Nouvelles de l'Ordre
la Commission de Terre Sainte réaffirme son engagement auprès du Patriarcat latin « Ce qui m’a le plus touchée, c’est de voir les jeunes célébrer dans la cour de l’école du Patriarcat latin, le visage rayonnant de joie et le cœur plein de vie. » Pour Donata Maria Krethlow-Benziger , présidente par intérim de la Commission de Terre Sainte du Grand Magistère de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, cette rencontre résume l’essentiel de la visite d’automne de la Commission en Terre Sainte, qui s’est déroulée du 5 au 9 octobre. À Jérusalem, en Galilée et en Cisjordanie, la délégation a rencontré des responsables de l’Église, des curés, des éducateurs, des directeurs de projets et des communautés locales afin de mieux comprendre les défis auxquels le diocèse de Jérusalem est confronté et de mesurer les effets des projets soutenus par l’Ordre. Accompagnée tout au long de sa visite par M. Johny Zeidan, nouveau directeur général du Patriarcat latin de Jérusalem, la Commission a passé en revue des initiatives dans les domaines de l’aide humanitaire, de l’éducation, de la formation sacerdotale, de l’emploi et de l’accompagnement pastoral. Grâce à ses visites régulières, elle suit l’avancement des projets financés et contribue à définir les priorités en fonction de l’évolution des besoins de l’Église et des communautés qu’elle sert. « Dans une région marquée par tant de souffrances et d’incertitudes, leur joie, leur foi et leur espérance étaient profondément émouvantes », a déclaré Donata. Répondre aux besoins humanitaires croissants La visite a débuté par une rencontre avec Sa Béatitude le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, qui a présenté à la Commission la situation humanitaire et pastorale à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem. Dans la Vieille Ville de Jérusalem, la délégation a rendu visite à quatre familles chrétiennes bénéficiant de l’aide du département des services sociaux du Patriarcat. Leurs besoins témoignent des pressions économiques croissantes auxquelles sont confrontés les ménages locaux, qu’il s’agisse du chômage, de la hausse du coût de la vie ou des difficultés à payer les frais de scolarité, le loyer et d’autres dépenses essentielles. Le département des services sociaux du Patriarcat reçoit chaque mois plus de 270 demandes d’aide provenant des paroisses de toute la Cisjordanie. Son action comprend la distribution de bons alimentaires, des aides aux frais de scolarité et de logement, une assistance médicale d’urgence, un soutien aux familles confrontées à l’accumulation de dettes, ainsi que des programmes qui aident les femmes et les jeunes à créer de petites entreprises ou à acquérir des compétences professionnelles. Au-delà de l’aide d’urgence, le Patriarcat favorise également l’autonomie financière en facilitant l’accès à l’emploi. À la fin du mois de septembre 2026, environ 110 placements professionnels avaient été proposés à de jeunes hommes et femmes à Jérusalem et en Cisjordanie, grâce à la coopération avec des paroisses, des écoles et des organisations communautaires. Un exemple est celui d’un jeune homme qui a bénéficié du programme d’autonomisation des jeunes pour acheter un petit tuk-tuk destiné à son activité de vente de gaz dans la vieille ville de Jérusalem. Son expérience illustre la manière dont une aide ciblée peut offrir la possibilité de travailler, de subvenir aux besoins de sa famille et de construire un avenir plus stable. La Commission a également été informée de la situation à Gaza lors d’un appel vidéo avec le curé de la paroisse. Malgré les immenses difficultés, le Patriarcat latin a poursuivi son aide humanitaire et rouvert l’école pour l’année scolaire 2026-2027. « L’impact du Patriarcat latin est considérable », a déclaré Donata. « À travers ses écoles, ses paroisses, son action humanitaire et son accompagnement pastoral, il apporte bien plus qu’une aide matérielle : il offre aux familles la dignité, l’espérance et la possibilité d’un avenir dans leur patrie. » Grâce à son soutien aux projets mis en œuvre par le Patriarcat, l’Ordre contribue à pérenniser ces initiatives, permettant ainsi à l’Église locale de répondre aux besoins immédiats tout en poursuivant son engagement à long terme auprès des communautés qui lui sont confiées. Éducation et formation : investir dans les générations futures L’éducation s’est imposée comme l’un des thèmes centraux de la visite. En Galilée, la Commission a rencontré le père Ibrahim Shomali, directeur des écoles du Patriarcat latin dans la région, qui a présenté les activités des cinq établissements situés à Haïfa, Shafa’amr, Nazareth, Reineh et Rameh. Ensemble, ces écoles accueillent plus de 5 000 élèves et leur offrent un enseignement scolaire, une formation chrétienne ainsi que la possibilité, pour des jeunes issus de milieux différents, de grandir ensemble. À Beit Sahour, la délégation a visité l’école du Patriarcat latin, qui accueille 380 élèves. Son directeur, Anton Jaraysah , a décrit les difficultés auxquelles les familles sont confrontées après plusieurs années de recul du tourisme et de diminution des possibilités d’emploi. Alors que de nombreux parents peinent à payer les frais de scolarité, le soutien de l’Ordre aide l’établissement à poursuivre sa mission éducative et à maintenir l’accès à l’enseignement catholique. L’Ordre soutient également les investissements du Patriarcat dans les infrastructures scolaires par l’intermédiaire d’une campagne de financement portée par les lieutenances nord-américaines de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Cette campagne finance des projets dans les écoles du Patriarcat en Palestine, en Jordanie et en Israël, notamment la rénovation de salles de classe, l’aménagement de laboratoires de sciences et d’informatique, la modernisation des bibliothèques, l’amélioration des installations sanitaires et des travaux d’infrastructure essentiels. À l’université de Bethléem, la Commission a découvert le projet AFAQ (« Horizons of Hope »), mis en œuvre en collaboration avec le Patriarcat latin et l’Ordre. En proposant des possibilités d’emploi et des formations professionnelles, cette initiative aide les diplômés à renforcer leurs compétences et à accéder à des emplois en Palestine et à Jérusalem, notamment dans les secteurs médical, social et économique. La visite du séminaire de Beit Jala a mis en lumière une autre dimension essentielle de la mission de l’Église : la formation des futurs prêtres. Le père Bernard Poggi a présenté le programme de formation du séminaire, les travaux de construction en cours et les projets à venir. Outre la préparation des séminaristes à leur ministère dans les paroisses et les écoles du diocèse, le séminaire étend également son action aux laïcs grâce à des cours de formation spirituelle dispensés dans cinq villes. Ensemble, ces institutions témoignent de l’investissement de l’Ordre auprès de celles et ceux qui contribueront à façonner l’avenir de l’Église et de la société dans son ensemble. Préserver la présence chrétienne Les rencontres de la Commission ont également mis en évidence les pressions économiques et sociales auxquelles sont confrontées les communautés chrétiennes, notamment le chômage, l’insécurité et l’émigration. À Taybeh, dernier village entièrement chrétien de Cisjordanie, le père Bashar Fawadleh a présenté des initiatives locales visant à créer des possibilités d’emploi et de logement afin d’aider les familles à rester dans leur pays. La communauté continue de faire face à des difficultés économiques et aux inquiétudes suscitées par les attaques visant les habitants et les terres agricoles. Les efforts de la paroisse, menés en coopération avec le Patriarcat latin et l’Ordre, visent à offrir aux familles davantage de stabilité et la possibilité de construire leur avenir dans leur village. La délégation s’est également rendue à Beit Afram, la maison de retraite du Patriarcat latin, où elle a découvert les soins prodigués aux personnes âgées de la communauté. À Ramallah, le père Yacoub Rafidi a souligné les besoins pastoraux et éducatifs des familles locales, tandis qu’à Ain Arik, le père Firas Abderabbo a présenté la vie de la paroisse et de son école, en accordant une attention particulière aux difficultés rencontrées par les jeunes. « Ce qui m’a le plus préoccupée, ce sont les difficultés économiques croissantes, le chômage et l’émigration, qui rendent de plus en plus difficile le maintien des familles sur place », a expliqué Donata . La visite a également été marquée par des rencontres avec le père Matthew Coutinho, Vicaire patriarcal pour les migrants, et des représentants de la Jeunesse chrétienne de Palestine, notamment le père George Haddad et Mme Faten Isayed, secrétaire générale de l’organisation. Ces échanges ont permis à la Commission de mieux comprendre la diversité des communautés accompagnées par le Patriarcat et l’importance d’être aux côtés des jeunes et des personnes en situation de vulnérabilité. Tout au long de la visite, la Commission a également pu constater la contribution de l’Église à la coexistence et au respect mutuel, à travers ses écoles, ses services sociaux et ses initiatives pastorales, qui accueillent des personnes d’horizons différents. Préserver la présence chrétienne signifie, dans ce contexte, non seulement maintenir les institutions et les lieux de culte, mais aussi aider les familles à construire un avenir viable, éduquer les enfants, prendre soin des personnes âgées et créer des perspectives pour les jeunes générations. Revenir en pèlerins Cette visite a réaffirmé le partenariat étroit entre l’Ordre du Saint-Sépulcre et le Patriarcat latin de Jérusalem. Grâce aux contributions de ses chevaliers et de ses dames, l’Ordre apporte un soutien essentiel aux projets mis en œuvre par le Patriarcat, contribuant ainsi à pérenniser ses activités caritatives, culturelles, éducatives et sociales. Les visites régulières de la Commission complètent ce soutien en permettant à ses membres de rencontrer les responsables des projets, de mieux comprendre les réalités du terrain et de définir les priorités pour l’avenir. Pour Donata , cet engagement va au-delà des contributions financières : il passe aussi par la prière, la présence et le pèlerinage. « Mon message aux chrétiens de Terre Sainte est simple : vous n’êtes pas oubliés et vous n’êtes pas seuls », a-t-elle déclaré. « Nous devons revenir en pèlerins, car notre présence est un signe puissant de solidarité et d’espérance », a-t-elle ajouté. « Votre force est une source d’inspiration pour nous tous et nous rappelle que notre lien avec la Terre Sainte ne se limite pas à la charité, mais constitue un dialogue vivant d’amour. » Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
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Suite à des articles parus dans la presse belge relatifs à la réappropriation contemporaine de divers symboles issus des croisades, la Lieutenance pour la Belgique de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem tient à rappeler que l'Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem (avec l'Ordre Souverain Militaire de Malte) est un des deux seuls Ordres chevaleresques reconnus par l'Église. Ce sont deux institutions anciennes, enracinées dans l'histoire, spirituellement liées à Jérusalem, toutes deux engagées au service de l'Église, mais avec quelques différences fondamentales et profondes qui les distinguent. Les Chevaliers et Dames du Saint-Sépulcre constituent, depuis sa réformation en 1847 par le bienheureux Pape Pie IX, un Ordre qui est un organe central de l'Église et une personne juridique de droit canonique, inscrite à l'Annuaire pontifical EN SAVOIR PLUS Nous déplorons et condamnons expressément l'utilisation abusive de symboles religieux importants par des ordres non reconnus ou à des fins politiques, comme la Croix de Jérusalem. Ce symbole ne doit être utilisé qu'en fonction de sa signification religieuse, par l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem ou par le Patriarcat latin. Voici l’avis officiel de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège sur les Ordres de Chevalerie (Rome – 17.10.2012) " Suite à de fréquentes sollicitations, la Secrétairerie d’Etat précise la position du Saint-Siège à l’égard d’ordres de chevalerie intitulés à des saints ou portant des noms religieux. Outre ses propres ordres (Ordre suprême du Christ, Ordre de l’éperon d’or, Ordre de Pie IX, Ordre de St.Grégoire Le Grand, Ordre de St.Silvestre), il ne reconnaît que l’Ordre souverain et militaire de Malte et l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Le Saint-Siège confirme qu’il n’a pas l’intention de modifier sa position en la matière. Ainsi aucun autre ordre, nouveaux comme reprenant des modèles médiévaux, ne jouit de la reconnaissance du Siège Apostolique, qui ne saurait garantir leur légitimité historique et juridique, leur structure et leur finalité. En vue d’éviter toute équivoque, notamment en matière de délivrance de diplômes chevaleresques et d’usage de lieux saints, abus dommageables à nombre de personnes de bonne foi, le Saint-Siège réaffirme n’attribuer aucune valeur aux diplômes et insignes délivrés par des associations qu’il ne reconnaît pas. Il considère en outre inapproprié l’usage d’églises ou de chapelles pour leurs prétendues cérémonies d’investiture”.
Réunion du Grand Magistère d’automne (11 novembre 2025) « Nous avons décidé de tenir cette réunion sous une forme mixte (en partie par vidéoconférence, en partie en présentiel) afin de ne pas obliger les membres qui ne résident pas en Italie à revenir à Rome si peu de temps après le pèlerinage jubilaire d'octobre et dans le but de contenir les frais de voyage », a expliqué l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone, Gouverneur Général, au début de la réunion du Grand Magistère d’automne, le 11 novembre, au siège temporaire de l’Ordre, situé près de la place Cavour à Rome. Dans ses mots introductifs, le cardinal Fernando Filoni, Grand Maître, est revenu sur le discours du Pape Léon XIV aux pèlerins de l’Ordre venus à Rome pour le Jubilé, indiquant que ce texte important sera un point de référence pour les années à venir. Le Gouverneur Général a ensuite souhaité la bienvenue à un nouveau membre du Grand Magistère, Michael Byrne, Lieutenant d'Honneur pour l'Angleterre et le Pays de Galles, qui, au terme de ses deux brillants mandats à la tête de cette Lieutenance, a été appelé à devenir membre de cette instance suprême qui – comme le stipule l'article 8 des statuts – « assiste le Cardinal Grand Maître dans la gestion de l'Ordre ». Le Gouverneur Général poursuivit son intervention en faisant remarquer que la tragédie qui a frappé la Terre Sainte a eu des répercussions extraordinaires sur la générosité des membres de l'Ordre, dont les dons ont augmenté, tant sous forme de contributions ordinaires prévues par les Statuts, que sous forme de contributions extraordinaires en réponse aux appels humanitaires, ainsi que de dons spéciaux et de campagnes de collecte de fonds. « Au cours de cette année, nous avons dépassé l'envoi total de plus de 20 millions d'euros en Terre Sainte. En revanche, les pèlerinages n'ont pas repris – dans la mesure souhaitée – en raison des craintes et des risques persistants, avec des conséquences néfastes pour les activités économiques liées au tourisme religieux. Le Grand Maître s'est rendu en Terre Sainte en août dernier, et d'autres ont suivi son exemple, mais nous sommes loin des chiffres de pèlerins des années qui ont précédé la guerre et le COVID », a-t-il précisé. Parmi les nouvelles initiatives lancées par l’Ordre, le Gouverneur Général a notamment évoqué la création d’une Fondation de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, de droit italien, constituée par acte notarié le 27 octobre dernier. Elle s'inspire des principes du « tiers secteur », pour des activités de soutien aux projets de l'Ordre de nature économique et commerciale, qu'il était opportun de soustraire de la compétence directe de l'Ordre pour des raisons fiscales et de facilité de gestion. Elle pourra exercer, en autonomie juridique et sans but lucratif, également des activités de nature commerciale, telles que la gestion du musée, l'édition de publications, la promotion d'activités culturelles, sociales et promotionnelles, l'organisation d'événements caritatifs et de représentation », a ajouté l’Ambassadeur Visconti di Modrone. Il a de plus informé l’assemblée que « les travaux de restructuration et de restauration au Palais Della Rovere ont commencé, après l'acquisition laborieuse de toutes les autorisations nécessaires, et se poursuivent en parallèle tant pour la partie Musée, qui sera la première à être achevée, que pour la partie hôtel et celle des bureaux, qui devrait se terminer en 2027 ». Il a rappelé que « la charge de ces travaux est entièrement supportée par le locataire, la société Fort Partners, qui a également couvert les frais de location des bureaux provisoires et a contribué par un don de 800 000 euros à la réalisation du Musée, qui s'ajoute à la contribution de 500 000 euros offerte par le Gouvernement italien ». Selon l’ordre du jour prévu, le cardinal Pierbattista Pizzaballa s’est exprimé durant cette réunion, en direct depuis Jérusalem, remerciant d’abord l’Ordre qui par son soutien financier régulier et stable, ainsi que par les visites et les messages de ses membres, apporte sécurité et sérénité à l’Eglise catholique latin en Terre Sainte au nom du Saint-Siège et de l’Eglise universelle. Par rapport à la situation à Gaza, il a informé de la création d’un bureau d’aide (Jerusalem Response Hub) qui se dédiera de façon spécifique et sur le long terme à la population meurtrie de ce territoire dévasté. « Il s’agit avant tout d’organiser et coordonner l’aide », a-t-il indiqué avec réalisme. À Gaza, les priorités identifiées concernent la reconstruction des établissements scolaires, la distribution de médicaments et la création d'une cantine pour la distribution de repas en attendant la reconstruction de la ville et des maisons, qui prendra des années. Le Patriarcat entend faire face à ces urgences avec un soutien logistique et juridique (Response Hub) en vue d’une reconstruction et d’une reprise de l'activité. Au sujet de la Cisjordanie où chrétiens et musulmans sont unis dans la même détresse, face à l’asphyxie que subit la population locale, sans travail ni ressources, confrontée aux agressions continuelles des colons israéliens, le Patriarche s’est alarmé de l’absence des pèlerins, seuls à pouvoir relancer l’activité économique des familles chrétiennes palestiniennes, en particulier à Bethléem. Le Patriarche a souligné l’importance de renforcer les activités pastorales Il a également parlé des nécessités de la formation des fidèles adultes où ils ont besoin d’une assistance spirituelle, enjeu décisif pour les prochaines générations, spécialement en Israël, à Nazareth par exemple, parce que les vocations religieuses manquent terriblement. Dans ce but, le Patriarche a de l’importance de l’enseignement catholique et il a souligné le besoin de formation pour les enseignants de religion,et d’une reconnaissance pour leur mandat donnée sous forme de « missio canonica ». Enfin, il a exprimé sa volonté que la célébration de la solennité de la Nativité du Seigneur soit préparée cette année avec un faste particulier, afin de donner un signe de vitalité aux fidèles très atteints moralement par le conflit et la colonisation des terres palestiniennes. Le Trésorier Saverio Petrillo a présenté le budget prévu en 2026 avec plus de 15 millions d’euros de recettes que, en considération de l’envoi mensuel au Patriarcat Latin et les dépenses de l’Ordre, envisage une avance de 800 000 euros : de quoi pouvoir poursuivre l’aide à la Terre Sainte. Sami El-Yousef, administrateur général du Patriarcat Latin, depuis son bureau de Jérusalem, a décrit dans le détail la situation sur place et les besoins de la communauté chrétienne. Après un panorama sur les tristes effets de la guerre sur la région, il a expliqué comment les demandes d’aide humanitaire ont quadruplé en 2025 en terme de soins médicaux pour les personnes âgées avec des maladies chroniques, les urgences médicales pour les personnes qui n’ont pas accès à une assurance maladie, le paiement des frais de scolarité, la demande de jeunes et de femmes pour avoir accès au programme de Empowerment et trouver une place dans le monde du travail. À Gaza où l’aide d’urgence a mobilisé les services du Patriarcat , le nombre de bénéficiaires pourrait avoir dépassé les 250 000 personnes. Depuis que le cessez-le-feu est déclaré, l'attention commence à se porter sur l'éducation, le logement, la création d'emplois et la santé. Des postes de travail sont créés en Cisjordanie mais à Jérusalem la priorité est accordée à l'aide sociale (coupons alimentaires, aide financière, aide au paiement du loyer, de l'eau, de l'électricité et des taxes municipales impayées) ainsi qu'à la création d'emplois sous forme de travail quotidien pour la mise en œuvre de projets, de stages de 3 à 6 mois et d’actions en faveur du développement de petites entreprises. Le Patriarcat paie les frais scolaires à de très nombreuses familles, en particulier grâce à la campagne des lieutenances nord-américaines pour les écoles où près de 19 000 élèves sont scolarisés dont environ 58 % de chrétiens. « Soulager le désespoir », selon son expression, est l’œuvre à laquelle s’attelle le Patriarcat, à Gaza comme en Cisjordanie, cherchant en Jordanie et en Israël à consolider les appuis pastoraux auprès des chrétiens qui sont souvent tentés par l’émigration. Les activités pastorales ont connu en effet une augmentation importante : camps d'été, activités estivales des aumôneries de jeunesse et des troupes scoutes. Le président de la Commission Terre Sainte, Bart McGettrick, a raconté la visite en Jordanie des membres de la Commission (lire notre article dans la Newsletter 78 d’octobre dernier, pages 11-12), insistant sur l’importance dans l’avenir de la reconstruction physique et humaine des personnes avec la fin des hostilités. Les Vice-Gouverneurs, Tom Pogge depuis les Etats Unis, John Secker via un rapport écrit, Jean-Pierre de Glutz et Enric Mas en présentiel, ont ensuite parlé de sujets qui demeurent à l’étude en interne avant d’exposer leur point de vue sur le développement de l’Ordre en fonction des zones géographiques qui leur sont confiées, d’où il ressort des avancées notables partout, spécialement en Amérique latine où l’Equateur et le Chili pourraient bientôt voir naître des groupes de Chevaliers et Dames. Le Chancelier Bastianelli, en charge de la Commission Nominations et Promotions a pour sa part montré que les entrées dans l’Ordre compensent toujours les décès, avec 1051 admissions à cette date, faisant approcher de 30 000 le nombre de membres répartis dans le monde. En conclusion de la rencontre, le Grand Maître est revenu sur l’importance de l’accompagnement spirituel dans l’Ordre, auquel est dédié son nouveau livre pour marcher au pas des saints, intitulé « I miei giorni sono nelle tue mani » (« Mes jours sont dans tes mains ») publié en italien pour le moment et dont les recettes sont reversées à l'Ordre au profit des œuvres en Terre Sainte. Il a annoncé dans la même perspective la parution prochaine d’un livre sur saint Bartolo Longo, rédigé par Mgr Tommaso Caputo, archevêque- Prélat de Pompéi et Assesseur de l’Ordre, et a confirmé la création d’un espace des Amis de l’Ordre, pour accueillir des personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas devenir membres, mais qui sont désireuses de soutenir la Terre Sainte par des offrandes libres qui devront être gérées de façon transparente sur des comptes à part dans chaque Lieutenance. La prochaine réunion du Grand Magistère est prévue le 21 avril 2026. François Vayne, avec Andreina Merheb et Livia Passalacqua Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
« Je n’ai jamais vécu un moment aussi difficile ». Ce sont les mots du Patriarche latin de Jérusalem, Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, qui a passé 35 ans de sa vie en Terre Sainte et a dû faire face à de nombreuses crises. En effet, le cessezle- feu du 13 octobre dernier à Gaza n’efface pas les difficultés auxquelles la Terre Sainte est confrontée et, même s’il y a eu d’importantes évolutions, l’incertitude sur les prochains pas demeure. « Nous sommes brisés, profondément blessés par ce que nous vivons, par le climat de haine qui a engendré cette violence qui, à son tour, engendre davantage de haine dans un cercle vicieux impossible à briser », déclarait le cardinal Pizzaballa, Grand Prieur de notre Ordre, dans un message vidéo, depuis Jérusalem, à l’occasion de la veillée de prière « Paix pour Gaza » organisée à Rome le 22 septembre par la Communauté de Sant’Egidio, avant le cessez-le-feu. Son analyse d’alors continue à résonner : « Nous avons laissé le champ libre à de nombreux extrémistes, des deux côtés. Mais je vois aussi beaucoup de personnes douces : toutes ces personnes qui s’engagent, rendent justice au prix de sacrifices personnels, Israéliens, Palestiniens, juifs, chrétiens, musulmans, ici ce n’est pas une question d’appartenance mais d’humanité avant tout ». La proximité de l’Ordre Dans une situation d’une telle gravité, les Chevaliers et les Dames du Saint-Sépulcre ne peuvent qu’essayer de poursuivre leur mission de soutien à l’Église Mère de Jérusalem avec constance et foi, en faisant leur l’espérance à laquelle ce Jubilé nous invite. Du soutien en matière de prière, d’attention et de proximité, et de contribution financière pour répondre aux besoins considérables. « Grâce à leurs dons volontaires et mensuels, les Chevaliers et les Dames de l’Ordre du Saint-Sépulcre ont permis au Grand Magistère de l’Ordre à Rome d’envoyer des aides en Terre Sainte chaque semaine, pour un montant total de plus de 16 millions en 2024. Cette moyenne de quatre millions par trimestre a déjà été largement dépassée au cours de la même période en 2025 en raison des besoins actuels qui ont clairement suscité une plus grande générosité de la part de nos Membres », confirme le Gouverneur Général de l’Ordre du Saint-Sépulcre, l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone. Gaza au centre de nos préoccupations « La grande majorité de ces contributions (environ 80 % ) » – a poursuivi l’Ambassadeur Visconti di Modrone – « est destinée régulièrement au Patriarcat latin de Jérusalem qui, à travers ses paroisses et institutions, s’est engagé dans des actions humanitaires, dont l’envoi de nourriture, d’eau, de médicaments et de carburant à Gaza (environ 1,5 million déjà en 2024, une somme déjà dépassée pour 2025 ) ». Gaza est clairement au centre de nos préoccupations : une tragédie face à laquelle nous nous sentons impuissants. Après l’attaque de juillet contre l’église de la Sainte-Famille, seule paroisse latine de Gaza, où depuis deux ans ont trouvé refuge les quelques centaines de catholiques restés dans la Bande de Gaza, avec d’autres chrétiens, le Patriarche latin et le Patriarche Théophile III, sont allés ensemble réconforter cette petite communauté qui pleurait ses victimes. Au cours des mois qui ont suivi, nous avons assisté aux opérations d’évacuation de la ville de Gaza menées par l’armée israélienne. George Akroush, directeur du Bureau de développement du Patriarcat latin, raconte le choix de la paroisse catholique de la Sainte-Famille de ne pas quitter l’église : « Nos prêtres et religieux avaient choisi de rester, en partageant le peu qu’ils avaient, parce que ceux qui avaient décidé de partir suite aux ordres d’évacuation ont fait face à des humiliations constantes et n’avaient pas vraiment d’endroit sûr où aller. Ceux qui sont partis couraient le risque d’être tués à chaque pas qu’ils faisaient, en plus de devoir faire face à la raréfaction de l’eau, de la nourriture, des tentes, des médicaments et de l’électricité – quand tout cela était disponible – avec la peur constante des bombardements, des démolitions et des déplacements, qui faisaient partie de la vie quotidienne à Gaza ». Continuons de prier pour cette communauté et pour tous les habitants de Gaza qui doivent maintenant affronter le temps de la reconstruction. Une crise qui s’étend à toute la population palestinienne La situation n’est pas calme dans le reste des territoires palestiniens et à Jérusalem- Est. « Ces zones sont souvent peu couvertes par les médias internationaux, et pourtant » – indique George Akroush du Patriarcat latin – « leur population souffre de restrictions croissantes, de barrages routiers et d’isolement qui minent les moyens de subsistance et tout espoir. À l’heure actuelle, rien qu’en Cisjordanie, plus de 1 200 portails en fer, barrières et postes militaires ont été érigés dans le but d’isoler les villes palestiniennes les unes des autres. Pour de nombreuses familles chrétiennes – en particulier celles qui dépendaient de l’activité touristique et des services aux pèlerins et aux visiteurs – estimées à plus de 60 % des familles chrétiennes – le chômage est devenu chronique ». Face à ces situations critiques, le Patriarcat renforce ses services, et l’Ordre est à ses côtés pour soutenir les besoins fondamentaux de la population par la création d’emplois et l’aide aux petites entreprises pour les chrétiens au chômage, une contribution pour des opérations médicales urgentes et les frais de santé pour les personnes qui ne peuvent pas se permettre des soins médicaux, ainsi que des bons alimentaires, et le soutien essentiel au réseau d’écoles géré par le Patriarcat. Grâce à la contribution de l’Ordre, le Patriarcat a pu poursuivre l’initiative jubilaire d’effacement des dettes de frais de scolarité jusqu’à l’année 2024/2025 (non incluse), une situation que de nombreuses familles – entre Covid, guerre et chômage – vivaient avec anxiété. Un regard vers l’avenir Le chemin est long, la diplomatie avance. C’est à nous de prier avec foi pour la paix. Les petites actions que nous pouvons soutenir en tant qu’Ordre du Saint-Sépulcre sont concrètes et immédiates. Comme le précise George Akroush, « elles ne répondent pas aux causes politiques les plus profondes de la souffrance, mais elles maintiennent les personnes en vie et donnent aux familles la dignité d’un avenir », et il conclut en s’adressant aux partenaires stratégiques, citant en premier l’Ordre du Saint-Sépulcre : « Nous n’oublierons jamais votre solidarité. Vos dons se traduisent directement en vies protégées, en scolarité pour les enfants, en opérations, en aides pour les personnes âgées, et en soutien aux coeurs fragiles ». Elena Dini Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Trois jours à Rome sur les pas des apôtres Pierre et Paul Le pèlerinage jubilaire international de l’Ordre du Saint-Sépulcre a réuni, du 21 au 23 octobre 2025, plus de 3 600 Chevaliers et Dames venant de tous les continents. Le Gouverneur Général, les quatre Vice-Gouverneurs Généraux (Europe, Asie-Pacifique, Amérique du Nord et Amérique Latine), ainsi que de nombreux Lieutenants, ont guidé les pèlerins de l’Ordre pendant ces trois jours. En leur nom à tous, le Grand Maître a offert au Saint-Père une icône de Notre-Dame de Palestine réalisée spécialement pour lui en Terre Sainte. « Vous êtes venus à Rome de différentes parties du monde, ce qui nous rappelle que la pratique du pèlerinage est à l'origine de votre histoire. Vous êtes en effet nés pour garder le Saint-Sépulcre, pour prendre soin des pèlerins et pour soutenir l'Église de Jérusalem », a dit le Pape Léon XIV aux plus de 3600 Chevaliers et Dames de l’Ordre du Saint-Sépulcre venus en pèlerinage jubilaire à Rome. Le Saint-Père les recevait, le 23 octobre dernier, dans la salle Paul VI, au troisième jour de leur pèlerinage, juste avant la célébration de la messe dans la basilique Saint-Pierre, qui les a rassemblés autour de leur Grand Maître, le cardinal Fernando Filoni. Le Saint-Père les a remerciés en particulier pour l’aide considérable qu’ils apportent aux communautés de Terre Sainte, « sans bruit et sans publicité », « en soutenant le Patriarcat latin de Jérusalem dans ses diverses activités : le Séminaire, les écoles, les œuvres caritatives et de secours, les projets humanitaires et éducatifs, l'Université, l'aide aux Églises, avec des interventions particulières dans les moments de crise majeure, comme pendant la pandémie de Covid et les jours tragiques de la guerre. » Au nom des 30 000 membres de cette institution pontificale, hommes et femmes, laïcs pour la plupart, répartis sur tous les continents, représentés par les pèlerins présents venus d’une quarantaine de pays, le cardinal Filoni a offert au Pape une icône de la patronne de l’Ordre, Notre-Dame de Palestine (fêtée tous les ans le 25 octobre), réalisée spécialement pour lui en Terre Sainte par une religieuse de la congrégation des sœurs de Bethléem. « Nous savons que la Vierge Marie a eu un fils, mort et ressuscité pour nous, mais elle a eu aussi une petite fille, qu’elle porte dans ses bras sur cette icône », a commenté le Grand Maître en montrant l’icône mariale au Pape. « Cette petite fille, représentée par la cité sainte de Jérusalem, c’est l’Église universelle que nous formons tous ensemble », a ajouté en substance le cardinal Filoni, suscitant un bon sourire sur le visage du successeur de Pierre, dont les paroles d’encouragement qu’il venait de prononcer ont touché les cœurs de tous les Chevaliers et Dames. « L'Église vous confie à nouveau le devoir d'être les gardiens du Sépulcre du Christ. Soyez-le ainsi, dans la confiance de l'attente, dans le zèle de la charité, dans l'élan joyeux de l'espérance », leur a-t-il notamment lancé avant de les bénir, dans une joyeuse ambiance de fraternité et de confiance renouvelée. C’est justement cette dynamique du service désintéressé évoquée par le Saint-Père que les Chevaliers et Dames ont cherché à cultiver pendant leur pèlerinage : il se sont ressourcés spirituellement dans les quatre basiliques papales, recevant l’indulgence plénière en passant la Porte Sainte – pour eux-mêmes ou des personnes décédées - et en se confessant aux prêtres présents. Saint-Paul-hors-les-Murs Après avoir été accueillis le mardi 21 octobre dans leurs lieux d’hébergement à Rome par les membres du staff du Grand Magistère, les participants au pèlerinage jubilaire ont participé l’après-midi même à la messe d’ouverture du pèlerinage, présidée par le Grand Maître, dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Après le passage de la Porte Sainte, ils ont médité sur le sens de leur engagement dans cette basilique où sont vénérées les reliques des chaînes de saint Paul, qui avait à cœur la mission parmi les peuples ainsi que le soutien envers l’Église de Jérusalem. Lors de la célébration, à l’écoute de la prédication du cardinal Fernando Filoni, chacun a pu réactualiser sa rencontre personnelle avec le Seigneur, pour continuer à servir comme apôtre de la paix, de la réconciliation et de la compassion. Désireux eux aussi, avec tous les pèlerins du jubilé 2025, de « devenir des pèlerins d’espérance » (1 Tm 1, 1), enracinés dans la charité du Christ, les membres de l’Ordre se sont de nouveau mobilisés pour « aller prêcher et rendre témoignage » (Mc 16, 14-18). Saint-Jean-de-Latran Le lendemain, mercredi 22 octobre, les pèlerins de l’Ordre ont traversé la Porte Sainte de la basilique Saint-Jean-de-Latran qui abrite, selon la tradition, l’autel en bois de l’apôtre Pierre. Après sa profession de foi et l’affirmation par le Christ de la primauté pétrinienne (Mt 16, 13-19), le prince des apôtres a offert sa vie pour l’Église qui – a rappelé le cardinal Filoni dans son homélie - est « une communion de personnes unies par la foi en Jésus et en sa révélation, l’espace dans lequel le mystère transcendant de Dieu rencontre chacun de nous et rencontre notre monde ». Dans cet esprit, le Grand Maître a exhorté les pèlerins à laisser Dieu régénérer en eux la foi, l’espérance et la charité, selon les modalités indiquées par les statuts de l’Ordre : renoncement personnel, générosité envers leurs Églises locales et celle de Terre Sainte, dans un élan de participation à la sollicitude du Pape envers le maintien de la présence chrétienne sur les lieux où le Christ a vécu et a donné sa vie. Admirant dans l’abside les mosaïques représentant le mystère de la Jérusalem nouvelle, les pèlerins ont médité sur l’enseignement du Grand Maître indiquant que la vocation des membres de l’Ordre est la construction d’un édifice spirituel (1 Pt 2, 4-5.9-10), à travers le dialogue et la réconciliation de tous les peuples de Terre Sainte (2 Co 5, 19). Sainte-Marie-Majeure Dans l’après-midi du 22 octobre, le pèlerinage jubilaire de l’Ordre du Saint-Sépulcre s’est poursuivi avec le passage de la Porte Sainte de la basilique Sainte-Marie-Majeure. Elle fut construite au IVe siècle selon la volonté de la Vierge Marie exprimée au Pape Libère, et Sixte III la consacra au culte après la reconnaissance de la maternité divine de Marie par le concile d’Éphèse en 431, indiquant que le mystère de l’incarnation nous ouvre au salut. La relique de la crèche est d’ailleurs conservée, au dire de la tradition, dans cette basilique qui en fait « la Bethléem de l’Occident ». Les Dames et les Chevaliers se sont souvenus que dès le sein de la Mère (Ps 22), ils sont enfants et héritiers, grâce à l’Esprit qui les inspire à appeler Dieu « Abba, Père » (Ga 4, 4-7), à la suite du Christ et en lui. Forts de cette expérience surnaturelle, ils se sont unis dans la prière au « fiat » de la Mère de Dieu devant les mosaïques de l’Annonciation, de la Présentation au Temple et de l’Adoration des Mages. En procession, derrière le Grand Maître et le Gouverneur Général, les pèlerins ont récité le rosaire silencieusement, se recueillant quelques instants devant l’icône Salus Populi Romani attribuée à saint Luc, qui fut si chère au cœur du Pape François, dont la dépouille mortelle repose dans cette basilique. Saint-Pierre Le 23 octobre, les plus de 3600 Dames et Chevaliers, après avoir participé à l’audience pontificale que leur a accordée Léon XIV, se sont rendus en procession de la salle Paul VI jusqu’à la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, avant de participer à la célébration eucharistique présidée par le Grand Maître. « Ubi Petrus, ibi Ecclesia », « Là est Pierre, là est l’Église » : avec cette sentence de saint Ambroise, le cardinal Filoni a de nouveau insisté sur la participation active des membres de l’Ordre à la sollicitude du Pape pour le soutien de l’Église en Terre Sainte. Avant la photo de groupe, l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone, Gouverneur Général, grand ordonnateur de cet évènement historique, s’est adressé publiquement à tous les participants, confrères et amis de l’Ordre : « Je vous remercie pour la dévotion avec laquelle vous avez participé aux différentes étapes dans les quatre basiliques romaines et aussi pour la patience avec laquelle vous avez affronté quelques désagréments. Organiser la participation de trois mille sept cents pèlerins venus du monde entier n’a pas été facile, mais j’espère que vous garderez un bon souvenir de ces journées romaines, qui nous ont renforcés dans notre foi et dans notre amour pour la Terre Sainte ». Regardant vers la majestueuse statue de sainte Hélène, qui promut la construction de la basilique du Saint-Sépulcre, les pèlerins l’ont intérieurement invoquée pour qu’elle intercède avec la Vierge Marie, afin que des situations apparemment insurmontables en Terre Sainte trouvent des voies de solution heureuse. Après ces trois jours pour renaitre en Dieu, ils se sont quittés dans l’enthousiasme, échangeant leurs coordonnées, se promettant de prier les uns pour les autres et de rester en lien pour soutenir toujours davantage l’Église Mère de Jérusalem. Parmi les pèlerins, Julio Menchù, Chevalier du Guatemala, a témoigné devant les caméras de télévision à la fin de ce pèlerinage « Notre modèle est saint Bartolo Longo, que le Pape a canonisé le 19 octobre. Chevalier du Saint-Sépulcre, il a porté du fruit en abondance autour de lui grâce à son amour de Marie. Voilà notre programme ! » François Vayne Source: Site Web Grand Magistère – Grand Magistère de l'Ordre Equestre du Saint-Sépulcre Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
La canonisation du bienheureux Bartolo Longo a eu lieu le 19 octobre 2025 sur la place Saint-Pierre à Rome. Léon XIV a présidé la cérémonie solennelle, au cours de laquelle d'autres bienheureux ont également été canonisés par le pape. Le sens d'une canonisation réside dans le fait que l'Église est appelée à la sainteté à travers ses enfants et que ceux-ci, ayant au centre de leur vie le mystère de Jésus, avec sa passion, sa mort et sa résurrection, modèlent leur existence et deviennent une source d'inspiration pour tant d'autres hommes et femmes. Bartolo Longo atteint la sainteté après une longue période d'égarement spirituel ; il revient à Dieu en empruntant la voie de la charité, de l'amour pour Marie et de la prière du Rosaire, à laquelle il associe ses amis et ses connaissances. Comme Jean au pied de la croix, Bartolo Longo offre à Marie une « maison » : le sanctuaire de Pompéi, situé dans une région désolée, pauvre et mal famée. Voici le chemin qu'il parcourut jour après jour jusqu'au moment où, malgré des malentendus et des calomnies injustes, il devint Chevalier du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Cet honneur marqua la fin de sa vie, et c’est revêtu de sa tenue de Chevalier qu’il fut enterré. Bartolo Longo ne devint pas chevalier par héritage dynastique ou de titre ; il le devint parce qu'il avait conservé le souvenir indélébile de la Rédemption, ce que chaque Chevalier et chaque Dame du Saint-Sépulcre ne devrait jamais oublier, alors que l'on est si souvent pris par des considérations trop humaines et superficielles. En 1925, à l'occasion du 50e anniversaire de l'arrivée à Pompéi du tableau de la Vierge du Rosaire, Pie XI, Grand Maître de l'Ordre, décida de lui conférer le titre de Chevalier Grand-Croix, qui lui fut remis le 30 mai par le cardinal Augusto Silj. Le cardinal Pietro Gasparri, secrétaire d'État, déclarait en remettant au cardinal Silj les insignes chevaleresques et le bref : « Je suis certain que cette haute distinction, qui est la reconnaissance des grands mérites acquis par cet homme illustre, l’encouragera également à poursuivre son apostolat religieux et humanitaire avec l'énergie infatigable et juvénile qui le caractérise.» Au cours de la cérémonie solennelle, Bartolo Longo remercia le cardinal Silj et déclara être pauvre : il ne possédait que les insignes chevaleresques reçus grâce à la bienveillance du Pape et qu'il léguait aux orphelines et aux enfants de prisonniers (cf. Dicasterium De Causis Sanctorum – Pompeiana – Canonizationis Beati Bartolomeai Longo – Viri Laici – Positio Super Canonizatione, Romae 2024, p.787-788). Nous, Chevaliers et Dames, ne pouvons aujourd'hui que nous sentir heureux. Beaucoup d'entre vous participent à la célébration place Saint-Pierre, et nous nous réjouissons tous de la grâce qui nous est accordée d'avoir un confrère laïc déclaré saint. Que son intercession nous accompagne chaque jour, inspire nos pas et sème les graines de la réconciliation et de la charité en cette période si difficile pour la Terre Sainte que Bartolo Longo, fervent chrétien et Chevalier du Saint-Sépulcre, aimait profondément. Fernando Cardinal Filoni Grand Maître Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Lors de leur visite de printemps en Israël et en Palestine, les membres de la Commission pour la Terre Sainte du Grand Magistère ont été touchés par les témoignages des personnes qui forment le staff administratif du Patriarcat latin. George Akroush, directeur du Bureau de développement du Patriarcat latin, a répondu à nos questions. Que pouvez-vous nous dire de la situation en Terre Sainte ? La situation est extrêmement critique. Nous n’avons jamais eu à faire face à de tels défis concernant la présence des chrétiens en Terre Sainte. Malheureusement, la plupart d’entre eux sont sans emploi depuis le déclenchement de la guerre à Gaza. La communauté chrétienne est largement dépendante du secteur du tourisme et c’est ce qui rend le conflit actuel si difficile pour nous en particulier. Nous pouvons même dire que 70% de la communauté chrétienne dépend directement et indirectement du secteur du tourisme. Ces personnes ont déjà beaucoup souffert pendant le Covid. Puis, elles ont pu travailler seulement pendant un an, avant que la guerre éclate à Gaza. Et maintenant elles souffrent à nouveau d’une absence de revenus. En effet, les autorités israéliennes ont fermé les checkpoints, et tous les chrétiens qui travaillaient à Jérusalem ont perdu leur travail, à l’exception d’un très petit nombre d’entre eux qui travaillent pour des organisations chrétiennes et quelques écoles. Combien de checkpoints y a-t-il en Cisjordanie ? Environ 900, en comptant ce que nous appelons les “murs de fer”, ce qui veut dire que même à l’intérieur d’une ville on ne peut pas aller d’un endroit à l’autre. Aller de Ramallah à Jérusalem est devenu impossible, et aller de Bethléem à Ramallah est difficile parce que vous pouvez rester bloqué à un checkpoint pendant trois à six heures. Quelle est la proportion de chrétiens touchés ? Au moins la moitié des chrétiens de Cisjordanie se retrouvent sans emploi. Et ce qui est très important, c’est que cela ne touche pas seulement les personnes qui travaillaient dans les hôtels, les restaurants, les boutiques de souvenirs, l’artisanat, comme le bois d’olivier, ou la nacre… cela touche également d’autres activités qui dépendent également du tourisme. Nous avons par exemple beaucoup de pâtisseries à Bethléem, et tous ces commerçants ont perdu au moins 70% de leurs revenus précédents. L’Église doit faire face à un pourcentage de chômage élevé. D’après les estimations, 74 % des jeunes chrétiens sont sans emploi actuellement, ce qui représente une charge humanitaire importante pour l’Église, qui est le seul endroit vers lequel ils peuvent se tourner en ces temps difficiles. L’aide américaine a pris fin. Quel est l’impact de cette mesure ? Après l’élection de Trump, l’Administration américaine a décidé de mettre fin aux programmes USAID envers la population palestinienne, et nous parlons ici de secteurs majeurs qui bénéficiaient de cette aide américaine, comme la santé, l’éducation, ou les infrastructures. Des milliers de personnes ont donc perdu leur travail, parmi lesquelles de nombreux chrétiens – environ 300 – qui travaillaient pour les services de l’aide américaine, à Jérusalem ou en Cisjordanie. C’est le Patriarcat qui est moteur en Terre Sainte pour la création d’emplois, l’assistance humanitaire, les fournitures médicales, les opérations et les procédures médicales… le tout grâce à l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Quelles sont les autres organisations qui aident le Patriarcat ? Beaucoup d’organisations, églises et paroisses du monde entier nous aident, mais pas autant que l’Ordre, bien sûr. Je pense que le deuxième soutien du Patriarcat est l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse. Que pouvez-vous dire à nos membres du monde entier pour les encourager à aider l’Église maintenant, quelles sont les priorités concrètes ? Tout d’abord, je pense que, sans l’engagement des Chevaliers et des Dames, l’Église locale ne peut pas continuer ses activités qui sont considérées comme la seule bouée de sauvetage pour les chrétiens locaux; sans l’Ordre, nous ne pourrions pas poursuivre notre mission d’éducation, le travail pastoral ou les programmes d’intervention humanitaire, y compris la création d’emplois. Cela fait seize mois que de nombreuses familles sont sans revenus. Nous dépendons de l’Ordre pour payer les médicaments des personnes souffrant de maladies chroniques et pour couvrir les coûts des opérations médicales. Nous avons plus de 50 chrétiens étudiants en médecine que nous aidons, par exemple, et cela est une opération qui coûte très cher, mais c’est aussi une expérience qui change leur vie car ils deviennent indépendants et peuvent aider d’autres personnes dans un avenir proche. Ainsi, grâce à l’Ordre, nous avons pu obtenir des fonds pour cette initiative vitale. Dites-nous quelques mots sur votre vie. Quelle est votre espérance ? Je suis né à Jérusalem et je suis Palestinien. En tant qu’homme et père de trois enfants, deux filles et un garçon, âgés de 21, 18 et 11 ans, je n’ai jamais rien vu de tel, je n’ai jamais connu un tel défi. L’an prochain, j’aurai 50 ans, j’ai survécu à plusieurs guerres qui ont touché notre région, de la première Intifada aux guerres du Golfe, à la deuxième Intifada et à plus de six guerres à Gaza. Cela fait depuis 27 ans que je travaille pour les institutions de l’Église, mais je n’ai jamais vécu une telle situation. C’est pourquoi nous faisons appel aux personnes qui souhaitent témoigner une présence continue des chrétiens en Terre Sainte, pour qu’elles nous aident plus encore, car il serait trop douloureux de voir la Terre Sainte, terre de l’incarnation et du salut, sans aucun chrétien. Nous ne voulons pas transformer cette terre en musée, nous voulons rester les pierres vivantes de la terre de notre Seigneur Jésus. Le Pape Jean-Paul II a contribué à faire tomber le mur de Berlin. Pensezvous qu’un pape pourrait mettre fin à la guerre ici ? Le Pape François comme le Pape Léon ont dit que l’espérance en actes consiste à reconstruire des ponts, à faire tomber des murs… C’est un grand rêve pour nous de pouvoir vivre un jour en Terre Sainte sans murs et sans toutes ces complications pour Israël, la Palestine, la Jordanie… Nous partageons la même histoire, et nous aurons également le même avenir. Ainsi, les seules solutions sont la paix et la justice, pour que nos enfants restent dans leur patrie, pour la Terre Sainte et pour que puissent revenir tous les chrétiens qui ont émigré en Amérique latine, en Europe et dans le monde entier… Au Chili par exemple, à Santiago, il y a plus de 500 000 chrétiens palestiniens qui ont quitté la Terre Sainte à cause de la situation politique et socio-économiques difficile. Tout accord de paix entre Israël et la Palestine bénéficierait en premier lieu aux chrétiens qui sont piégés dans cet horrible conflit. Je prie donc pour qu’un jour prochain un pape puisse faire tomber les murs ici aussi. Propos recueillis par François Vayne Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le Saint-Père a confirmé l’élection du Révérendissime Père Francesco Ielpo en tant que Custode de Terre Sainte et Gardien du Mont Sion, élection effectuée par le Ministre Général de l’Ordre des Frères Mineurs avec son Définitoire. Fr. Francesco Ielpo, de nationalité italienne, est né à Lauria (province de Potenza) le 18 mai 1970. Il a fait sa profession solennelle en 1998, et a été ordonné prêtre en 2000. Il a occupé, entre autres, le poste de Commissaire de Terre Sainte, membre du Conseil d’administration de l’Association Pro Terra Santa et, depuis 2022, il est Président de la Fondation Terre Sainte, Délégué du Custode de Terre Sainte pour l’Italie, Délégué général pour la restructuration des Provinces en Campanie, Basilicate et Calabre. Au Frère Francesco Ielpo, nous adressons nos vœux les plus sincères pour une mission féconde au service de la « Perle des Missions » ; et au Frère Francesco Patton, notre profonde gratitude pour les neuf années d’un service généreux en Terre Sainte. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Nouvelles de la Terre Sainte
Un été placé sous le signe de la foi, de la joie et de la préparation L’été 2026 a offert aux enfants et aux jeunes chrétiens de toute la Terre Sainte de nombreuses occasions de prière, de formation, de service, de fraternité et de loisirs. À travers des camps et des rassemblements organisés en Palestine, en Galilée, en Jordanie et à Chypre, les différents mouvements de jeunesse ont accompagné les participants dans leur cheminement de foi, leur découverte de soi et leur prise de responsabilités, tout en renforçant leur sentiment d’appartenance à l’Église et les uns aux autres. Palestine Le programme estival a débuté par une journée de formation intitulée « Leadership et compétences », destinée aux membres des comités du Secrétariat général. Organisée au Centre du Secrétariat général à Ein Arik et animée par Bishara Alawi , cette journée a permis aux participants de réfléchir au leadership mûr, au développement personnel et à l’importance de relier le leadership aux valeurs spirituelles et aux Écritures. Pour les jeunes en âge de travailler, le camp « Wake Up Call », d’une durée de deux jours, a combiné formation spirituelle et psychologique avec des activités récréatives. Le programme a abordé les thèmes de la peur et de la résilience, des émotions, de la conscience de soi et de la persévérance dans la foi, avec des moments de prière, d’examen de conscience et d’adoration eucharistique. Pour les enfants, le camp « Threads of the Story », qui s’est déroulé du 18 au 20 juin, a offert un cadre joyeux pour découvrir le rôle de Marie dans l’histoire du salut et réfléchir à l’enfance de Jésus ainsi qu’à leur propre cheminement de foi. Le programme comprenait une messe, une adoration eucharistique, des activités sportives, des jeux et des activités aquatiques, ainsi qu’une formation destinée aux animateurs accompagnant les enfants. Pour les jeunes de différentes tranches d’âge, l’initiative « Réjouis-toi avec moi » a rassemblé les jeunes lors d’une série de rencontres sportives organisées dans les différentes paroisses. Au-delà de la compétition, ces activités ont favorisé l’amitié, le travail d’équipe et le sentiment d’appartenance. Pour les lycéens, le camp « Stella Maris » a invité les participants à « prendre le large » (Lc 5, 4), afin d’explorer les profondeurs de la foi et de la vie personnelle à travers des sessions spirituelles, psychologiques et sociales. Le programme comprenait une réflexion sur la pureté du cœur, la théologie du corps et l’Immaculée Conception, avec Jésus comme « capitaine » du voyage et Marie, Étoile de la Mer, comme compagne. L’été s’est achevé avec « Polaris », un camp destiné aux étudiants universitaires organisé par Jesus’ Homeland Youth . Axé sur la question du véritable trésor de la vie, ce camp a combiné des exposés spirituels et des discussions sur les relations, la santé mentale, la productivité et les défis du monde numérique, aidant ainsi les participants à discerner ce qui les conduit vers Dieu. Galilée En Galilée, la deuxième édition de « Faith on Fire » a réuni des jeunes et des familles au bureau de la pastorale des jeunes du Secrétariat général. La soirée a débuté par une réflexion du père Ramez Twal et s’est poursuivie par des hymnes, du karaoké et de la musique, créant une atmosphère de foi, de joie et de communion. Pour les lycéens, le programme « M’aimes-tu ? », organisé à l’école Don Guanella de Nazareth, a proposé une réflexion sur la vie de saint Pierre et son parcours, de la peur et de la faiblesse au témoignage et au leadership. À travers des activités interactives et la prière, les participants ont été invités à réfléchir à la manière dont l’amour pour le Christ s’exprime dans la vie quotidienne. La journée s’est conclue par une messe. Pour les collégiens, le programme « Je vous ai aimés d’un amour éternel », organisé à Haïfa, a combiné réflexion spirituelle, jeux et activités interactives inspirées de rencontres évangéliques telles que celle de la femme atteinte d’une hémorragie, de Zachée et du Bon Samaritain. Une activité de type « Escape Room » a favorisé le travail d’équipe tout en transmettant des messages spirituels. L'association a clôturé ses activités estivales par son premier camp destiné aux étudiants universitaires et aux jeunes actifs, intitulé « I Found You », qui s'est déroulé à Beit Aram, à Nazareth, et auquel ont participé une soixantaine de jeunes hommes et femmes venus de différentes régions. Au cours de ce camp, les participants se sont lancés dans un parcours spirituel qui a débuté par des questions proches de leur quotidien : « Qui suis-je ? Que recherche-je au milieu des pressions et des défis de la vie ? » Ce parcours les a amenés à découvrir la présence du Christ, qui nous trouve et nous accompagne tout au long du chemin. Tout au long du camp, ils ont pris part à des réflexions sur l’Évangile, à des moments de prière, à des activités interactives et à des initiatives de groupe, créant ainsi une atmosphère qui a rassemblé les jeunes autour de la foi, de la rencontre et de la participation. Jordanie En Jordanie, les camps d’été avaient pour thème commun la disponibilité et la préparation : disponibilité du cœur, de l’esprit et des actions, enracinée dans la foi, la conscience de soi, la responsabilité et la volonté de servir. Pour les enfants, le camp « JEC City » s’est déroulé du 2 au 5 juillet au Centre Notre-Dame-de-la-Paix. À travers la prière, des ateliers, des jeux et des défis, les participants ont réfléchi à la manière dont la disponibilité naît dans le cœur et s’exprime dans la vie quotidienne. Pour les collégiens, « JEC City » a exploré les émotions, la formation des pensées, les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle, le discernement et la prise de décision. Les participants ont également découvert la méthodologie « Voir, Juger, Agir » du mouvement de jeunesse. Pour les lycéens, « JEC City » a mis l’accent sur la foi, la liberté chrétienne, le leadership, les choix universitaires, les réseaux sociaux et la définition d’objectifs, parallèlement à des ateliers sur la gestion du temps et les priorités. La prière, le rosaire, la confession et une soirée de cantiques et de louanges sont venus compléter cette formation. Pour les jeunes en âge de travailler, le dernier camp a pris la forme d’un pèlerinage à travers le Wadi Rum et Aqaba, axé sur la disposition au service et le courage de dire « oui » à l’appel de Dieu. Une messe, une réflexion spirituelle, une marche aux chandelles, une prière du soir et des activités de groupe ont accompagné ce pèlerinage, qui s’est conclu par une messe à l’église Stella Maris d’Aqaba. Chypre À Chypre, onze jeunes de la Jeunesse latine ont participé à la « Marche franciscaine » organisée par les franciscains d’Assise, en Italie, dans le cadre du Jubilé marquant le 800e anniversaire de la mort de saint François d’Assise. Ce pèlerinage d’environ 50 kilomètres, de Spolète à Assise, a été marqué par la prière, la réflexion, la prédication et la communion fraternelle. Les jeunes ont médité sur le cheminement humain vers Dieu, sur les fardeaux et les difficultés que nous portons, ainsi que sur l’invitation de saint François à reconnaître la présence de Dieu dans la création. Ils ont ensuite participé à la « Rencontre GO » , approfondissant ainsi leur expérience de la spiritualité franciscaine. La rencontre s’est conclue par une messe célébrée par le pape Léon XIV, qui a invité les jeunes à s’inspirer de l’humilité et de l’espérance de saint François et à aller dans le monde en tant que témoins capables de contribuer à sa transformation. Parallèlement à ces rassemblements plus larges, les communautés chrétiennes de jeunes de Lefkosia ont poursuivi leurs activités estivales à travers des visites, des retraites et des célébrations communautaires. Les jeunes de Saint-Paul ont visité le tombeau de saint Barnabé à l’occasion de la fête de saint Paul, le 29 juin, tandis que la communauté Sainte-Élisabeth de Hongrie a organisé une retraite estivale pour la communauté francophone à la paroisse Saint-Nicolas. La communauté Saint-Barnabé a également marqué ses célébrations par une semaine consacrée à la chorale et une visite des ruines antiques de Famagouste, tandis que la communauté Saint-Cyrille a organisé des rencontres tout au long de l’été. Un été placé sous le signe de la croissance et de la communion Partout en Terre Sainte, les formes et les thèmes variaient, mais l’objectif restait le même : accompagner les enfants et les jeunes dans leur croissance humaine et spirituelle. À travers la prière et la formation, le sport et les loisirs, le service et la fraternité, les camps d’été ont offert aux jeunes des espaces pour découvrir leurs talents, approfondir leur relation avec Dieu et l’Église, et grandir dans une foi de plus en plus ouverte à la responsabilité et au service. Nicolawos Hazboun Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le 22 septembre, au Théâtre Romain d’Amman, l’Institut royal pour les Etudes Interreligieuses, en collaboration avec le Centre Catholique pour les Etudes et les Médias, a organisé un spectacle intitulé « Inspirations spirituelles depuis la Terre du Baptême ». Placé sous le haut patronage de Son Altesse Royale le Prince El Hassan bin Talal, cet événement ouvre le chemin vers le Grand Jubilé qui célébrera les deux mille ans du baptême de Jésus dans le Jourdain. Dre TAGHREED ODEH Directrice du Royal Institute for Inter-Faith Studies « L’idée est née de notre volonté de faire quelque chose de différent. Nous avons choisi le Théâtre Romain parce qu’il est là depuis deux mille ans et qu’il porte en lui de nombreux messages liés à l’histoire de la Jordanie et aux civilisations qui s’y sont développées. Le concert commence avec une religieuse qui prie la Vierge Marie au cœur de la capitale jordanienne, au centre même du Théâtre Romain. C’est un geste porteur de nombreux messages : des messages de paix, de passion, d’amour et de respect mutuel, des valeurs qui font partie intégrante de la société jordanienne. Nous avons donc choisi la musique comme moyen privilégié, notamment parce que nous voulons nous adresser aux nouvelles générations. » Sr MARÍA FELICIDAD DE DIOS Institut des Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matará « C’est pour moi un grand honneur d’être ici avec vous, de participer à cet événement important et magnifique, et de pouvoir chanter sur cette scène avec des chrétiens et des musulmans, afin de construire des ponts et d’unir nos deux religions de toutes les manières possibles. Car c’est ce que veut notre Seigneur : l’unité et l’harmonie. » Dix artistes jordaniens ont participé bénévolement à cette soirée, faisant dialoguer hymnes chrétiens et chants islamiques de louange à Dieu. Une façon de montrer que la musique peut toucher les cœurs là où les mots ne suffisent pas toujours. P. RIF'AT BAADER Directeur du Centre Catholique pour les études et les médias d’Amman « Au XXIe siècle, nous vivons de nouvelles formes d’espérance pour nos générations. Comme on peut le voir ici, des familles et des enfants viennent témoigner de la possibilité d’une coexistence pacifique. Nous pouvons y voir le vrai visage du christianisme et de l’islam, fondé sur le respect mutuel et toujours tourné vers la gloire de Dieu et le bien des personnes .» Le concert n’a pas seulement favorisé la fraternité et la coexistence entre les communautés. Il a également mis en lumière la place de la Jordanie comme terre de pèlerinage et d’accueil pour les croyants du monde entier, comme en témoignent Rachel et Maria Elena, qui travaillent à l’ambassade des Philippines en Jordanie. RACHEL POMERADA Responsable des affaires culturelles – Ambassade des Philippines en Jordanie « C’est vraiment un beau message pour tous ceux qui sont ici en tant que chrétiens. C’est très positif de voir qu’ici, en Jordanie, on célèbre à la fois la diversité et l’unité dans la foi .» S.E. SALIM AL-OMARI Commission du Tourisme et des Antiquités « Aujourd’hui, nous avons vu affluer un grand nombre de personnes de toutes nationalités, venues de Jordanie comme de l’étranger. La musique est un langage universel qui rassemble les peuples. La soirée de ce soir a ainsi offert au monde une image forte à transmettre : celle de la sécurité et de la sérénité dont jouit notre pays, une nation généreuse qui ouvre toujours les bras pour accueillir tout le monde. » Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Les travaux d’aménagement et de modernisation des infrastructures se poursuivent dans la Vieille Ville de Jérusalem et s’étendent désormais au quartier chrétien. Itzik Ben-Dor Directeur du Département des Projets, Autorité pour le Développement de Jérusalem-Est (PAMI) « Nous sommes dans la Vieille Ville, rue Al-Ikhwa, ou rue des Frères, à l’angle de Casa Nova, dans le cadre du projet « Parcours ». Ce projet vise principalement à améliorer les rues de la Vieille Ville à plusieurs niveaux : l’accessibilité, les infrastructures, l’aménagement urbain, la propreté, la signalisation, ainsi que les couleurs des façades des commerces et leurs auvents. » Gura Berger Responsable des Relations Publiques, Société pour le développement de Jérusalem-Est « Nous nous trouvons actuellement dans la rue du Patriarcat Latin, l’une des rues les plus importantes de la Vieille Ville, près de la porte de Jaffa. Cette rue fait partie d’un projet de rénovation des voies de la Vieille Ville visant également à en améliorer l’accessibilité. On peut constater immédiatement que tous les recoins de la Vieille Ville sont désormais accessibles, ce qui était impossible depuis des milliers d’années. Aujourd’hui, de petites voitures et des ambulances de petit gabarit peuvent accéder à l’église ainsi qu’à l’ensemble des commerces de ce quartier. Dans les ruelles de la Vieille Ville, plusieurs aménagements ont été réalisés : installation d’un éclairage, mise à niveau des entrées des commerces et des immeubles résidentiels, pose d’auvents pour protéger les boutiques de la chaleur et de la pluie, dissimulation des canalisations et des robinets apparents le long des rues, installation de sanitaires publics accessibles aux personnes handicapées et aménagement d’espaces dédiés aux conteneurs à déchets. Devant le couvent Saint-Sauveur, des déchets s’étaient accumulés. Après leur signalement, ils ont été ramassés dès le lendemain et les lieux nettoyés sans délai. Le maintien de la propreté dans la Vieille Ville représente un coût d’environ deux millions de shekels par mois, soit près de 670 000 dollars.» Ami Meitav Chargé de la participation citoyenne, Société pour le Développement de Jérusalem-Est « Selon moi, il existe aujourd’hui peu d’endroits dans le pays où le niveau de propreté est aussi élevé que dans la Vieille Ville de Jérusalem. Une application en ligne permet également de repérer les itinéraires accessibles aux personnes en situation de handicap. Un système d’orientation destiné aux personnes aveugles a aussi été mis en place. Grâce à une application gratuite, ces personnes peuvent recevoir des indications vocales adaptées à leur choix et à leur position, afin d’accéder à un service ou de rejoindre la destination souhaitée .» Gura Berger Responsable des Relations Publiques, Société pour le développement de Jérusalem-Est « Nous ne cherchons pas à modifier le caractère particulier de la Vieille Ville. Les couleurs restent sobres et nous voulons que les commerces, les églises et les institutions religieuses demeurent bien visibles .» Gura Berger Responsable des Relations Publiques, Société pour le développement de Jérusalem-Est « Nous sommes maintenant dans le Christian Quarter Road, la rue du Quartier Chrétien. » Ami Meitav Chargé de la participation citoyenne, Société pour le Développement de Jérusalem-Est « C’est peut-être la rue touristique la plus importante pour les pèlerins qui se rendent au Saint-Sépulcre. C’est la dernière rue dont l’aménagement reste à réaliser. Cette rue est particulièrement difficile à aménager en raison de ses grandes dalles de pierre, qui datent de l’époque romaine, lorsque Jérusalem portait le nom d’Aelia Capitolina. Même les véhicules de grand gabarit peinent à y circuler .» Gura Berger Responsable des Relations Publiques, Société pour le développement de Jérusalem-Est « Nous allons soulever ces dalles, creuser pour remplacer les infrastructures, puis sélectionner les meilleures dalles et les disposer d’un côté de la rue, afin de préserver son aspect romain. L’autre côté sera nivelé pour permettre le passage des fauteuils roulants et des poussettes . Grâce à ces travaux d’aménagement et à l’amélioration de l’accessibilité, les ruelles de la Vieille Ville sont désormais mieux adaptées aux besoins des habitants comme des visiteurs. » Gura Berger Responsable des Relations Publiques, Société pour le développement de Jérusalem-Est « C’est vraiment important pour les personnes qui viennent ici pour des raisons religieuses et souhaitent vivre une expérience de communion spirituelle plus profonde, que ce soit dans l’esprit du christianisme, du judaïsme ou de l’islam .» Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
À la Maison d’Abraham, au cœur de Jérusalem, les communautés religieuses missionnaires présentes en Terre Sainte se sont réunies à l’occasion du mois missionnaire. Frères, sœurs, jeunes et membres de différentes communautés religieuses : un groupe aux profils variés, uni par une même vocation missionnaire. Sr. CECILIA SIERRA Missionnaire Combonienne – Béthanie « Cet atelier est organisé par les Œuvres pontificales missionnaires, ici en Terre Sainte. Nous avons mis en place un comité et, ce qui est particulièrement beau, c’est que cette rencontre a été organisée par les communautés religieuses missionnaires elles-mêmes : les Pères blancs, les Missionnaires d’Afrique, les Sœurs comboniennes, ainsi que des religieux de Galilée présents ici, à Jérusalem. » Une rencontre qui a permis à chacune et à chacun de prendre la parole, avec l’objectif de renouveler le dynamisme de l’Église missionnaire et de partager expériences et parcours de vie. Fr. SERAPHIM BANGRE, M.Afr. Missionnaires d’Afrique « C’est pour moi une grande joie de participer à cette journée qui nous rappelle qu’à travers notre baptême, nous sommes envoyés en mission. Chaque chrétien est appelé à être missionnaire, dans sa propre Église, dans son propre pays, mais aussi au-delà des frontières de son pays ou de son continent, comme nous le faisons ici .» Un appel que le Patriarche Latin de Jérusalem, le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, relie à la réalité complexe et plurielle de l’Église locale, qui a besoin du soutien de toute l’Église Universelle. S. B. le Cardinal PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem « L’Église de Jérusalem est une Église très diverse, avec de nombreuses réalités, de nombreuses langues, locales comme étrangères, et ainsi de suite. L’unité n’est donc pas quelque chose d’immédiat, du moins sur le plan humain. Nous avons besoin du soutien de l’Église Universelle, de nombreuses personnes à travers le monde, qui nous aident à créer ce lien nécessaire entre notre réalité, le monde qui nous entoure et le monde extérieur. » Communion et dialogue sont des mots qui reviennent souvent chez les missionnaires, non pas comme des concepts abstraits, mais comme une manière concrète de vivre sur cette terre et au sein de ses nombreuses communautés. Fr. FRANCESCO IELPO, OFM Custode de Terre Sainte « Le thème de cette année était celui de la communion : vivre la communion entre nous pour pouvoir offrir au monde et à cette terre une ouverture vers la communauté, vers la fraternité. Ici, sur cette terre, il est essentiel de pouvoir vivre cela. Après avoir été devant Jésus, après avoir reçu de Lui ce don, nous devons pouvoir témoigner de la fraternité, du dialogue, de la proximité, mais aussi de notre présence. » Pour les missionnaires, la communion fraternelle dépasse les frontières de leurs propres communautés, comme en témoigne sœur Gabriele Penka, engagée depuis des années auprès des migrants et des demandeurs d’asile en Israël. Sr. GABRIELE PENKA, OSB Sœur bénédictine – Jérusalem « Je pense que l’unité n’est pas quelque chose que nous devons nous imposer, mais plutôt quelque chose que nous devons redécouvrir de temps en temps. Et vraiment croire que, oui, nous sommes égaux aux autres. Nous pouvons nous appuyer sur cette conviction et, de cette manière, parvenir à dépasser nos différences. » Cent ans après la création de la Journée mondiale des missions, Jérusalem continue de rappeler à toute l’Église que la mission n’est pas un territoire à conquérir, mais une maison ouverte à tous les peuples et à toutes les confessions. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Dans le cadre du renforcement du partenariat avec les autorités locales, le Custode de Terre Sainte, le père Francesco Ielpo, accompagné du père Ibrahim Faltas, représentant de la Custodie de Terre Sainte auprès de l’État de Palestine, a rencontré le 30 juin les nouveaux maires de Bethléem, Beit Jala et Beit Sahour. Les échanges ont porté sur les principaux défis politiques et économiques qui pèsent sur le quotidien des habitants, avec la volonté commune d’unir les efforts pour lancer de futurs projets au service de la communauté locale. VLADIMIR KROUFA Maire de Beit Jala « Les aspirations des jeunes à émigrer sont de plus en plus fortes, car les gens sont à bout : ils ne peuvent aller nulle part, ils sont au chômage et ne gagnent pas suffisamment pour faire vivre leur famille. Que peuvent-ils faire ? Il n'y a ni possibilités d'emploi ni permis de travail. Quitter le pays, ou vivre dans n'importe quelle autre condition que celle d'aujourd'hui, devient la seule issue. » P. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « Une fois encore, nous avons pris conscience des innombrables difficultés auxquelles est confrontée la communauté chrétienne qui vit autour du lieu de la naissance de Jésus. La ville de la paix doit faire face à une réalité toujours marquée par le conflit, la guerre et l'absence des pèlerins. » La Custodie renouvelle son engagement à rester aux côtés de la population, à partager ses difficultés, ses souffrances, mais aussi ses joies. « Nous poursuivons notre présence à travers nos paroisses, nos écoles et de nouveaux projets, notamment dans le domaine de la formation professionnelle des jeunes .» Le Custode de Terre Sainte a également rencontré le gouverneur de la province de Bethléem, Mohammed Taha Abu Alia, réaffirmant l'engagement de la Custodie à préserver et à renforcer la présence chrétienne en Terre Sainte grâce au soutien apporté aux institutions éducatives, sociales et humanitaires. Lors de son entretien avec le ministre du Tourisme et des Antiquités, Hani al-Hayek, les discussions ont porté sur les moyens de soutenir le secteur touristique et d'encourager le retour des pèlerins en Terre Sainte. Les deux parties ont également défini des orientations et des projets communs pour promouvoir le tourisme religieux. Il a été souligné que la relance de ce secteur constitue un pilier essentiel pour les communautés locales, en particulier dans la province de Bethléem, où de nombreuses familles dépendent du tourisme comme principale source de revenus. P. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « Nous attendons avec espérance la reprise des pèlerinages, l'apaisement de la situation, la fin du conflit et la possibilité, une fois encore, de revenir comme pèlerins sur cette terre, en y apportant solidarité et espérance. » Ces rencontres confirment que le soutien aux communautés locales et la préservation de la présence chrétienne en Terre Sainte relèvent d'une responsabilité partagée, qui exige une action concertée et un véritable esprit de solidarité. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Avec le départ du deuxième groupe, du 3 au 14 juillet, s’est achevée l’édition 2026 du projet « Enfants sans frontières ». Au total, 50 enfants de Bethléem ont séjourné à Milan, accueillis par des communautés du diocèse : 26 lors du premier séjour et 24 lors du second. Intégré au programme « Éduquer à la paix », conçu par le père Ibrahim Faltas et soutenu par l’Association Oasi di Pace, dirigée par Adriana Sigilli, le projet a mobilisé quatre communautés d’accueil : Legnano, Primaluna, Seregno et Lonate Pozzolo. Le Custode de Terre Sainte, le frère Francesco Ielpo, a béni les jeunes voyageurs, les qualifiant de « ponts d’espérance vers un avenir de paix, d’amour et de fraternité ». Une initiative qui allie vacances et parcours éducatif, illustrant que la paix se construit à travers les rencontres, les relations et l’hospitalité. À l’issue de leur séjour, le 13 juillet, le groupe sera reçu par l’archevêque de Milan, Mgr Mario Delpini, pour un temps de rencontre, de prière et de salutations. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Dans le cadre du projet des Dix Chapelles du Champ des Bergers, porté par la Custodie de Terre Sainte à Beit Sahour, le cardinal Grzegorz Ryś, archevêque métropolitain de Cracovie, et le père Francesco Ielpo, Custode de Terre Sainte, ont posé le 14 juillet la première pierre de la chapelle polonaise dédiée à Saint Joseph — un geste qui témoigne de la profondeur des liens entre l'Église de Pologne et la Terre Sainte. S. Ém. le cardinal GRZEGORZ RYŚ Archevêque métropolitain de Cracovie « J'espère que cette chapelle deviendra bientôt l'un des lieux les plus importants de prière et de méditation pour tous les pèlerins venant de Pologne, mais aussi pour les personnes qui vivent ici et qui viendront y prier. La chapelle est dédiée à Saint Joseph, et j'en suis très heureux, car il est le patron de Cracovie, la ville dont je suis l'archevêque. C'est d'ailleurs l'archidiocèse de Cracovie qui participe à ce projet de construction de cette chapelle .» P. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « C'est une étape très importante dans un projet beaucoup plus vaste, celui du Champ des Bergers, avec plusieurs chapelles représentant différentes nations et la générosité de nombreux chrétiens. Ces chapelles seront avant tout des lieux où la communauté locale pourra venir prier, se recueillir dans la prière et la méditation, et pratiquer ses dévotions. Elles seront également destinées aux pèlerins, que nous espérons voir revenir bientôt. Leur retour signifierait aussi la fin de la guerre, et c'est là le bien le plus précieux. » S. Ém. le cardinal GRZEGORZ RYŚ Archevêque métropolitain de Cracovie « Je suis convaincu que ce lieu sera important pour le peuple polonais et pour les nombreux pèlerins qui viennent en Terre Sainte pour prier. Nous sommes également très liés à cet endroit en raison de la Seconde Guerre Mondiale, lorsque l'armée polonaise est restée en Terre Sainte en prenant soin de tous les Lieux saints. Cette chapelle constitue donc une nouvelle étape dans notre relation avec cette terre .» La pose de la première pierre de la chapelle polonaise au Champ des Bergers, alors que la Terre Sainte traverse une période de profonde épreuve, invite les chrétiens du monde entier à s'unir dans la prière pour la paix et à soutenir concrètement la présence chrétienne sur cette terre. Car des églises vivantes, habitées par les fidèles, sont tout aussi essentielles que des édifices toujours debout. P. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « En tant que Custode de Terre Sainte, j'exprime notre profonde gratitude à nos bienfaiteurs, à l'archidiocèse de Cracovie, ainsi qu'à tous ceux qui ont rendu ce projet possible : les frères franciscains, le Gardien de Bethléem, le père Marcello, les architectes et toutes les personnes qui ont contribué à faire du Champ des Bergers un lieu toujours plus grand de prière, d'accueil et d'espérance pour ce peuple. » Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Samedi 18 juillet, au monastère Sainte-Claire de Jérusalem, une messe solennelle a été célébrée pour la dédicace de l’église et la consécration de l’autel. L’église a été rénovée par l’architecte Vincenzo Zuppardo, qui a dirigé les travaux dans le respect des attentes et des souhaits de la communauté des Clarisses. VINCENZO ZUPPARDO Arcitecte « Aujourd’hui s’achève un travail commencé il y a plus d’un an, lorsque la communauté des Clarisses a décidé d’entreprendre la restauration du monastère, en commençant précisément par le cœur de la vie monastique, c’est-à-dire l’église. Prendre soin de cet espace, restaurer cette architecture, a également été une manière de soutenir la présence d’une communauté monastique contemplative ici à Jérusalem, sans imposer, autant que possible, de nouveaux schémas à ce que nous avons reçu du passé, une histoire qui a commencé il y a plus de cent ans avec la pose de la première pierre en 1912 .» Pour la communauté des Clarisses, la dédicace de l’église représente un moment d’une grande importance : elle renouvelle leur mission fondée sur la prière, le silence et l’accueil. Les portes du monastère s’ouvrent à nouveau pour accueillir amis et fidèles dans la prière. Sœur MARIA DI NAZARETH, osc Supérieure du couvent des Clarisses – Jérusalem « Le monastère est un lieu ouvert à tous. Ici viennent des musulmans, des juifs, des chrétiens pour demander la prière. Les trois religions croient toutes en la puissance de la prière. Le désir le plus profond est que cette Maison, ce lieu, continue sa mission d’être un lieu de rencontre avec le Seigneur et qu’il reste ouvert à toute la région, à toutes les personnes qui souhaitent passer ici et trouver le Seigneur .» La mère supérieure et le Cardinal Pizzaballa ont ouvert la porte aux fidèles lors du rite d’entrée. Le Patriarche a ensuite présidé la célébration, en présence de l’assemblée réunie dans la prière. Une succession de rites riches en symboles a rythmé la célébration, transformant l’église en un espace consacré à la prière, à la communion fraternelle et à l’Eucharistie. S.B. Cardinal PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem « Nous venons de consacrer une église, nous avons consacré les pierres, mais comme le dit aussi saint Paul, c’est nous qui sommes l’Église. Nous sommes l’édifice vivant fait de pierres vivantes qui doivent construire la vie de l’Église et, par leur propre vie, rendre un culte à Dieu. Malgré la situation, notre souhait, notre prière, est que cet édifice vivant grandisse et s’élargisse, qu’il devienne un édifice aux portes ouvertes, accueillant tous ses fidèles venus du monde entier, afin de rendre cette église toujours plus vivante .» La nouvelle église est bien plus qu’un simple édifice : à partir d’aujourd’hui, avec le rite de la dédicace, elle devient le signe tangible d’une communauté vivante et de sa foi. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Nouvelles de la Lieutenance
Ce 6 juin 2026, la Lieutenance de Belgique de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem fête son 100ᵉ anniversaire. Le Grand Maître de l'Ordre, Fernando Cardinal Filoni, assisté du Nonce apostolique pour la Belgique et le Luxembourg, S.E. Mgr Franco Coppola et du Nonce apostolique pour l'Union Européenne, Mgr Bernardito Auza, a présidé les cérémonies d’investiture des 11 nouveaux Chevaliers et Dames en l’église capitulaire Notre-Dame des Victoires au Sablon. Le Représentant du Roi a rehaussé de sa présence les cérémonies. Pour rappel Sa Majesté le Roi Philippe et Sa Majesté la Reine Mathilde sont Chevalier respectivement Dame de Collier de notre Ordre. Différents membres du Grand Magistère ont fait le déplacement: le Vice-Gouverneur général pour l'Europe S.E. Jean-Pierre de Glutz-Ruchti représentant le Gouverneur général, le Vice-Gouverneur général pour l'Amérique latine S.E. Enric Mas, le Chancelier de l'Ordre S.E. Amb. Alfredo Bastianelli, et le Vice-Gouverneur général honoraire S.E. Giorgio Moroni Stampa. Une assemblée nombreuse et priante a accueilli les nombreux Lieutenants qui s’étaient joints pour fêter ce centenaire : le Lieutenant pour Malte, pour le Portugal, le Grand-Duché de Luxembourg, d’Italie septentrionale, de Hollande, de Norvège, d’Autriche, de Suisse et du Lichtenstein. Sans oublier le Représentant de la Lieutenance de France. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Pour nous parler de la dernière personne de la Trinité, l'Esprit Saint, nous avions fait appel mi-mars 2026 à l'abbé Joël Spronck, Recteur du Grand Séminaire francophone de Belgique depuis 2019, licencié en philosophie (UCL Louvain) et Docteur en théologie dogmatique (Rome : Grégorienne). Parfois qualifié de « Divin méconnu ", l’Esprit est pourtant omniprésent dans la Bible: depuis la Genèse où il « plane sur les eaux », en passant par la promesse de Jésus à ses disciples,« si je pars, je vous enverrai le Paraclet, le Défenseur » jusqu’à l’Apocalypse où il avive le désir de la venue finale du Christ. Avec humour et méthodologie l'abbé Spronck expliqua que le Credo de Nicée est d'abord un symbole d'unité: les Pères du Concile ont voulu utiliser pour la 1ère fois le " Nous croyons " pour témoigner que toutes les Eglises étaient en communion et que tous les chrétiens professaient la même foi. Mais c'est le Concile de Constantinople (et non celui de Nicée) qui aborda pleinement la divinité de l'Esprit. Et l'abbé Spronck d'expliquer le déroulement du Concile et l'ajout des éléments dans le Credo qui explicite clairement que l'Esprit est égal au Fils et au Père puisqu'il " reçoit même adoration et même gloire " et qu' il " procède du Père ", c.à.d. qu'il vient du Père. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Comme chaque année en mars, l'ASBL des membres belges de notre Ordre organise son assemblée générale. Il s'agit de donner une actualisation de la situation des chrétiens en Terre Sainte, de l'état d'avancement de nos projets et des finances de notre ASBL. L'année 2025 se clôture avec un résultat magnifique, grâce à la générosité des membres mais aussi d'autres donateurs sensibles à nos objectifs. Une délégation de notre Lieutenance était en Terre Sainte début février 2026: elle a ramené et diffusé lors de l'AG des témoignages poignants de la vie des chrétiens palestiniens. De nombreuses photos ont aussi documenté la réalisation des projets 2025 financés grâce aux dons récoltés comme l'ouverture de la crèche à Aboud et la fabrication de fromage Jameed à Kerak qui permet désormais de donner un revenu à 15 jeunes chrétiens auparavant sans ressources. L'assemblée a aussi rendu hommage à Mgr Dirk Smet: les palmes d'argent de Jérusalem lui ont été décernées, une distinction méritée en raison de son dévouement à Rome où il exerça, entre autres, la responsabilité de Recteur du Collège pontifical belge de 2009-2024. Mgr Smet avait en outre accompagné S.S. le Pape François lors de sa dernière visite en Belgique. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Début mars 2026, les 11 impétrants accompagnés de leurs parrains et marraines se sont réunis comme de coutume à l'abbaye de Grimbergen. Cette journée d'information fait partie de la formation des candidats qui précède leur adoubement dans l'Ordre. Les candidats se retrouveront ensuite en mai pour une retraite de 2 jours à l'abbaye de Maredsous, avant d'être investis en juin. Les thèmes abordés au cours de cette journée d'information sont multiples: on y parle de la structure nationale et internationale de l'Ordre, de la Terre Sainte, des différents type de projets que la Lieutenance soutient sur place, des multiples possibilités de servir au sein de l'Ordre, etc. La partie spirituelle n'est pas délaissée: quelle est la signification du port du manteau liturgique ? Quelle est la spiritualité propre à notre Ordre ? Quelle est la motivation de chaque candidat de prendre cet engagement à vie ? La journée passe donc aussi par des échanges, des moments conviviaux mais se termine toujours par une eucharistie, source et sommet de notre foi. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le 13 février 2026, une nouvelle crèche a été officiellement inaugurée au sein de la paroisse latine d’Aboud, lors d’une cérémonie présidée par Mgr William Shomali, Vicaire général du Patriarcat latin de Jérusalem. Ce nouvel établissement éducatif pour la petite enfance, baptisé « Les Bourgeons d’Espérance », a été créé pour répondre à un besoin réel du village et à la conviction profonde qu’une éducation de qualité, dans un environnement sûr et bienveillant, est la clé d’un avenir plus prometteur. La crèche offre un espace sécurisé et stimulant où les enfants de la paroisse et de l’ensemble de la communauté peuvent grandir et s’épanouir, grâce au généreux soutien de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de Belgique. Avant le début de la célébration, le père Remon Haddad, curé de la paroisse d’Aboud, a accueilli la délégation de la Lieutenance belge : M. Damien de Laminne, Mme Véronique Massimo et M. Fabrizio Massimo. Ils ont rencontré le conseil paroissial et visité la paroisse ainsi que l’école, ce qui leur a permis de mieux comprendre leur rôle essentiel au service de la communauté d’Aboud. Cette visite leur a également offert l’occasion de découvrir plus en profondeur la richesse historique du village et la vie quotidienne de sa communauté paroissiale. La cérémonie officielle s’est déroulée en présence du père Emmanuel Awwad de l’Église grecque orthodoxe, ainsi que de M. Sami El-Yousef, directeur général du Patriarcat latin de Jérusalem, de membres de l’équipe de gestion de projets du Patriarcat et de M. Elias Azar, président du conseil du village, entourés de paroissiens et de nombreuses familles locales. Représentant le conseil paroissial, le Dr Hadeel Fawadleh a souligné que l’inauguration de la crèche constitue un investissement stratégique pour l’avenir des enfants d’Aboud et pour le développement durable de la communauté locale. Elle a précisé que la garderie offrira aux familles, en particulier aux parents actifs, un environnement sûr, bienveillant et encadré par des professionnels de la petite enfance, tout en créant de nouvelles opportunités d’emploi et de développement professionnel au sein du village. Au nom du curé de la paroisse, le père Remon Haddad, des Sœurs du Rosaire, des groupes de la paroisse latine, des associations locales, ainsi que de toutes les familles et de tous les enfants d’Aboud, elle a exprimé sa profonde gratitude envers les bienfaiteurs pour leur confiance et leur soutien indéfectible, affirmant que leur générosité laissera un héritage durable pour les générations à venir. Dans son allocution, Mgr Shomali a qualifié cette inauguration d’icône lumineuse d’unité et d’engagement partagé. Il a souligné que ce projet reflète la coopération fraternelle entre le curé latin et le prêtre de l’Église grecque orthodoxe, ainsi que la collaboration étroite avec le Patriarcat latin de Jérusalem, qui a permis de concrétiser ce rêve. Il a présenté la nouvelle crèche comme un signe visible d’unité et de vitalité au sein de la communauté. « Nous croyons fermement que soutenir nos enfants dès leurs premières années constitue le fondement d’une communauté plus forte, mieux éduquée et plus prospère », a-t-il déclaré. S’adressant aux donateurs, il a ajouté : « Votre générosité a joué un rôle déterminant dans la concrétisation de cette vision. Votre engagement témoigne d’un véritable esprit de solidarité et d’humanité. Grâce à votre soutien, nous pouvons offrir aux enfants de notre village un environnement sûr, accueillant et formateur . » La célébration s’est conclue par la bénédiction et l’inauguration officielle de la crèche, marquant le début d’un nouveau chapitre pour les enfants d’Aboud : une avancée placée sous le signe de la foi, de l’espérance et de la responsabilité partagée envers l’avenir. Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Début février 2026, une vingtaine de personnes se sont retrouvées à la Basilique de Koekelberg à l’invitation de la section de l’Archidiocèse Malines-Bruxelles. L'histoire de ce bâtiment n'est pas commune: bien sûr tout le monde pense à celle de Montmartre. Mais sait-on que c'est Léopold II qui en eut l'idée et qu'il fallut attendre 1970 pour l'inaugurer, soit plus de 65 ans après la pose de sa première pierre ? C'est un joyau méconnu des Bruxellois, car décentré et mal desservi par les transports publics. Et pourtant que de trésors elle recèle... Après l'eucharistie vécue avec les fidèles et la visite guidée passionnante, le groupe rencontra Mme Marie-Agnès Misonne, vierge consacrée. Responsable de la coordination de l’Adoration perpétuelle (7 jours sur 7, 24 heures sur 24, depuis 2012) elle rendit témoignage sur sa vocation et la vie spirituelle de la Basilique, marquée par la diversité culturelle et religieuse de la Capitale. Vous trouverez dans le Deus lo Vult de Pâques 2026 le reportage in extenso de cette riche journée. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Aboud est une des 4 écoles que la Lieutenance de Belgique aide financièrement depuis de nombreuses années. Elle est située en Cisjordanie, à 30 Km au Nord de Jérusalem, encerclée de plus en plus par les colonies israéliennes. Un des projets de l'année 2025 a été de financer l'ouverture d'une crèche près de l'école, pour permettre aux familles d'y mettre leurs enfants et ainsi aux mères d'aller travailler. A l'occasion de notre visite en Terre Sainte, une délégation de la Lieutenance inaugura officiellement le crèche en présente du Vicaire général S.E. Mgr Shomali, du CEO du Patriarcat, Sami El-Yousef, des autorités civiles et religieuses. Quelle fête, quel signe d'espoir dans l'avenir ! Merci aux nombreux membres et autres donateurs pour leur précieuse générosité ! Sans celle-ci cela n'aurait pas été possible. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
AFAQ signifie " Horizon ". C'est le nom d'un projet lancé en 2021 après la pandémie COVID 19 par le Patriarche des latins pour faire face au chômage parmi les chrétiens de Palestine. Fin 2024 on comptait 313.000 jeunes au chômage. Le taux de chômage est de 41,3 % de la population à Jenin, 40,2% à Bethlehem, 25,5 % à Ramallah. La Lieutenance de Belgique soutient cette priorité de (re)mise à l'emploi grâce au projet AFAQ.Nous voulions connaître les résultats engrangés. Voici les réalisations d'AFAQ de 09.2021 à 08.2023:19 start-up ont été lancées et 29 petites entreprises existantes ont été aidées; 69 jeunes ont bénéficié d'un training professionnel 47 jeunes ont été placé dans une entreprise, 123 jeunes ont reçu un training pour augmenter leurs capacités d'embauche. Une 40aine de professeurs dans les écoles sont désormais habilités à donner des cours de guidance professionnelle et d'entrepreneuriat. Puis est arrivée la guerre à Gaza avec de nouveaux défis ! Mais AFAQ est toujours là et reçoit toute notre attention pour continuer à les aider. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Autres nouvelles
D'où proviennent les manuscrits de Qumrân, plus connus sous le nom de rouleaux de la Mer Morte, les plus anciens textes connus en hébreu de nombreux livres de l'Ancien Testament ? C'est à cette question qu'entend répondre un nouveau projet international, financé par le Conseil européen de la recherche (ERC). En associant intelligence artificielle et analyses chimiques, les chercheurs espèrent déterminer où ces manuscrits ont été produits et copiés, mais aussi ce que leur origine révèle des centres de savoir et de la transmission des connaissances durant la période du Second Temple. Dre Lilit Cohen-Ofri Directrice du laboratoire des manuscrits de Qumrân « Les avis sont partagés quant au lieu de rédaction des manuscrits. Certains pensent qu'ils ont tous été rédigés à Qumrân. Une communauté y vivait alors dans l'isolement, convaincue qu'elle devait se tenir à l'écart de Jérusalem, du Temple qu'elle considérait comme corrompu, ainsi que des prêtres qui y officiaient. D’autres estiment au contraire qu’aucun de ces textes n'a été écrit à Qumrân. D'autres encore avancent qu'une partie des manuscrits y a été rédigée, tandis qu'une autre partie aurait été apportée par des Juifs fuyant les Romains, peut-être depuis Jérusalem, puis cachée dans les grottes autour du site, dans l'espoir de pouvoir revenir les récupérer plus tard. » Dirigé par le professeur Mladen Popović, de l'Université de Groningue, ce projet réunit des chercheurs de cette université, de l'Autorité israélienne des Antiquités, ainsi que de plusieurs laboratoires et instituts de recherche de pointe à travers l'Europe. Au cours des cinq prochaines années, l'équipe analysera près de 250 échantillons issus de la collection des manuscrits de la Mer Morte. Pour la première fois, des papyrus égyptiens seront étudiés aux côtés de ceux découverts à Qumrân et sur d'autres sites du désert de Judée. Les chercheurs espèrent que ces analyses permettront d'identifier la « signature » matérielle des manuscrits, de déterminer l'origine des matières premières, de reconstituer les procédés de fabrication, la mise en page des colonnes et des marges, ainsi que les techniques de couture des rouleaux, mais aussi de mettre en évidence les liens entre les différents centres de production des manuscrits. Ce projet permettra aux chercheurs de mettre au point un modèle inédit pour cartographier plus de 25 000 fragments des manuscrits de la Mer Morte conservés par l'Autorité israélienne des Antiquités. L'objectif : replacer chaque texte et chaque scribe dans leur contexte géographique et chronologique, et révéler de nouveaux secrets demeurés enfouis dans les grottes pendant des siècles. Dre Lilit Cohen-Ofri Directrice du laboratoire des manuscrits de Qumrân « Si nous réussissons, grâce à cette recherche analytique, nous comprendrons peut-être enfin ce qui s'est réellement passé et nous répondrons à de nombreuses questions que les chercheurs se posent depuis des siècles, ou du moins depuis les soixante-dix ou quatre-vingts dernières années .» Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le vendredi 12 juin 2026, Mgr Iyad Twal, vicaire patriarcal en Jordanie, a reçu le prestigieux prix international Antonio Feltrinelli au nom du Patriarcat latin de Jérusalem et de Sa Béatitude le Cardinal Pierbattista Pizzaballa. Cette distinction récompense la mission humanitaire menée par le Patriarcat latin et la paroisse de la Sainte-Famille de Gaza au cours de la guerre qui continue de frapper la région. Le prix Antonio Feltrinelli figure parmi les plus hautes distinctions scientifiques et humanitaires d’Italie. Il est décerné par l’Académie nationale des Lyncéens, la plus ancienne académie scientifique d’Europe, reconnue pour sa contribution historique au développement du savoir, de la culture et des initiatives humanitaires. La cérémonie de remise du prix s’est tenue au siège de l’Académie à Rome, en présence du président de la République italienne, Sergio Mattarella, ainsi que de nombreuses personnalités du monde diplomatique, académique et culturel. Prenant la parole devant l’assemblée, Mgr Twal a exprimé sa profonde gratitude pour cette reconnaissance, soulignant que cette distinction constitue bien plus qu’un simple hommage : elle est également un appel adressé à la communauté internationale à ne pas oublier ceux qui souffrent. “ Ce prix n'est pas seulement une distinction, mais aussi un appel lancé à la communauté internationale pour qu'elle se souvienne, qu'elle demeure attentive à la souffrance humaine et qu'elle veille à ce que la douleur d'un peuple ne soit jamais accueillie par le silence .” Évoquant la situation à Gaza, Mgr Twal a rappelé qu’il ne s’agissait pas d’une réalité abstraite, mais de personnes, de familles et d’enfants confrontés chaque jour à d’immenses souffrances. Il a mis en lumière la mission de la paroisse de la Sainte-Famille qui, selon ses mots, “ a ouvert ses portes à tous sans distinction, offrant un refuge, de la nourriture, des médicaments et de l’espérance ”. Il a réaffirmé que l’Église continuerait d’accompagner les personnes les plus vulnérables, en défendant la dignité de chaque être humain et en s’efforçant de semer les germes de la paix, même au cœur du conflit. Mgr Twal a également souligné la portée symbolique de la présence du président de la République italienne à cette cérémonie, estimant qu’elle témoignait d’une préoccupation humanitaire partagée et confirmait que les souffrances du peuple de Gaza n’avaient pas été oubliées. En conclusion de son intervention, Mgr Twal a renouvelé l’engagement du Patriarcat latin à poursuivre sa mission de service, déclarant que cette distinction “ nous encourage à persévérer dans le service de la personne humaine, à protéger sa dignité et à construire la paix pas à pas ”. Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
le Patriarche célèbre l’apparition de Jésus sur la route d’Emmaüs Dans le village d’El-Qubeibeh — traditionnellement identifié à Emmaüs — Sa Béatitude Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, a présidé la célébration eucharistique le lundi 13 avril 2026, au sanctuaire local. Située le long de l’ancienne route menant à Jérusalem, la liturgie commémorait la rencontre du Christ ressuscité avec les deux disciples, Siméon et Cléophas. Le Patriarche a ouvert la célébration en saluant le curé de la paroisse, le père Sebastian Eclimes, O.F.M., les fidèles du village ainsi que les pèlerins venus des communautés voisines du gouvernorat de Ramallah. La célébration a reflété la réalité vécue de l’Église locale qui, à l’image des disciples, fait face à des espoirs de paix sans cesse différés. Toutefois, en méditant le récit de cette rencontre, le Patriarche a invité les fidèles à relire ces événements à la lumière des Écritures et de l’Eucharistie, afin de laisser le Seigneur ressuscité transformer leur regard. Du découragement à la reconnaissance En méditant sur l’Évangile (cf. Lc 24, 13-35), le Patriarche a souligné sa pertinence toujours actuelle pour la vie des croyants. Il a rappelé comment les deux disciples, quittant Jérusalem, étaient accablés par la déception, convaincus que leurs espoirs et leurs projets en Jésus avaient échoué. Leurs paroles — « nous espérions … » — expriment une expérience profondément humaine d’attentes déçues, façonnées par des perspectives limitées et terrestres. C’est précisément dans ce moment de confusion que Jésus s’approche. Il marche avec eux sur la route qui les éloigne de Jérusalem, écoute leur peine et réinterprète progressivement les événements qu’ils ont vécus. À travers les Écritures, il éclaire leur sentiment d’échec, révélant que ce qui semblait être une défaite faisait en réalité partie du dessein de Dieu. Enfin, dans la fraction du pain, leurs yeux s’ouvrent et ils le reconnaissent comme le Seigneur ressuscité. Un message pour aujourd’hui Le Patriarche a souligné que cet Évangile n’est pas seulement un événement du passé, mais une leçon vivante pour la vie chrétienne aujourd’hui. De même que Jésus est entré dans la vie des deux disciples au cœur de leur désarroi, il continue d’entrer dans nos vies — sur les plans personnel, social et même national — surtout lorsque nous nous sentons perdus ou découragés. Il a noté que, bien souvent, nous espérons une réalité différente de celle que nous vivons et que nous peinons à comprendre nos expériences par nous-mêmes. Pourtant, c’est à travers la Parole de Dieu et la célébration de l’Eucharistie qu’une nouvelle perspective nous est donnée. « Notre fidélité à ces sacrements,» a-t-il affirmé , «nous permet d’adopter une attitude différente face aux événements de la vie. » « Si nous voulons reconnaître le Seigneur ressuscité au milieu de nous,» a poursuivi le Patriarche, «nous devons demeurer enracinés dans les Écritures et dans la fraction du pain, comme les deux disciples sur la route d’Emmaüs. » Appelés à être porteurs de lumière En conclusion de son homélie, le Patriarche a exprimé l’espoir que les fidèles, ayant reçu la lumière du Christ — symboliquement liée à celle du Saint-Sépulcre — puissent à leur tour la refléter au sein de leurs communautés. « En notre temps, cette lumière est plus que jamais nécessaire », a-t-il affirmé. Les chrétiens sont donc appelés non seulement à recevoir la lumière du Christ ressuscité, mais aussi à en devenir les porteurs, en particulier ici, sur cette terre meurtrie. À la fin de la messe, le Patriarche a distribué du pain béni aux fidèles, en mémoire du moment culminant du cheminement des deux disciples, lorsque Jésus rompit le pain et qu’ils le reconnurent comme le Seigneur ressuscité. La célébration dans le village d’El-Qubeibeh — situé à environ 11 kilomètres au nord-ouest de Jérusalem, près du mur de séparation, et traditionnellement identifié comme la maison de Cléophas, où subsistent encore les vestiges d’une basilique croisée — a uni mémoire et foi vivante, rappelant avec sobriété la présence constante du Seigneur ressuscité au milieu de son peuple. Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
La première visite apostolique du Pape Léon XIV en Turquie et au Liban, du 27 novembre au 2 décembre, a été centrée sur la célébration du 1700ᵉ anniversaire du Concile de Nicée et sur un appel renouvelé à la paix, à travers les rencontres du Pontife avec les autorités civiles et religieuses. L’un des moments les plus émouvants a été la récitation du Credo et la prière commune que Sa Sainteté a élevées dans la ville turque d’İznik, anciennement appelée Nicée, aux côtés des représentants des Églises d’Orient et d’Occident. Sa Sainteté et le Patriarche œcuménique Bartholomée ont appelé l’ensemble des chrétiens à emprunter le chemin de la fraternité et du dialogue mutuel. Pour eux, la commémoration du Concile de Nicée ne consiste pas seulement à en rappeler la portée historique, mais à nous encourager et nous inviter à rester ouverts au même Esprit Saint qui s’exprima à Nicée, alors que nous affrontons les nombreux défis de notre époque. À Istanbul, le Saint-Père a visité l’église patriarcale de Saint-Georges, la Cathédrale du Saint-Esprit, l’église Syriaque-orthodoxe de Saint-Ephrem, ainsi que la Cathédrale arménienne de la ville. L’unité et le respect des différences, alliés à la fidélité à l’Évangile, ont constitué le fil conducteur de son message en tant que Pontife. La visite de Sa Sainteté à la mosquée du Sultan Ahmed s’inscrit dans la continuité du dialogue de l’Église avec les fidèles des autres religions et confirme que musulmans et chrétiens peuvent œuvrer ensemble comme artisans de paix. Au Liban, de nombreux moments forts ont eu lieu avec les jeunes, les personnes âgées et les religieux. Cette visite témoigne de la proximité de l’Église avec le Pays des Cèdres et de l’engagement du Pape en tant que promoteur d’unité et d’espérance. Au cours de son voyage, il a rencontré les autorités religieuses et civiles, soulignant que le dialogue entre les Libanais constitue le meilleur chemin pour renforcer la cohabitation, la justice et la paix. Un moment particulièrement émouvant a été sa visite sur le site de l’explosion du port de Beyrouth, où Sa Sainteté s’est recueilli en prière silencieuse en hommage aux victimes. Se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint qui parla à Nicée et promouvoir la paix entre les peuples : ces deux thèmes ont été au cœur du message de la visite apostolique du Pape Léon XIV en Turquie et au Liban. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
En flagrante violation de tous les principes humains et religieux, l’Église de la Sainte Famille, appartenant au Patriarcat Latin de Jérusalem, a été touchée ce jeudi 17 juillet par un obus de char israélien, causant la mort de trois civils innocents : Najwa Abu Dawood, Saad Salama et Fumia Ayyad. Neuf autres personnes ont été blessées, parmi lesquelles le père Gabriel Romanelli, curé de la communauté. SHADI ABU DAWOOD De Gaza Tôt le matin, nous avons été la cible d’un bombardement qui a touché l’église ainsi que sa cour extérieure, un lieu où, d’ordinaire, les fidèles – en particulier les personnes âgées – aiment s’asseoir après la célébration de la messe. Ma mère s’y trouvait. Nous sommes tous des innocents, sans aucun lien avec quelque activité que ce soit. Nous nous sommes réfugiés dans l’église. Frapper des civils et des églises est un acte criminel, inacceptable et injustifiable. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Nous ne serons pas anéantis. Nous resterons là. Nous y sommes enracinés. Nous sommes déterminés à rester. Bien sûr, certains pourront partir, mais nous, nous resterons. Nous ne céderons jamais, et nous n’avons pas peur. Évidemment, nous sommes inquiets, mais nous n’avons pas peur. Nous devons le dire avec une clarté absolue : après ce qui s’est passé, notre détermination à poursuivre notre présence est encore plus forte. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Nous travaillons sur tous les fronts : diplomatiques, médiatiques et bien d’autres encore, pour mettre fin à cette absurdité, moralement et humainement injustifiable, et pour faire entendre notre voix, afin que l’opinion publique prenne conscience de ce qui se passe. En même temps, nous collaborons et nous organisons avec toutes les personnes ayant des responsabilités à ce sujet, pour faire parvenir de la nourriture et du matériel médical. Nous travaillons là-dessus, et nous y parviendrons, car nous y sommes déjà arrivés par le passé et nous continuerons dans l’avenir. Comment peut-on accepter que des civils désarmés, réfugiés entre les murs de la Maison de Dieu et après avoir tout perdu, soient tués ? Frapper l’Église de la Sainte Famille, c’est un message adressé à toute conscience vivante, à tous les responsables politiques et décideurs : arrêtez cette folie. Rien ne peut justifier la violation de la sacralité de la vie humaine et des lieux saints. Dans un message adressé aux chrétiens de Gaza, le Cardinal Pizzaballa a réaffirmé : nous ne vous abandonnerons jamais. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Nous sommes fiers de vous. Avant tout, nous vous remercions pour le témoignage que vous offrez au monde. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises : vous êtes notre lumière. Par la manière dont vous vivez, par les conditions dans lesquelles vous vivez, mais surtout par la dignité avec laquelle vous affrontez ce conflit, vous révélez la véritable force du chrétien — vous montrez la véritable force du chrétien, qui n’est pas un pouvoir extérieur ni une force physique, mais une force humaine. Au cœur des conflits et des tensions du Moyen-Orient, nous, chrétiens, demeurons des enfants de l’espérance. Nous croyons en Celui qui a suivi le chemin de la douleur, a été crucifié, est mort — puis ressuscitant d’entre les morts, nous a ainsi offert le don de son salut. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Quelle est l'histoire de Notre-Dame du Mont Carmel ? Le mont Carmel est un lieu de prière et de proximité avec Dieu depuis l'époque du prophète Élie, au Xe siècle avant Jésus-Christ (cf. 1 Rois 18, 41 et suivants). C'est là aussi que des ermites chrétiens ont persévéré dans la prière. C'est là qu'au XIIe siècle, l'Ordre des Frères de la Sainte Vierge du Carmel a été officiellement fondé. Le XIIIe siècle fut cependant une période de persécution pour les Carmes et, au milieu de cette épreuve, le 16 juillet 1251, la Sainte Vierge apparut à saint Simon Stock, prieur des Carmes, et lui remit le Scapulaire brun. Elle lui dit : « C'est un privilège pour toi et pour l'ordre : celui qui mourra en portant le scapulaire sera sauvé ». Le port par d'autres d'une version miniature du scapulaire carmélite, appelé simplement « scapulaire brun » en raison de la couleur de leur habit, a fini par signifier qu'ils se joignent spirituellement à eux en acceptant l'amour de la Sainte Mère, en se consacrant à la spiritualité des carmélites et en faisant confiance à Notre Dame pour les protéger dans la vie et à leur mort. En plus d'être la sainte patronne des carmélites, elle est également celle du Chili, de la Bolivie, de la protection contre les dangers et de la délivrance du Purgatoire. Que s'est-il passé sur le mont Carmel avec Élie ? Le mont Carmel était un haut lieu sacré dédié au dieu cananéen Baal, auquel on rendait un culte. Dans 1 Rois 18, Élie a lancé un concours avec 450 de ses prophètes pour déterminer quel « dieu » était le vrai, Baal ou le Dieu d'Israël. Le vrai serait celui qui pourrait mettre le feu à un sacrifice. La frénésie des prophètes de Baal n'aboutit pas. Mais lorsque Elie prie l'Eternel, le feu descend du ciel et embrase le sacrifice. Le feu de l'Éternel tomba, consuma l'holocauste, le bois, les pierres et la poussière, et lécha l'eau qui était dans le fossé. Tout le peuple vit cela, et ils tombèrent sur leur visage, et ils disaient : « L'Éternel est Dieu, l'Éternel est Dieu. » (1 Rois 18:38-39) C'est également sur le mont Carmel que la prière d'Élie a permis de mettre fin à la sécheresse et à la famine qui avaient frappé Israël. Les carmélites considèrent donc Élie comme l'un de leurs pères spirituels. Où est le Mont Carmel ? Le mont Carmel surplombe la Méditerranée ainsi que la ville et le port de ce qui est aujourd'hui Haïfa. Il se trouve également à l'extrémité de la vallée de Jezréel, également connue sous le nom de vallée de Megiddo. Les Arabes connaissent le Carmel comme la montagne du Saint Élie. Outre 1 Rois 18, le Carmel est mentionné plus de vingt fois dans les Saintes Écritures, notamment dans les Cantiques 7:5. En tant que lieu spirituel, la réputation du Carmel découle certainement de son lien avec Elie, mais c'est sa mention dans le Cantique des Cantiques (également connu sous le nom de Cantique des Cantiques ou Cantique de Salomon) qui a suscité le plus de commentaires chrétiens. Dans ce poème sur l'amour, la tête de l'Épouse est comparée au Carmel. De nombreux auteurs chrétiens ont donc vu dans le Cantique (également connu sous le nom de Cantique des cantiques ou de Cantique de Salomon) une allégorie de la vie d'union avec Dieu. Ainsi, chez les docteurs de la théologie spirituelle, comme saint Jean de la Croix, le Carmel devient une métaphore de la recherche de Dieu (cf. Montée au Carmel ; Cantique spirituel). Pour les moniales carmélites, c'est le nom utilisé pour leurs maisons dédiées à la contemplation. Que signifie le nom Carmel ? C'est un mot hébreu qui signifie « jardin de Dieu ». Le jardin de Dieu est l'endroit où nous pouvons marcher avec le Seigneur, comme Adam et Ève l'ont fait avant d'être bannis (Genèse 3:8) Qu'est-ce que le Scapulaire brun ? Le Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel, ou Scapulaire brun, se compose de deux morceaux de laine brune attachés à un cordon. La Sainte Mère a donné ce sacrement à Saint Simon Stock en 1251 en lui promettant que « quiconque mourra revêtu de ce scapulaire sera préservé des flammes éternelles ». C'est un signe de salut, une garantie sûre en cas de danger, un gage de paix et de ma protection spéciale jusqu'à la fin des temps. Selon le Directoire du Saint-Siège sur la piété populaire (205), l'histoire de la piété mariale comprend également la « dévotion » à divers scapulaires, dont le plus courant est la dévotion au scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel. Son usage est vraiment universel et, sans aucun doute, il s'agit de l'une de ces pratiques pieuses que le Concile a décrites comme « recommandées par le Magistère au cours des siècles » (Concile Vatican II, Lumen Gentium, chapitre VIII). Le Scapulaire du Mont Carmel est une forme réduite de l'habit religieux de l'Ordre des Frères de la Sainte Vierge du Mont Carmel. Son usage est très diffus et souvent indépendant de la vie et de la spiritualité de la famille carmélitaine. En tant que petite version du Scapulaire de l'Ordre du Carmel, ceux qui le portent en pratiquant la vertu s'associent à l'Ordre du Carmel, à la fois dans leur dévotion à la Bienheureuse Vierge Marie et dans l'attente de sa protection. Quelle est la signification spirituelle des scapulaires ? Le « vêtement » des disciples est un thème courant dans les Saintes Écritures. Le manteau de Joseph (Genèse 37:3) est un exemple de l'importance du vêtement dans la Bible. Proverbes 31, décrivant une bonne épouse, dit : « La force et la dignité sont ses vêtements ». De même, Isaïe 61:10 dit : « J e tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux. » Le vêtement atteint cependant sa plus haute signification spirituelle dans la nouvelle alliance. C'est là que le disciple de Jésus est censé revêtir le Christ lui-même. Dans Galates 3:27, saint Paul déclare : « En effet, tous ceux d'entre vous qui ont été baptisés en Christ ont revêtu le Christ ». Les vêtements peuvent donc nous rappeler tout au long de la journée la nécessité de persévérer dans l'adhésion au Christ. Le scapulaire, en tant que vêtement spécial de la religion consacrée, est connu depuis l'époque de saint Benoît (VIe siècle). Ses moines devaient le porter par-dessus leur habit lorsqu'ils travaillaient. À partir de cette fonction pratique, le scapulaire a été appelé « le joug du Christ » et a acquis une signification spirituelle en tant que signe de dévotion et de piété. Parmi les laïcs qui s'associent à des ordres particuliers ou qui pratiquent une spiritualité particulière, les versions plus petites de ces scapulaires sont conçues comme des signes et des rappels similaires. Qu'est-ce qu'un carme du tiers-ordre ? Un carme laïc est une personne qui n'est ni prêtre ni religieuse, mais qui souhaite s'engager, d'une manière particulière, dans l'Ordre du Carmel. Pourquoi les carmélites sont-ils connues ? Le nom officiel de l'ordre est « Ordre des Frères de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel ». Cet ordre considère les prophètes de l'Ancien Testament, Élie et Élisée, comme ses pères spirituels. Il y a eu de nombreux saints et saintes carmélites, dont Jean de la Croix, Thérèse d'Avila, Thérèse de Lisieux, Elisabeth de la Trinité, Thérèse des Andes et Edith Stein. Jean de la Croix, Thérèse d'Avila et Sainte Thérèse de Lisieux sont également docteurs de l'Église. La dernière fois que Marie est apparue à Fátima, elle était habillée en Notre-Dame du Mont Carmel. Lúcia, l'une des bergères, a déclaré plus tard que la Sainte Mère était apparue ainsi « parce que Notre Dame veut que tous portent le Scapulaire... La raison en est que le Scapulaire est notre signe de consécration au Cœur Immaculé de Marie ». Lúcia est ensuite devenue carmélite. Les carmélites suivent l'Évangile et adoptent un caractère profondément marial pour une vie évangélique, en regardant la Sainte Mère comme un exemple idéal de prière, d'amour et de contemplation. La Sainte Vierge s'émerveille de l'amour de Dieu (Luc 1:46-55), médite le Seigneur dans son cœur (Luc 2:19), nous demande d'obéir à Jésus (Jean 2:5), et veille au bien-être des autres - en particulier ceux qui sont spirituellement et matériellement appauvris. (Luc 1:39-56, Jean 2:1-11). Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le Pape Léon XIV est déjà un apôtre infatigable de la paix « Que la paix soit avec vous tous! Très chers frères et soeurs, telle est la première salutation du Christ ressuscité, le Bon Pasteur qui a donné sa vie pour le troupeau de Dieu. Moi aussi, je voudrais que ce salut de paix entre dans votre coeur, atteigne vos familles, toutes les personnes, où qu’elles se trouvent, tous les peuples, toute la terre. Que la paix soit avec vous ! C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement ». Voici comment, visiblement ému, celui que nous venions juste de découvrir comme le Pape Léon XIV, Robert Francis Prevost, a commencé son discours depuis la Loggia des bénédictions de Saint-Pierre le jour de son élection, le 8 mai 2025. La paix, depuis ces premiers mots, est un thème clairement central pour le nouveau Pontife. La paix est ce que nous offre le Christ ressuscité qui a traversé la violence, l’agression, la mort et, de sa victoire sur elles, porte avec lui ce don. La paix qu’il souhaite voir entrer avant tout dans nos coeurs, car de là elle pourra changer la vision que chacun a de la réalité, l’espérance qui l’anime en voyant le présent, l’avenir mais aussi le passé parce que la paix est un petit germe que nous pouvons décider de faire fructifier ou, malheureusement, pas. Nous voyons – et nous devons justement le faire, en particulier comme Ordre du Saint-Sépulcre qui a particulièrement à coeur la Terre de Jésus, où évidemment il y a une soif de paix vue presque comme un mirage – le monde entier, « tous les peuples, toute la terre » dans ce regard de paix auquel nous a conviés le Saint-Père et qui se répand du Tombeau vide. « Dés-armée » et « dés-armante » : c’est ainsi que se présente la paix du Ressuscité. Sans armes pour la défendre – parce qu’elle vient de Dieu qui n’a pas besoin d’armes – et incapable d’en fabriquer. « Le chemin vers la paix exige des coeurs et des esprits formés à l’attention envers l’autre et capables de reconnaître le bien commun dans le contexte actuel. La voie qui mène à la paix est communautaire, passe par le soin des relations de justice entre tous les êtres vivants. La paix, a affirmé saint Jean-Paul II, est un bien indivisible, soit elle appartient à tous soit elle n’appartient à personne », a continué le Pontife lors de l’audience concédée le 30 mai aux mouvements et aux associations qui ont donné naissance aux « Arênes de la Paix » de Vérone de mai 2024 où le Pape François, déjà, avait salué Maoz Inon et Aziz Sarah, deux militants pour la paix et entrepreneurs qui, bien que la guerre ait emporté une partie de leur famille, se battent pour la paix. Maoz et Aziz assistaient à la rencontre avec le Pape Léon XIV qui a parlé de leur expérience en ces termes : « Nous ne pouvons pas oublier l’étreinte courageuse entre l’Israélien Maoz Inon, dont les parents ont été tués par le Hamas, et le Palestinien Aziz Sarah, dont l’armée israélienne a tué le frère, et qui sont maintenant amis et collaborateurs : ce geste reste comme témoignage et signe d’espérance. Et nous les remercions d’avoir voulu être présents aujourd’hui aussi ». Paix et espérance. Voici un binôme difficile, parfois presque impossible. Dans l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus rappelle que « elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie » (Mt 7,14) et ses paroles résonnent, très proches, lorsqu’on regarde la Terre Sainte. En ces semaines de début de pontificat, le Pape Léon XIV n’a pas manqué de faire preuve de proximité envers les populations impliquées dans le conflit et il ne cesse d’inviter à la paix. « La situation dans la bande de Gaza est de plus en plus préoccupante et douloureuse. Je renouvelle mon appel du fond du coeur à permettre l’entrée d’une aide humanitaire décente et à mettre fin aux hostilités, dont le prix déchirant est payé par les enfants, les personnes âgées, les personnes malades ». disait-il en conclusion de sa première audience générale du mercredi sur la place Saint-Pierre (21 mai 2025), message répété le mercredi suivant : « Aux responsables, je renouvelle mon appel : cessez le feu ; libérez tous les otages et respectez intégralement le droit humanitaire ». Le 8 juin, dans la Solennité de la Pentecôte, le Pape a demandé à nouveau le don de la paix au Saint-Esprit par l’intercession de la Vierge Marie, en rappelant que « seul un coeur pacifique peut répandre la paix, dans la famille, dans la société, dans les relations internationales ». « Que l’Esprit du Christ ressuscité » – a-t-il conclu – ouvre des voies de réconciliation partout où il y a la guerre ; qu’il éclaire les gouvernants et leur donne le courage d’accomplir des gestes de détente et de dialogue ». Elena Dini Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Ce 22 juin, vingt-cinq chrétiens ont été martyrisés à l’intérieur de l’église Saint-Élie, dans le quartier de Dweila’a à Damas – en Syrie –, lors d’une messe qui s’est transformée en massacre. Un kamikaze affilié à l’État Islamique (EI) s’est fait exploser parmi les fidèles, dans l’un des attentats les plus atroces de ces dernières années envers les chrétiens de Syrie. S.B. JEAN X YAZIGI Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient pour les Grecs-Orthodoxes « Quel genre d’attaque est-ce donc ? Dans une église, alors que les fidèles prient et répètent : “En paix, prions le Seigneur. Seigneur, prends pitié.” Nous sommes une composante essentielle de ce pays, et nous le resterons. Vous vous souvenez quand les deux évêques d’Alep, Paul et Jean, ont été enlevés ? Et quand les religieuses de Maaloula ont été kidnappées ? Et pourtant, nous sommes toujours là. Ce crime odieux a été commis avant-hier. Et nous continuerons d’exister. Nous lançons un appel à notre Président, pour un gouvernement qui ne se laisse pas distraire par des décisions inutiles à mentionner ici. Nous demandons un gouvernement qui prenne ses responsabilités et ressente la douleur de son peuple. » De Jérusalem à Beyrouth, du Caire à Bagdad, les mêmes prières se sont élevées : « Les explosions ne nous terroriseront pas et elles ne viendront pas éteindre une présence enracinée depuis deux mille ans. Les chrétiens ne sont pas des hôtes de passage sur cette terre : ils en sont les racines profondes. Comme l’a écrit saint Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens : “ Nous sommes affligés de toute manière, mais non écrasés ; dans la détresse, mais non désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non anéantis. ” Fr. IBRAHIM FALTAS, ofm Vicaire de la Custodie de Terre Sainte « Quand finira cet extrémisme ? Quand pourrons-nous vivre en frères ? Quand y aura-t-il de la tolérance entre nous ? Quand chacun verra-t-il en l’autre un frère ? Ce qui s’est passé dépasse l’entendement, cela n’a rien de naturel ni d’humain. Aucun esprit raisonnable ne peut atteindre un tel degré de haine, de rancune et de vengeance. Et pourquoi ? Contre qui ? Contre ses propres frères, contre son propre peuple ? » S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Quand vous voyez toutes ces choses se produire, souvenez-vous de la croix de Jésus. Il est mort par amour, mais de cette croix, dès cet instant, a surgi une vie nouvelle pour le monde entier. C’est douloureux, c’est difficile, je le sais. Mais c’est notre foi.Nous ne devons pas céder à la peur ni à la haine, mais transformer tout cela en un nouveau départ. Nous devons tourner la page. Nous devons faire partie de ceux qui veulent écrire un nouveau récit, un nouveau langage, un nouveau style ici au Moyen-Orient. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique