Jérusalem : une Semaine Sainte meurtrie par la guerre, mais portée par la prière
24 Mars 2026
Jérusalem : Ville Sainte pour des millions de fidèles à travers le monde. Un lieu où la foi chrétienne puise ses racines les plus profondes, en particulier durant la Semaine Sainte, cœur du temps du Carême.
Le Patriarcat Latin de Jérusalem a annoncé qu’en raison de la guerre et de l’instabilité dans la région, il ne sera pas possible de célébrer les fêtes traditionnelles dans les Lieux Saints comme d’habitude. Dans une déclaration officielle, le Cardinal Pierbattista Pizzaballa a expliqué que la situation est en constante évolution, rendant impossible l’établissement d’un calendrier définitif pour les prochains jours.
Parmi les décisions déjà confirmées figure l’annulation de la procession du Dimanche des Rameaux, qui rassemble chaque année des milliers de fidèles sur le Mont des Oliviers, en direction de la Ville Sainte. La Messe Chrismale a également été reportée, dans l’attente de conditions plus sûres pour sa célébration.
Malgré les restrictions, les églises restent ouvertes. Prêtres et communautés continuent de soutenir la vie spirituelle, en encourageant la prière et la participation des fidèles au Mystère Pascal. L’impossibilité de célébrer ensemble est ressentie comme une blessure profonde, une de plus parmi les nombreuses souffrances engendrées par le conflit.
Mais dans ce contexte, le message est clair : ne pas perdre l’espérance. Le Patriarche invite les fidèles à s’unir spirituellement le 28 mars, en priant le rosaire pour la paix — chacun dans son propre lieu, mais avec des cœurs unis. Car le message de Pâques demeure. Même face à l’obscurité, la lumière ne s’éteint pas. Et depuis Jérusalem, une certitude continue de résonner dans le monde : la vie est plus forte que la mort.
Source: Site Web Christian Media Center
Photo: © Christian Media Center
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