration. Une fête riche de sens pour le frère Francesco, puisque c’est en ce lieu que Jésus a passé une grande partie de sa vie, dans le silence et la simplicité d’une famille humaine. Fr. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte C’est vraiment extraordinaire. Dieu ne cesse jamais de nous surprendre et de nous émerveiller. Ici, Jésus a vécu au sein d’une famille humaine et il a sanctifié la vie quotidienne dans le cadre domestique. Il a sanctifié la valeur du travail : il a travaillé avec son père. Ici, comme le dit l’Évangile en une seule phrase simple, Jésus grandissait en sagesse, en âge et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. Et dans cette école de sainteté, les frères qui veillent sur ce sanctuaire comme sur une famille apprennent à cultiver la fraternité et à placer Jésus au cœur de leur vie. Fr. WOJCIECH BOLOZ, ofm Recteur et Gardien de la Basilique de l’Annonciation C’est une grâce pour nous de vivre en ce lieu où ils ont vécu et de puiser la vie dans la spiritualité qui émane de ces lieux. La Sainte Famille nous enseigne aujourd’hui qu’il est possible de vivre en famille, de vivre dans la paix, dans la sérénité et dans la compréhension mutuelle. Mais ce que la Sainte Famille nous enseigne surtout, c’est que nous devons inviter Jésus dans notre vie et dans notre vie familiale. Car, si Jésus est présent parmi nous, nous devenons tous frères et sœurs, membres d’une unique famille aux côtés de la Sainte Famille. Après la Messe, les frères se sont rendus à la Grotte de l’Annonciation pour la récitation de l’Angélus. Ce fut également un moment pour prier pour toutes les familles du monde, afin qu’elles apprennent de Jésus, Marie et Joseph à garder la grâce de Dieu dans leur cœur. Fr. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte Nous ne pouvons que prier pour les familles afin qu’elles deviennent saintes comme la Sainte Famille et afin que leurs enfants grandissent en sagesse, en âge et aussi en grâce, devant Dieu et devant les hommes. S ource: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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« Venez et voyez », les pèlerinages en Terre Sainte continuent

En janvier, en Terre Sainte, entre le soleil, les cloches et l’espoir que le conflit prenne véritablement fin, les pèlerinages se poursuivent, apportant une lueur d’espérance en Palestine et en Israël. Depuis la Lombardie, en Italie, un groupe de prêtres et de laïcs est arrivé accompagné d’Adriana Sigilli, de Diomira Travel. ADRIANA SIGILLI Présidente de Diomira Travel Ces deux dernières années, j’ai renforcé mon engagement pour témoigner que l’on peut revenir ici, en Terre Sainte. On peut revenir dès maintenant et il ne faut pas avoir peur ; il faut dépasser ces peurs, parce que c’est un témoignage d’amour. Les pèlerins ont vécu une expérience de prière et de dialogue entre Nazareth, Bethléem et Jérusalem, afin de créer un pont entre leurs paroisses et la Terre Sainte. Don LUIGI MARCUCCI Diocèse de Milan Je suis prêtre depuis six ans. C’est la première fois que je viens ici en tant que prêtre et je dois dire que cette expérience a été différente de la première. J’étais un peu sceptique, j’avais peur, mais j’ai fait confiance. D’autant plus que j’aimerais inviter les jeunes et ma communauté à venir en Terre Sainte : si je montre l’exemple, il est alors plus facile d’entraîner les autres. Le groupe a suivi avec intérêt le frère Alessandro Coniglio, au fil de ses récits à travers les rues de la ville et les pierres vivantes de la chrétienté de Jérusalem. Un pèlerinage constitue un premier pas pour découvrir et vivre ces lieux : une semaine n’est peut-être pas suffisante, mais elle est assurément nécessaire pour tisser un lien avec la Terre Sainte et rapporter chez soi le désir d’y revenir. ALBERTO VILLA Maire de Pessano con Bornago J’ai eu le plaisir de rencontrer le maire de Bethléem et nous avons eu une belle discussion. Ce que je rapporte de cette expérience, c’est l’envie de dire à mes amis, croyants ou non : allez en pèlerinage en Terre Sainte, car c’est une manière concrète d’aider cette terre. Il en ressort aussi la conviction que la situation ici est très complexe depuis des millénaires : ceux qui cherchent des solutions faciles ne les trouveront jamais, mais il est essentiel de dialoguer et de ne pas perdre l’espérance. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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« Bethléem ». Le chant qui garde le Mystère

Dans l’église Sainte-Catherine, cœur battant de Bethléem, résonne chaque jour un chant ancien, gardien d’un mystère éternel. Ce ne sont pas seulement les lumières des fêtes qui illuminent ces pierres, mais la voix vivante des frères qui, par leur chant, font naître dans le silence l’attente d’un Enfant à venir. Ici, le chant n’est pas une simple mélodie, mais une prière. C’est à travers ces voix que le mystère de l’Incarnation se renouvelle, se vit et se donne : un don qui se fait présence dans chaque cœur, à chaque pas du chemin. Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Nous pouvons diviser le répertoire musical liturgique de cette procession en trois grandes catégories. La première, celle de l’Église, avec le Graduale Romanum, qui rassemble les chants que l’Église a offerts aux communautés chrétiennes. Ensuite, il y a celle de l’Ordre, qui a fait naître des chants spécifiques pour ces événements. Enfin, il y a les chants de la Custodie, composés et proposés par les frères dans les lieux où se vivait cet évènement. Parmi eux, le chant « Bethléem » s’élève devant la grotte, expression d’attente et de mystère. Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Ce chant est né vers 1400 et a été remanié, soigné et enrichi jusqu’aux XVIIe et XVIIIe siècles. Que nous propose ce chant ? Une antienne accompagnée d’une réponse des chanteurs, à laquelle les autres frères répondent à leur tour. L’antienne dit ceci : «  Bethléem. Voici, dans ce petit recoin de la terre, est né le Créateur de l’univers.  » Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Au fil du temps, de petites strophes ont été ajoutées, comme par exemple : « ici il a été emmailloté, ici il a été posé dans une crèche, puis visité par les bergers, et ainsi de suite. » Ce mot « ici », répété sans cesse par les chanteurs, permet à ceux qui assistent à cet événement de ressentir pleinement le mystère et de comprendre que c’est exactement en ce lieu que tout cela s’est produit, et nulle part ailleurs. C’est là que la rencontre de Dieu avec l’homme a eu lieu. Cette splendide antienne, qui résonne encore aujourd’hui, résume le mystère de l’Incarnation, le rendant proche et accessible à tous les pèlerins. Chaque jour, on parcourt ce chemin vers le lieu d’un événement extraordinaire, pour ensuite revenir et le partager avec tout le monde. Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Ici, Jésus est né, ici Jésus a voulu entrer dans notre humanité, dans notre monde, pour nous offrir le salut, afin que nous puissions le remercier pour le don de la vie et, plus particulièrement, chanter chaque jour la beauté que nous pouvons vivre à travers notre existence, notre foi, et surtout en croyant que Lui seul est notre Sauveur. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Déclaration de soutien au travail de l'hôpital Augusta Victoria dans le traitement des enfants atteints de cancer à Gaza

17 décembre 2025 Nous, les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem, demandons respectueusement aux autorités israéliennes compétentes d'autoriser les enfants de Gaza atteints de leucémie à se rendre à l'hôpital Augusta Victoria sur le Mont des Oliviers afin d'y recevoir un traitement spécialisé qui n'est disponible que dans cet établissement. L'hôpital Augusta Victoria est prêt à prendre en charge non seulement le transport, mais aussi l'ensemble des soins et du traitement de ces jeunes patients vulnérables, qui seront ensuite ramenés par l'hôpital à leur domicile à Gaza à la fin de leur traitement. Nous lançons cet appel pour des raisons humanitaires. Le traitement de cette maladie n'est pas disponible à Gaza, et il a le potentiel de transformer la vie des personnes qui en sont atteintes. Il n'y aura aucun coût pour le gouvernement, car tous les frais seront pris en charge par l'hôpital. Nous demandons instamment que l'autorisation de traiter ces jeunes patients soit accordée dès que possible. Comme pour toute maladie, la rapidité du traitement est essentielle pour obtenir de bons résultats. Nous espérons donc vivement que les autorités compétentes jugeront opportun que ces patients reçoivent les soins médicaux nécessaires que peuvent leur prodiguer les excellentes installations de l'hôpital Augusta Victoria, afin que ces enfants puissent entamer leur chemin vers la guérison et la santé. Les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Traduction en français: par le Bureau Media du LPJ © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Ordre Équestre du
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1150 Bruxelles
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