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L’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Nouvelles de la Terre Sainte

« La lumière qui n’élimine pas la nuit, mais qui vainc les ténèbres »

Depuis deux ans, Bethléem attendait de pouvoir célébrer la Nuit Sainte. Aujourd’hui, la ville le vit avec un cœur plus léger, libérée des inquiétudes liées à la guerre et à ses conséquences. AMAL ET NORMA TUSHYEH Chrétiens locaux Nous sommes des chrétiens de Bethléem et nous attendons cette nuit où naît le Roi de la Paix, Jésus-Christ. Que ce soit une année bénie pour nous tous. EDUARD MICHEL Chrétien local Nous sommes très heureux de voir toutes ces personnes venues du monde entier. Je suis ici parmi des personnes venues d’Inde. Bienvenue à vous. Prions pour la paix. Nous voulons la paix, la paix dans le monde entier. RAMYA Étudiante Aujourd’hui je suis ici pour célébrer Noël et c’est un grand privilège pour moi. Depuis mon arrivée ici… Bethléem a toujours été dans mon cœur. Le Patriarche Latin, Sa Béatitude le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, a présidé la messe solennelle de la nuit de Noël, précédée de l’Office des lectures dans l’église Sainte-Catherine. Dans son homélie, le Patriarche a évoqué l’Évangile de saint Luc qui raconte la naissance de Jésus au cœur de la grande histoire du monde. Noël – a poursuivi le Cardinal Pizzaballa – est une invitation à dépasser la logique de la domination, pour redécouvrir la force de l’amour, de la solidarité et de la justice. S.B. le Cardinal PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Dans le récit de Luc se dessine un contraste décisif : d’un côté, l’empereur qui gouverne les peuples ; de l’autre, un enfant qui naît sans aucun pouvoir. L’empire promulgue des décrets, Dieu donne un Fils. Tandis que l’histoire obéit à la logique de la force, Dieu agit avec discrétion et accomplit ses promesses à travers des événements ordinaires. Ce contraste ne sert pas seulement à nous émouvoir ; il sert à nous convertir. En cette Nuit Sainte, les fidèles veillent avec les bergers pour célébrer la naissance du Christ. Dans la grotte, chrétiens locaux et pèlerins venus de différents pays prennent part aux célébrations en plusieurs langues MARIA Philippines C’est notre premier Noël ici ; c’est une expérience vraiment très belle ! Les Palestiniens sont très accueillants et amicaux. Nous sommes heureux de les rencontrer. JESSI Philippines L’atmosphère est très agréable. J’étais déjà venue il y a deux ans et cette année je suis revenue pour profiter de l’atmosphère de Noël avec les habitants, et je me sens vraiment bien. Pèlerin Joyeux Noël à tous les chrétiens dispersés dans le monde. Au Champ des Bergers également, les frères ont accueilli des groupes catholiques et évangéliques qui célèbrent dans les différentes chapelles. Vers deux heures du matin, accompagnée par le chant de la chorale, le Patriarche a porté l’Enfant Jésus dans ses bras en procession vers la Grotte de la Nativité. Un moment très significatif et émouvant qui a rempli de joie le cœur de toutes les personnes présentes. Dans la grotte, le diacre a lu les passages évangéliques relatant les événements survenus ici : «  Marie mit au monde un fils, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune ». Le cardinal lance un message clair : «  La naissance de Jésus se produit dans la nuit. Pas seulement la nuit qui marque le temps, mais aussi la nuit de l’humanité : un temps de limites, d’incertitudes et de peur. Pourtant, c’est précisément dans cette nuit que la lumière apparaît. Une lumière qui ne fait pas disparaître la nuit, mais qui triomphe des ténèbres qui l’accompagnent. La lumière de Dieu n’éblouit pas et n’impose rien : elle éclaire le chemin et permet de continuer à avancer. » Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Entre douleur et espérance : la visite pastorale du Patriarche à Gaza

« Ce qui semble aujourd’hui impossible, nous pouvons le réaliser », a affirmé le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche Latin de Jérusalem, lors de sa quatrième visite dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre. Une affirmation claire qui témoigne de la volonté de maintenir vivante l’espérance dans un contexte humanitaire extrêmement éprouvant et qui réaffirme l’engagement du Patriarcat Latin à accompagner, sur les plans spirituel et humain, les fidèles de Gaza, en renforçant la présence de l’Église à leurs côtés dans l’une des périodes les plus difficiles qu’ait connues le territoire. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Célébrer Noël à Gaza est toujours une expérience très intense. Il est essentiel d’être ici, surtout en un moment aussi difficile : c’est un devoir, mais en même temps une grâce. À Noël, nous rappelons que Dieu entre dans l’histoire telle qu’elle est, une histoire souvent difficile et tragique, dans laquelle nous sommes contraints de supporter des choix que nous n’avons pas faits. Et pourtant, dans cette histoire, Dieu entre, la traverse et nous apporte sa lumière, la transformant selon des modalités et des temps que Lui seul connaît. À Gaza, j’ai fait l’expérience concrète de tout cela : voir comment Dieu est présent malgré le drame que l’histoire nous a livré ces dernières années. Le Patriarche, accompagné de S.E. Mgr William Shomali, a effectué une vaste reconnaissance du territoire, visitant les principaux centres médicaux et d’assistance, parmi lesquels le bureau de Caritas Jérusalem à Gaza, la « Churches Union Clinic », le centre d’aide de Caritas dans le quartier d’Al-Zaytoun, le centre Touma et l’hôpital Baptiste, ainsi que l’Université Al-Azhar et les tentes des réfugiés sur la plage de la ville. Dans chaque lieu, il s’est informé directement des conditions des services humanitaires et sanitaires offerts à la population et aux réfugiés. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Malgré tout, ils ont su célébrer la vie sous toutes ses formes, de manière totalement paradoxale dans des lieux où la vie était prise pour cible, où il semblait que la mort dominait. Pour moi, c’est cela le sens de Noël. Même dans les conditions les plus dures et les plus difficiles, j’ai vu beaucoup de lumière et de nombreux signes d’espérance. L’espérance n’est pas seulement un slogan, mais quelque chose que l’on peut réellement expérimenter là où les personnes décident d’écouter la voix de Dieu, d’être sa lumière et d’être dans le monde des signes d’amour et de partage. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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« Bethléem ». Le chant qui garde le Mystère

Dans l’église Sainte-Catherine, cœur battant de Bethléem, résonne chaque jour un chant ancien, gardien d’un mystère éternel. Ce ne sont pas seulement les lumières des fêtes qui illuminent ces pierres, mais la voix vivante des frères qui, par leur chant, font naître dans le silence l’attente d’un Enfant à venir. Ici, le chant n’est pas une simple mélodie, mais une prière. C’est à travers ces voix que le mystère de l’Incarnation se renouvelle, se vit et se donne : un don qui se fait présence dans chaque cœur, à chaque pas du chemin. Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Nous pouvons diviser le répertoire musical liturgique de cette procession en trois grandes catégories. La première, celle de l’Église, avec le Graduale Romanum, qui rassemble les chants que l’Église a offerts aux communautés chrétiennes. Ensuite, il y a celle de l’Ordre, qui a fait naître des chants spécifiques pour ces événements. Enfin, il y a les chants de la Custodie, composés et proposés par les frères dans les lieux où se vivait cet évènement. Parmi eux, le chant « Bethléem » s’élève devant la grotte, expression d’attente et de mystère. Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Ce chant est né vers 1400 et a été remanié, soigné et enrichi jusqu’aux XVIIe et XVIIIe siècles. Que nous propose ce chant ? Une antienne accompagnée d’une réponse des chanteurs, à laquelle les autres frères répondent à leur tour. L’antienne dit ceci : «  Bethléem. Voici, dans ce petit recoin de la terre, est né le Créateur de l’univers.  » Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Au fil du temps, de petites strophes ont été ajoutées, comme par exemple : « ici il a été emmailloté, ici il a été posé dans une crèche, puis visité par les bergers, et ainsi de suite. » Ce mot « ici », répété sans cesse par les chanteurs, permet à ceux qui assistent à cet événement de ressentir pleinement le mystère et de comprendre que c’est exactement en ce lieu que tout cela s’est produit, et nulle part ailleurs. C’est là que la rencontre de Dieu avec l’homme a eu lieu. Cette splendide antienne, qui résonne encore aujourd’hui, résume le mystère de l’Incarnation, le rendant proche et accessible à tous les pèlerins. Chaque jour, on parcourt ce chemin vers le lieu d’un événement extraordinaire, pour ensuite revenir et le partager avec tout le monde. Fr. CORRADO SICA, ofm Organiste titulaire – Basilique du Saint-Sépulcre Ici, Jésus est né, ici Jésus a voulu entrer dans notre humanité, dans notre monde, pour nous offrir le salut, afin que nous puissions le remercier pour le don de la vie et, plus particulièrement, chanter chaque jour la beauté que nous pouvons vivre à travers notre existence, notre foi, et surtout en croyant que Lui seul est notre Sauveur. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Déclaration de soutien au travail de l'hôpital Augusta Victoria dans le traitement des enfants atteints de cancer à Gaza

17 décembre 2025 Nous, les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem, demandons respectueusement aux autorités israéliennes compétentes d'autoriser les enfants de Gaza atteints de leucémie à se rendre à l'hôpital Augusta Victoria sur le Mont des Oliviers afin d'y recevoir un traitement spécialisé qui n'est disponible que dans cet établissement. L'hôpital Augusta Victoria est prêt à prendre en charge non seulement le transport, mais aussi l'ensemble des soins et du traitement de ces jeunes patients vulnérables, qui seront ensuite ramenés par l'hôpital à leur domicile à Gaza à la fin de leur traitement. Nous lançons cet appel pour des raisons humanitaires. Le traitement de cette maladie n'est pas disponible à Gaza, et il a le potentiel de transformer la vie des personnes qui en sont atteintes. Il n'y aura aucun coût pour le gouvernement, car tous les frais seront pris en charge par l'hôpital. Nous demandons instamment que l'autorisation de traiter ces jeunes patients soit accordée dès que possible. Comme pour toute maladie, la rapidité du traitement est essentielle pour obtenir de bons résultats. Nous espérons donc vivement que les autorités compétentes jugeront opportun que ces patients reçoivent les soins médicaux nécessaires que peuvent leur prodiguer les excellentes installations de l'hôpital Augusta Victoria, afin que ces enfants puissent entamer leur chemin vers la guérison et la santé. Les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Traduction en français: par le Bureau Media du LPJ © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Ambassadeurs et Églises : la réalité des chrétiens

Face aux défis croissants auxquels est confrontée la présence chrétienne en Terre Sainte, une rencontre s’est tenue le 9 décembre dans la salle de la paroisse Saint-Antoine à Jaffa–Tel-Aviv. Elle a réuni des représentants des Églises locales et plusieurs ambassadeurs étrangers. L’objectif était de présenter la réalité vécue par les chrétiens, de mettre en lumière leurs souffrances et d’examiner les moyens de soutenir leur résilience historique dans ce lieu sacré pour le monde entier. La rencontre a été organisée par le Forum des Chrétiens de Terre Sainte. WADIE ABU-NASSAR Coordinateur du Forum des Chrétiens de Terre Sainte Nous ne cherchons pas à faire du chrétien quelqu’un de meilleur que les autres, mais nous refusons qu’il soit considéré comme inférieur. La rencontre a débuté par une prière guidée par Mgr Youssef Matta, archevêque d’Acre, de Haïfa, de Nazareth et de toute la Galilée. Il a ensuite prononcé un discours de bienvenue, présentant aux ambassadeurs le thème de la rencontre : «  Écoutez-nous, et non ce que l’on dit de nous ». Mgr Rafic Nahra, vicaire patriarcal latin de Galilée, a prononcé un discours dans lequel il a souligné les défis auxquels les chrétiens sont confrontés. S. Exc. Mgr RAFIC NAHRA Vicaire patriarcal latin de Galilée Beaucoup de nos jeunes ne voient pas d’avenir clair pour leur vie et leur travail dans ce pays. Un autre défi majeur est la violence au sein de la société arabe, un phénomène très préoccupant qui pousse de nombreuses familles, notamment dans la ville de Nazareth, à s’installer à Nof HaGalil, à Haïfa ou même à émigrer à Chypre, en Grèce ou ailleurs. J’ai demandé le soutien des ambassadeurs sur cette question. Il est essentiel que nos familles se sentent en sécurité ; sinon, elles ne resteront pas sur cette terre. Il a également abordé la question de la crise identitaire des jeunes chrétiens en tant que citoyens arabes en Israël, soulignant que le meilleur soutient consiste à leur rappeler qu’ils appartiennent à cette terre et que leur présence ici fait partie de leur vocation chrétienne. Il a ensuite mis en lumière un autre défi : l’injustice dans le soutien de l’État aux institutions chrétiennes. Par la suite, Abu-Nassar a présenté des données statistiques à ce sujet. WADIE ABU-NASSAR Coordinateur du Forum des Chrétiens de Terre Sainte Les chrétiens du pays contribuent bien au-delà de leur poids démographique : ainsi, bien qu’ils ne représentent que 1,2 % de la population totale, nos écoles éduquent environ 4 % des citoyens. Il en va de même pour les hôpitaux chrétiens. Il a également donné un exemple de discrimination dans les financements gouvernementaux : les écoles chrétiennes ne reçoivent que 40 % du soutien de l’État, tandis que les écoles religieuses juives ultra-orthodoxes bénéficient d’un financement complet. Il a aussi souligné la diminution de la présence chrétienne en Israël : alors qu’en 1948 les chrétiens représentaient environ 4,2 % de la population, cette proportion est tombée à environ 1,5 % en 2023. Les questions relatives aux villages déplacés d’Iqrit (إقرت) et de Baram (وبرعم) ont également été abordées. La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère de Noël, avec le souhait que des jours meilleurs arrivent, porteurs d’espérance et de joie pour tous. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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La Palestine ouvre ses portes au monde
Bethléem Terre sainte Avent 2025

Le 4 décembre, le Ministère palestinien du Tourisme et des Antiquités a organisé une vaste visite pour les membres du corps diplomatique accrédité auprès de l’État de Palestine dans la ville de Bethléem, lançant un message clair : après deux ans de guerre et l’absence totale de pèlerins, la Palestine est prête à accueillir des touristes du monde entier. Le Ministre Hani Al-Hayek affirme que la coopération avec les représentants des pays étrangers constitue un pilier essentiel pour renforcer la présence touristique et faire connaître au monde la valeur du secteur touristique palestinien, qui a retrouvé son dynamisme malgré les difficultés. HANI AL-HAYEK Ministre du Tourisme et des Antiquités – Palestine Le Ministère du Tourisme et des Antiquités a invité les ambassadeurs et consuls accrédités auprès de l’État de Palestine à se rendre à Bethléem afin de constater les préparatifs en cours, menés en collaboration avec la municipalité et les institutions, en vue des célébrations de Noël. L’importance de cette visite réside dans le message qu’elle entend adresser au monde : la Palestine, et Bethléem en particulier, est prête à accueillir visiteurs et pèlerins. Elle est ouverte, sûre et souhaite la bienvenue à tous. IHAB SULEIMAN Ambassadeur d’Égypte auprès de l’État de Palestine La visite d’aujourd’hui, comme les précédentes, nous confirme que Bethléem est une ville extraordinaire, dont l’histoire est connue dans le monde entier, et qu’elle est prête à accueillir les pèlerins dans la période à venir. Nous espérons que la reprise débutera en décembre 2025 et que cette période apportera prospérité et dynamisme touristique à Bethléem, et à ses prestigieuses institutions. JASON MORRIS Consul politique – Consulat général britannique à Jérusalem Les deux dernières années ont été difficiles pour la population de Cisjordanie et en particulier pour les habitants de Bethléem, qui dépendent fortement du tourisme. La visite d’aujourd’hui a été très positive pour constater l’avancement des préparatifs en vue de Noël. J’espère que cela apportera un peu de confiance et d’optimisme aux résidents de Bethléem. J’encourage vivement les citoyens britanniques qui envisagent de visiter Bethléem à le faire, et j’espère que les prochaines semaines, les mois et les années apporteront une nouvelle dynamique positive à cette ville. Le message que Bethléem adresse au monde se renouvelle : le retour du tourisme est le retour du cœur et de l’âme de la ville. C’est une opportunité pour des milliers de familles de se relever et de retrouver leur source de subsistance. Venez, regardez et parlez de nous. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Réflexions depuis la Terre Sainte : un Noël différent

Dans son message de fin d'année, Sami El-Yousef, administrateur général du Patriarcat latin de Jérusalem, partage ses réflexions sur Noël en Terre Sainte. Après les ténèbres du conflit, Noël est désormais un signe d'espérance renouvelée pour une renaissance de la justice et de la paix pour tous. Sami El-Yousef écrit :« I l y a eu un grand espoir lorsque le cessez-le-feu a été déclaré à Gaza il y a environ deux mois, laissant présager la fin de la guerre et l'ouverture d'une voie vers une résolution pacifique (…)  ». Sami poursuit en expliquant comment la communauté locale s'engage activement à continuer à vivre, nourrie par l'espoir : «  Malgré la situation relativement sombre sur le terrain, il y a lieu d'espérer si l'on considère le travail dans lequel nous sommes engagés. Nos frères et sœurs religieux n'ont jamais été aussi occupés à répandre la foi, que ce soit à travers une vie paroissiale active et des activités impliquant des fidèles de tous âges, à travers des programmes plus structurés proposés par le Centre de formation spirituelle et le centre de conseil Bailasan, ou encore à travers le Bureau de la Catéchèse et le Bureau liturgique. Seule la formation à la foi, qu'elle soit formelle ou informelle, permettra à notre peuple de faire grandir l'espérance nécessaire pour continuer à vivre dans notre région déchirée par les conflits. Citons les visites dans différentes écoles où les valeurs chrétiennes sont transmises à nos 19 000 élèves dans toute la région desservie par 44 écoles, avec une expérience interconfessionnelle vécue là où le dialogue, la tolérance, la coexistence et le pardon sont les valeurs clés mises en pratique (…) ». Le patriarche Pizzaballa a apporté une aide pratique et significative : « Il convient également de mentionner tout particulièrement la décision de Sa Béatitude le cardinal Pizzaballa de renoncer à des millions de dollars de dettes accumulées par tous les élèves de nos écoles au titre des frais de scolarité, dans l'esprit de l'Année jubilaire, apportant ainsi un soulagement à des milliers de familles en difficulté. Vous pouvez être sûrs que, collectivement, nous faisons vraiment la différence grâce à notre pilier éducatif afin que la Terre Sainte soit un lieu meilleur pour tous ses habitants (…)  ». Enfin, Sami témoigne de la joie du peuple à la naissance de Jésus, le Prince de la Paix : «  Ce Noël est vraiment différent ! Pour la première fois depuis 2022, les sapins de Noël sont à nouveau illuminés sur les places principales de la plupart des villes et villages. Les marchés de Noël fleurissent un peu partout, tout comme les concerts et les spectacles. Il y a même un sapin de Noël décoré dans la paroisse de la Sainte-Famille à Gaza ! L'esprit est bel et bien de retour. Nous voyons de petits groupes de pèlerins revenir pour manifester leur solidarité, découvrir le charme des Lieux saints et renforcer leur foi. La roue économique de la Cisjordanie recommence à tourner. Même si tout le monde sait que le chemin sera long et difficile, nous espérons que la période de Noël apportera un peu de magie à notre peuple qui souffre. Nous continuons à prier pour que la roue qui s'est mise en mouvement mène à une paix véritable, dont ont tant besoin tous ceux qui vivent en Terre Sainte et qui la considèrent sincèrement comme leur patrie, qu'ils soient musulmans, juifs ou chrétiens ». En conclusion, Sami El-Yousef formule ses meilleurs vœux : «  Je vous souhaite de tout cœur un joyeux Noël et une bonne année. Que 2026 soit l'année qui transformera véritablement la magie de cette fête en une justice et une paix durables ! » Livia Passalacqua Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Célébrer ensemble comme des frères, chrétiens et juifs réunis à Ain Karem pour Hanoucca et Noël

Après deux ans, la communauté juive de Ain Karem est revenue célébrer, avec la fraternité locale de la Custodie, les fêtes de Hanoucca et de Noël. Les habitants de Ain Karem ont été accueillis au sanctuaire franciscain de Saint Jean Baptiste, lieu où, selon la tradition, est né Jean Baptiste, cousin de Jésus. Comme les années précédentes, avant la guerre à Gaza, une journée dense de conférences consacrées au dialogue interreligieux a été organisée, avec divers invités issus de différentes réalités et organisations. En plus des événements interreligieux, le jeudi soir s’est tenue une soirée de musique, de chants et d’allumage des bougies de Hanoucca au Magnificat Institute à Jérusalem, en présence de chrétiens, de musulmans et de juifs. La joie de partager ensemble les fêtes religieuses La journée s’est ouverte par les salutations du chef du conseil du village de Ain Karem, qui a remercié les frères du sanctuaire de Saint Jean Baptiste pour leur hospitalité et leur accueil chaleureux. Ensuite, Frère Francesco Ielpo, Custode de Terre Sainte, est intervenu pour saluer la communauté locale et rappeler l’importance de se retrouver, de partager des moments de prière et d’écoute, dans la joie des fêtes de Noël et de Hanoucca. Par la suite, Yiska Harani, experte, enseignante et consultante en christianisme et pèlerinages, a proposé une réflexion sur le feu sacré du Samedi Saint à Jérusalem, approfondissant le thème de la lumière dans la tradition chrétienne et juive, en montrant les liens entre les deux religions. De plus, Yiska Harani a souhaité réaffirmer le message selon lequel nous sommes tous des frères et des croyants qui désirent simplement partager la foi, l’espérance et la prière. Comme exemple fécond de ce partage, l’enseignante a salué l’organisation de la journée au sanctuaire de Saint Jean Baptiste, où juifs et chrétiens se rencontrent dans un climat de curiosité, de joie et d’accueil. La curiosité de se connaître et de connaître la religion des autres La tradition de cette journée partagée entre juifs et chrétiens au sanctuaire de Saint Jean Baptiste à Ain Karem est née il y a plusieurs années, du désir de la communauté locale de comprendre ce qu’était le couvent de Saint Jean Baptiste et quel était le rôle de la Custodie de Terre Sainte. À cette fin, divers "rencontres formatives" sont organisées chaque année. Cette année, après Yiska Harani, Hana Bendcowsky est intervenue. Au sein du Rossing Center, elle dirige le Centre de Jérusalem pour les relations judéo chrétiennes, et a parlé des relations entre juifs et chrétiens soixante ans après la Déclaration Nostra Aetate. Ensuite, Dudi Mevorach, trésorier de l’Autorité Israélienne des Antiquités, a présenté une intervention sur Jean Baptiste dans la vallée de Beit She’an. Enfin, Frère Alberto Joan Pari, Secrétaire de Terre Sainte et responsable du Dialogue Interreligieux, a participé à la conférence en parlant de la manière dont Noël est vécu en Italie. Musique de fête, la participation du Magnificat Institute Pour conclure la journée, le Magnificat Institute, l’école de musique de la Custodie de Terre Sainte, a donné un concert à l’intérieur de l’église du sanctuaire de Saint Jean Baptiste, présentant plusieurs pièces de la tradition religieuse. Les notes des professeurs et des étudiants de l’école Magnificat, guidés et présentés par Frère Alberto Joan Pari, ont réjoui et ému la communauté locale de Ain Karem, concluant une journée de fête et de partage, placée sous le signe du dialogue interreligieux. Riccardo Curti Source : Site Web Custodia Terrae Sanctae Photo : © Custodia Terrae Sanctae © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique

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Ordre Équestre du
Saint-Sépulcre de Jérusalem
Avenue du Chant d'Oiseau 2
1150 Bruxelles
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