Nouvelles de l'Ordre
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Suite à des articles parus dans la presse belge relatifs à la réappropriation contemporaine de divers symboles issus des croisades, la Lieutenance pour la Belgique de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem tient à rappeler que l'Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem (avec l'Ordre Souverain Militaire de Malte) est un des deux seuls Ordres chevaleresques reconnus par l'Église. Ce sont deux institutions anciennes, enracinées dans l'histoire, spirituellement liées à Jérusalem, toutes deux engagées au service de l'Église, mais avec quelques différences fondamentales et profondes qui les distinguent. Les Chevaliers et Dames du Saint-Sépulcre constituent, depuis sa réformation en 1847 par le bienheureux Pape Pie IX, un Ordre qui est un organe central de l'Église et une personne juridique de droit canonique, inscrite à l'Annuaire pontifical EN SAVOIR PLUS Nous déplorons et condamnons expressément l'utilisation abusive de symboles religieux importants par des ordres non reconnus ou à des fins politiques, comme la Croix de Jérusalem. Ce symbole ne doit être utilisé qu'en fonction de sa signification religieuse, par l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem ou par le Patriarcat latin. Voici l’avis officiel de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège sur les Ordres de Chevalerie (Rome – 17.10.2012) " Suite à de fréquentes sollicitations, la Secrétairerie d’Etat précise la position du Saint-Siège à l’égard d’ordres de chevalerie intitulés à des saints ou portant des noms religieux. Outre ses propres ordres (Ordre suprême du Christ, Ordre de l’éperon d’or, Ordre de Pie IX, Ordre de St.Grégoire Le Grand, Ordre de St.Silvestre), il ne reconnaît que l’Ordre souverain et militaire de Malte et l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Le Saint-Siège confirme qu’il n’a pas l’intention de modifier sa position en la matière. Ainsi aucun autre ordre, nouveaux comme reprenant des modèles médiévaux, ne jouit de la reconnaissance du Siège Apostolique, qui ne saurait garantir leur légitimité historique et juridique, leur structure et leur finalité. En vue d’éviter toute équivoque, notamment en matière de délivrance de diplômes chevaleresques et d’usage de lieux saints, abus dommageables à nombre de personnes de bonne foi, le Saint-Siège réaffirme n’attribuer aucune valeur aux diplômes et insignes délivrés par des associations qu’il ne reconnaît pas. Il considère en outre inapproprié l’usage d’églises ou de chapelles pour leurs prétendues cérémonies d’investiture”.
Réunion du Grand Magistère d’automne (11 novembre 2025) « Nous avons décidé de tenir cette réunion sous une forme mixte (en partie par vidéoconférence, en partie en présentiel) afin de ne pas obliger les membres qui ne résident pas en Italie à revenir à Rome si peu de temps après le pèlerinage jubilaire d'octobre et dans le but de contenir les frais de voyage », a expliqué l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone, Gouverneur Général, au début de la réunion du Grand Magistère d’automne, le 11 novembre, au siège temporaire de l’Ordre, situé près de la place Cavour à Rome. Dans ses mots introductifs, le cardinal Fernando Filoni, Grand Maître, est revenu sur le discours du Pape Léon XIV aux pèlerins de l’Ordre venus à Rome pour le Jubilé, indiquant que ce texte important sera un point de référence pour les années à venir. Le Gouverneur Général a ensuite souhaité la bienvenue à un nouveau membre du Grand Magistère, Michael Byrne, Lieutenant d'Honneur pour l'Angleterre et le Pays de Galles, qui, au terme de ses deux brillants mandats à la tête de cette Lieutenance, a été appelé à devenir membre de cette instance suprême qui – comme le stipule l'article 8 des statuts – « assiste le Cardinal Grand Maître dans la gestion de l'Ordre ». Le Gouverneur Général poursuivit son intervention en faisant remarquer que la tragédie qui a frappé la Terre Sainte a eu des répercussions extraordinaires sur la générosité des membres de l'Ordre, dont les dons ont augmenté, tant sous forme de contributions ordinaires prévues par les Statuts, que sous forme de contributions extraordinaires en réponse aux appels humanitaires, ainsi que de dons spéciaux et de campagnes de collecte de fonds. « Au cours de cette année, nous avons dépassé l'envoi total de plus de 20 millions d'euros en Terre Sainte. En revanche, les pèlerinages n'ont pas repris – dans la mesure souhaitée – en raison des craintes et des risques persistants, avec des conséquences néfastes pour les activités économiques liées au tourisme religieux. Le Grand Maître s'est rendu en Terre Sainte en août dernier, et d'autres ont suivi son exemple, mais nous sommes loin des chiffres de pèlerins des années qui ont précédé la guerre et le COVID », a-t-il précisé. Parmi les nouvelles initiatives lancées par l’Ordre, le Gouverneur Général a notamment évoqué la création d’une Fondation de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, de droit italien, constituée par acte notarié le 27 octobre dernier. Elle s'inspire des principes du « tiers secteur », pour des activités de soutien aux projets de l'Ordre de nature économique et commerciale, qu'il était opportun de soustraire de la compétence directe de l'Ordre pour des raisons fiscales et de facilité de gestion. Elle pourra exercer, en autonomie juridique et sans but lucratif, également des activités de nature commerciale, telles que la gestion du musée, l'édition de publications, la promotion d'activités culturelles, sociales et promotionnelles, l'organisation d'événements caritatifs et de représentation », a ajouté l’Ambassadeur Visconti di Modrone. Il a de plus informé l’assemblée que « les travaux de restructuration et de restauration au Palais Della Rovere ont commencé, après l'acquisition laborieuse de toutes les autorisations nécessaires, et se poursuivent en parallèle tant pour la partie Musée, qui sera la première à être achevée, que pour la partie hôtel et celle des bureaux, qui devrait se terminer en 2027 ». Il a rappelé que « la charge de ces travaux est entièrement supportée par le locataire, la société Fort Partners, qui a également couvert les frais de location des bureaux provisoires et a contribué par un don de 800 000 euros à la réalisation du Musée, qui s'ajoute à la contribution de 500 000 euros offerte par le Gouvernement italien ». Selon l’ordre du jour prévu, le cardinal Pierbattista Pizzaballa s’est exprimé durant cette réunion, en direct depuis Jérusalem, remerciant d’abord l’Ordre qui par son soutien financier régulier et stable, ainsi que par les visites et les messages de ses membres, apporte sécurité et sérénité à l’Eglise catholique latin en Terre Sainte au nom du Saint-Siège et de l’Eglise universelle. Par rapport à la situation à Gaza, il a informé de la création d’un bureau d’aide (Jerusalem Response Hub) qui se dédiera de façon spécifique et sur le long terme à la population meurtrie de ce territoire dévasté. « Il s’agit avant tout d’organiser et coordonner l’aide », a-t-il indiqué avec réalisme. À Gaza, les priorités identifiées concernent la reconstruction des établissements scolaires, la distribution de médicaments et la création d'une cantine pour la distribution de repas en attendant la reconstruction de la ville et des maisons, qui prendra des années. Le Patriarcat entend faire face à ces urgences avec un soutien logistique et juridique (Response Hub) en vue d’une reconstruction et d’une reprise de l'activité. Au sujet de la Cisjordanie où chrétiens et musulmans sont unis dans la même détresse, face à l’asphyxie que subit la population locale, sans travail ni ressources, confrontée aux agressions continuelles des colons israéliens, le Patriarche s’est alarmé de l’absence des pèlerins, seuls à pouvoir relancer l’activité économique des familles chrétiennes palestiniennes, en particulier à Bethléem. Le Patriarche a souligné l’importance de renforcer les activités pastorales Il a également parlé des nécessités de la formation des fidèles adultes où ils ont besoin d’une assistance spirituelle, enjeu décisif pour les prochaines générations, spécialement en Israël, à Nazareth par exemple, parce que les vocations religieuses manquent terriblement. Dans ce but, le Patriarche a de l’importance de l’enseignement catholique et il a souligné le besoin de formation pour les enseignants de religion,et d’une reconnaissance pour leur mandat donnée sous forme de « missio canonica ». Enfin, il a exprimé sa volonté que la célébration de la solennité de la Nativité du Seigneur soit préparée cette année avec un faste particulier, afin de donner un signe de vitalité aux fidèles très atteints moralement par le conflit et la colonisation des terres palestiniennes. Le Trésorier Saverio Petrillo a présenté le budget prévu en 2026 avec plus de 15 millions d’euros de recettes que, en considération de l’envoi mensuel au Patriarcat Latin et les dépenses de l’Ordre, envisage une avance de 800 000 euros : de quoi pouvoir poursuivre l’aide à la Terre Sainte. Sami El-Yousef, administrateur général du Patriarcat Latin, depuis son bureau de Jérusalem, a décrit dans le détail la situation sur place et les besoins de la communauté chrétienne. Après un panorama sur les tristes effets de la guerre sur la région, il a expliqué comment les demandes d’aide humanitaire ont quadruplé en 2025 en terme de soins médicaux pour les personnes âgées avec des maladies chroniques, les urgences médicales pour les personnes qui n’ont pas accès à une assurance maladie, le paiement des frais de scolarité, la demande de jeunes et de femmes pour avoir accès au programme de Empowerment et trouver une place dans le monde du travail. À Gaza où l’aide d’urgence a mobilisé les services du Patriarcat , le nombre de bénéficiaires pourrait avoir dépassé les 250 000 personnes. Depuis que le cessez-le-feu est déclaré, l'attention commence à se porter sur l'éducation, le logement, la création d'emplois et la santé. Des postes de travail sont créés en Cisjordanie mais à Jérusalem la priorité est accordée à l'aide sociale (coupons alimentaires, aide financière, aide au paiement du loyer, de l'eau, de l'électricité et des taxes municipales impayées) ainsi qu'à la création d'emplois sous forme de travail quotidien pour la mise en œuvre de projets, de stages de 3 à 6 mois et d’actions en faveur du développement de petites entreprises. Le Patriarcat paie les frais scolaires à de très nombreuses familles, en particulier grâce à la campagne des lieutenances nord-américaines pour les écoles où près de 19 000 élèves sont scolarisés dont environ 58 % de chrétiens. « Soulager le désespoir », selon son expression, est l’œuvre à laquelle s’attelle le Patriarcat, à Gaza comme en Cisjordanie, cherchant en Jordanie et en Israël à consolider les appuis pastoraux auprès des chrétiens qui sont souvent tentés par l’émigration. Les activités pastorales ont connu en effet une augmentation importante : camps d'été, activités estivales des aumôneries de jeunesse et des troupes scoutes. Le président de la Commission Terre Sainte, Bart McGettrick, a raconté la visite en Jordanie des membres de la Commission (lire notre article dans la Newsletter 78 d’octobre dernier, pages 11-12), insistant sur l’importance dans l’avenir de la reconstruction physique et humaine des personnes avec la fin des hostilités. Les Vice-Gouverneurs, Tom Pogge depuis les Etats Unis, John Secker via un rapport écrit, Jean-Pierre de Glutz et Enric Mas en présentiel, ont ensuite parlé de sujets qui demeurent à l’étude en interne avant d’exposer leur point de vue sur le développement de l’Ordre en fonction des zones géographiques qui leur sont confiées, d’où il ressort des avancées notables partout, spécialement en Amérique latine où l’Equateur et le Chili pourraient bientôt voir naître des groupes de Chevaliers et Dames. Le Chancelier Bastianelli, en charge de la Commission Nominations et Promotions a pour sa part montré que les entrées dans l’Ordre compensent toujours les décès, avec 1051 admissions à cette date, faisant approcher de 30 000 le nombre de membres répartis dans le monde. En conclusion de la rencontre, le Grand Maître est revenu sur l’importance de l’accompagnement spirituel dans l’Ordre, auquel est dédié son nouveau livre pour marcher au pas des saints, intitulé « I miei giorni sono nelle tue mani » (« Mes jours sont dans tes mains ») publié en italien pour le moment et dont les recettes sont reversées à l'Ordre au profit des œuvres en Terre Sainte. Il a annoncé dans la même perspective la parution prochaine d’un livre sur saint Bartolo Longo, rédigé par Mgr Tommaso Caputo, archevêque- Prélat de Pompéi et Assesseur de l’Ordre, et a confirmé la création d’un espace des Amis de l’Ordre, pour accueillir des personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas devenir membres, mais qui sont désireuses de soutenir la Terre Sainte par des offrandes libres qui devront être gérées de façon transparente sur des comptes à part dans chaque Lieutenance. La prochaine réunion du Grand Magistère est prévue le 21 avril 2026. François Vayne, avec Andreina Merheb et Livia Passalacqua Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
« Je n’ai jamais vécu un moment aussi difficile ». Ce sont les mots du Patriarche latin de Jérusalem, Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, qui a passé 35 ans de sa vie en Terre Sainte et a dû faire face à de nombreuses crises. En effet, le cessezle- feu du 13 octobre dernier à Gaza n’efface pas les difficultés auxquelles la Terre Sainte est confrontée et, même s’il y a eu d’importantes évolutions, l’incertitude sur les prochains pas demeure. « Nous sommes brisés, profondément blessés par ce que nous vivons, par le climat de haine qui a engendré cette violence qui, à son tour, engendre davantage de haine dans un cercle vicieux impossible à briser », déclarait le cardinal Pizzaballa, Grand Prieur de notre Ordre, dans un message vidéo, depuis Jérusalem, à l’occasion de la veillée de prière « Paix pour Gaza » organisée à Rome le 22 septembre par la Communauté de Sant’Egidio, avant le cessez-le-feu. Son analyse d’alors continue à résonner : « Nous avons laissé le champ libre à de nombreux extrémistes, des deux côtés. Mais je vois aussi beaucoup de personnes douces : toutes ces personnes qui s’engagent, rendent justice au prix de sacrifices personnels, Israéliens, Palestiniens, juifs, chrétiens, musulmans, ici ce n’est pas une question d’appartenance mais d’humanité avant tout ». La proximité de l’Ordre Dans une situation d’une telle gravité, les Chevaliers et les Dames du Saint-Sépulcre ne peuvent qu’essayer de poursuivre leur mission de soutien à l’Église Mère de Jérusalem avec constance et foi, en faisant leur l’espérance à laquelle ce Jubilé nous invite. Du soutien en matière de prière, d’attention et de proximité, et de contribution financière pour répondre aux besoins considérables. « Grâce à leurs dons volontaires et mensuels, les Chevaliers et les Dames de l’Ordre du Saint-Sépulcre ont permis au Grand Magistère de l’Ordre à Rome d’envoyer des aides en Terre Sainte chaque semaine, pour un montant total de plus de 16 millions en 2024. Cette moyenne de quatre millions par trimestre a déjà été largement dépassée au cours de la même période en 2025 en raison des besoins actuels qui ont clairement suscité une plus grande générosité de la part de nos Membres », confirme le Gouverneur Général de l’Ordre du Saint-Sépulcre, l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone. Gaza au centre de nos préoccupations « La grande majorité de ces contributions (environ 80 % ) » – a poursuivi l’Ambassadeur Visconti di Modrone – « est destinée régulièrement au Patriarcat latin de Jérusalem qui, à travers ses paroisses et institutions, s’est engagé dans des actions humanitaires, dont l’envoi de nourriture, d’eau, de médicaments et de carburant à Gaza (environ 1,5 million déjà en 2024, une somme déjà dépassée pour 2025 ) ». Gaza est clairement au centre de nos préoccupations : une tragédie face à laquelle nous nous sentons impuissants. Après l’attaque de juillet contre l’église de la Sainte-Famille, seule paroisse latine de Gaza, où depuis deux ans ont trouvé refuge les quelques centaines de catholiques restés dans la Bande de Gaza, avec d’autres chrétiens, le Patriarche latin et le Patriarche Théophile III, sont allés ensemble réconforter cette petite communauté qui pleurait ses victimes. Au cours des mois qui ont suivi, nous avons assisté aux opérations d’évacuation de la ville de Gaza menées par l’armée israélienne. George Akroush, directeur du Bureau de développement du Patriarcat latin, raconte le choix de la paroisse catholique de la Sainte-Famille de ne pas quitter l’église : « Nos prêtres et religieux avaient choisi de rester, en partageant le peu qu’ils avaient, parce que ceux qui avaient décidé de partir suite aux ordres d’évacuation ont fait face à des humiliations constantes et n’avaient pas vraiment d’endroit sûr où aller. Ceux qui sont partis couraient le risque d’être tués à chaque pas qu’ils faisaient, en plus de devoir faire face à la raréfaction de l’eau, de la nourriture, des tentes, des médicaments et de l’électricité – quand tout cela était disponible – avec la peur constante des bombardements, des démolitions et des déplacements, qui faisaient partie de la vie quotidienne à Gaza ». Continuons de prier pour cette communauté et pour tous les habitants de Gaza qui doivent maintenant affronter le temps de la reconstruction. Une crise qui s’étend à toute la population palestinienne La situation n’est pas calme dans le reste des territoires palestiniens et à Jérusalem- Est. « Ces zones sont souvent peu couvertes par les médias internationaux, et pourtant » – indique George Akroush du Patriarcat latin – « leur population souffre de restrictions croissantes, de barrages routiers et d’isolement qui minent les moyens de subsistance et tout espoir. À l’heure actuelle, rien qu’en Cisjordanie, plus de 1 200 portails en fer, barrières et postes militaires ont été érigés dans le but d’isoler les villes palestiniennes les unes des autres. Pour de nombreuses familles chrétiennes – en particulier celles qui dépendaient de l’activité touristique et des services aux pèlerins et aux visiteurs – estimées à plus de 60 % des familles chrétiennes – le chômage est devenu chronique ». Face à ces situations critiques, le Patriarcat renforce ses services, et l’Ordre est à ses côtés pour soutenir les besoins fondamentaux de la population par la création d’emplois et l’aide aux petites entreprises pour les chrétiens au chômage, une contribution pour des opérations médicales urgentes et les frais de santé pour les personnes qui ne peuvent pas se permettre des soins médicaux, ainsi que des bons alimentaires, et le soutien essentiel au réseau d’écoles géré par le Patriarcat. Grâce à la contribution de l’Ordre, le Patriarcat a pu poursuivre l’initiative jubilaire d’effacement des dettes de frais de scolarité jusqu’à l’année 2024/2025 (non incluse), une situation que de nombreuses familles – entre Covid, guerre et chômage – vivaient avec anxiété. Un regard vers l’avenir Le chemin est long, la diplomatie avance. C’est à nous de prier avec foi pour la paix. Les petites actions que nous pouvons soutenir en tant qu’Ordre du Saint-Sépulcre sont concrètes et immédiates. Comme le précise George Akroush, « elles ne répondent pas aux causes politiques les plus profondes de la souffrance, mais elles maintiennent les personnes en vie et donnent aux familles la dignité d’un avenir », et il conclut en s’adressant aux partenaires stratégiques, citant en premier l’Ordre du Saint-Sépulcre : « Nous n’oublierons jamais votre solidarité. Vos dons se traduisent directement en vies protégées, en scolarité pour les enfants, en opérations, en aides pour les personnes âgées, et en soutien aux coeurs fragiles ». Elena Dini Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Trois jours à Rome sur les pas des apôtres Pierre et Paul Le pèlerinage jubilaire international de l’Ordre du Saint-Sépulcre a réuni, du 21 au 23 octobre 2025, plus de 3 600 Chevaliers et Dames venant de tous les continents. Le Gouverneur Général, les quatre Vice-Gouverneurs Généraux (Europe, Asie-Pacifique, Amérique du Nord et Amérique Latine), ainsi que de nombreux Lieutenants, ont guidé les pèlerins de l’Ordre pendant ces trois jours. En leur nom à tous, le Grand Maître a offert au Saint-Père une icône de Notre-Dame de Palestine réalisée spécialement pour lui en Terre Sainte. « Vous êtes venus à Rome de différentes parties du monde, ce qui nous rappelle que la pratique du pèlerinage est à l'origine de votre histoire. Vous êtes en effet nés pour garder le Saint-Sépulcre, pour prendre soin des pèlerins et pour soutenir l'Église de Jérusalem », a dit le Pape Léon XIV aux plus de 3600 Chevaliers et Dames de l’Ordre du Saint-Sépulcre venus en pèlerinage jubilaire à Rome. Le Saint-Père les recevait, le 23 octobre dernier, dans la salle Paul VI, au troisième jour de leur pèlerinage, juste avant la célébration de la messe dans la basilique Saint-Pierre, qui les a rassemblés autour de leur Grand Maître, le cardinal Fernando Filoni. Le Saint-Père les a remerciés en particulier pour l’aide considérable qu’ils apportent aux communautés de Terre Sainte, « sans bruit et sans publicité », « en soutenant le Patriarcat latin de Jérusalem dans ses diverses activités : le Séminaire, les écoles, les œuvres caritatives et de secours, les projets humanitaires et éducatifs, l'Université, l'aide aux Églises, avec des interventions particulières dans les moments de crise majeure, comme pendant la pandémie de Covid et les jours tragiques de la guerre. » Au nom des 30 000 membres de cette institution pontificale, hommes et femmes, laïcs pour la plupart, répartis sur tous les continents, représentés par les pèlerins présents venus d’une quarantaine de pays, le cardinal Filoni a offert au Pape une icône de la patronne de l’Ordre, Notre-Dame de Palestine (fêtée tous les ans le 25 octobre), réalisée spécialement pour lui en Terre Sainte par une religieuse de la congrégation des sœurs de Bethléem. « Nous savons que la Vierge Marie a eu un fils, mort et ressuscité pour nous, mais elle a eu aussi une petite fille, qu’elle porte dans ses bras sur cette icône », a commenté le Grand Maître en montrant l’icône mariale au Pape. « Cette petite fille, représentée par la cité sainte de Jérusalem, c’est l’Église universelle que nous formons tous ensemble », a ajouté en substance le cardinal Filoni, suscitant un bon sourire sur le visage du successeur de Pierre, dont les paroles d’encouragement qu’il venait de prononcer ont touché les cœurs de tous les Chevaliers et Dames. « L'Église vous confie à nouveau le devoir d'être les gardiens du Sépulcre du Christ. Soyez-le ainsi, dans la confiance de l'attente, dans le zèle de la charité, dans l'élan joyeux de l'espérance », leur a-t-il notamment lancé avant de les bénir, dans une joyeuse ambiance de fraternité et de confiance renouvelée. C’est justement cette dynamique du service désintéressé évoquée par le Saint-Père que les Chevaliers et Dames ont cherché à cultiver pendant leur pèlerinage : il se sont ressourcés spirituellement dans les quatre basiliques papales, recevant l’indulgence plénière en passant la Porte Sainte – pour eux-mêmes ou des personnes décédées - et en se confessant aux prêtres présents. Saint-Paul-hors-les-Murs Après avoir été accueillis le mardi 21 octobre dans leurs lieux d’hébergement à Rome par les membres du staff du Grand Magistère, les participants au pèlerinage jubilaire ont participé l’après-midi même à la messe d’ouverture du pèlerinage, présidée par le Grand Maître, dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Après le passage de la Porte Sainte, ils ont médité sur le sens de leur engagement dans cette basilique où sont vénérées les reliques des chaînes de saint Paul, qui avait à cœur la mission parmi les peuples ainsi que le soutien envers l’Église de Jérusalem. Lors de la célébration, à l’écoute de la prédication du cardinal Fernando Filoni, chacun a pu réactualiser sa rencontre personnelle avec le Seigneur, pour continuer à servir comme apôtre de la paix, de la réconciliation et de la compassion. Désireux eux aussi, avec tous les pèlerins du jubilé 2025, de « devenir des pèlerins d’espérance » (1 Tm 1, 1), enracinés dans la charité du Christ, les membres de l’Ordre se sont de nouveau mobilisés pour « aller prêcher et rendre témoignage » (Mc 16, 14-18). Saint-Jean-de-Latran Le lendemain, mercredi 22 octobre, les pèlerins de l’Ordre ont traversé la Porte Sainte de la basilique Saint-Jean-de-Latran qui abrite, selon la tradition, l’autel en bois de l’apôtre Pierre. Après sa profession de foi et l’affirmation par le Christ de la primauté pétrinienne (Mt 16, 13-19), le prince des apôtres a offert sa vie pour l’Église qui – a rappelé le cardinal Filoni dans son homélie - est « une communion de personnes unies par la foi en Jésus et en sa révélation, l’espace dans lequel le mystère transcendant de Dieu rencontre chacun de nous et rencontre notre monde ». Dans cet esprit, le Grand Maître a exhorté les pèlerins à laisser Dieu régénérer en eux la foi, l’espérance et la charité, selon les modalités indiquées par les statuts de l’Ordre : renoncement personnel, générosité envers leurs Églises locales et celle de Terre Sainte, dans un élan de participation à la sollicitude du Pape envers le maintien de la présence chrétienne sur les lieux où le Christ a vécu et a donné sa vie. Admirant dans l’abside les mosaïques représentant le mystère de la Jérusalem nouvelle, les pèlerins ont médité sur l’enseignement du Grand Maître indiquant que la vocation des membres de l’Ordre est la construction d’un édifice spirituel (1 Pt 2, 4-5.9-10), à travers le dialogue et la réconciliation de tous les peuples de Terre Sainte (2 Co 5, 19). Sainte-Marie-Majeure Dans l’après-midi du 22 octobre, le pèlerinage jubilaire de l’Ordre du Saint-Sépulcre s’est poursuivi avec le passage de la Porte Sainte de la basilique Sainte-Marie-Majeure. Elle fut construite au IVe siècle selon la volonté de la Vierge Marie exprimée au Pape Libère, et Sixte III la consacra au culte après la reconnaissance de la maternité divine de Marie par le concile d’Éphèse en 431, indiquant que le mystère de l’incarnation nous ouvre au salut. La relique de la crèche est d’ailleurs conservée, au dire de la tradition, dans cette basilique qui en fait « la Bethléem de l’Occident ». Les Dames et les Chevaliers se sont souvenus que dès le sein de la Mère (Ps 22), ils sont enfants et héritiers, grâce à l’Esprit qui les inspire à appeler Dieu « Abba, Père » (Ga 4, 4-7), à la suite du Christ et en lui. Forts de cette expérience surnaturelle, ils se sont unis dans la prière au « fiat » de la Mère de Dieu devant les mosaïques de l’Annonciation, de la Présentation au Temple et de l’Adoration des Mages. En procession, derrière le Grand Maître et le Gouverneur Général, les pèlerins ont récité le rosaire silencieusement, se recueillant quelques instants devant l’icône Salus Populi Romani attribuée à saint Luc, qui fut si chère au cœur du Pape François, dont la dépouille mortelle repose dans cette basilique. Saint-Pierre Le 23 octobre, les plus de 3600 Dames et Chevaliers, après avoir participé à l’audience pontificale que leur a accordée Léon XIV, se sont rendus en procession de la salle Paul VI jusqu’à la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, avant de participer à la célébration eucharistique présidée par le Grand Maître. « Ubi Petrus, ibi Ecclesia », « Là est Pierre, là est l’Église » : avec cette sentence de saint Ambroise, le cardinal Filoni a de nouveau insisté sur la participation active des membres de l’Ordre à la sollicitude du Pape pour le soutien de l’Église en Terre Sainte. Avant la photo de groupe, l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone, Gouverneur Général, grand ordonnateur de cet évènement historique, s’est adressé publiquement à tous les participants, confrères et amis de l’Ordre : « Je vous remercie pour la dévotion avec laquelle vous avez participé aux différentes étapes dans les quatre basiliques romaines et aussi pour la patience avec laquelle vous avez affronté quelques désagréments. Organiser la participation de trois mille sept cents pèlerins venus du monde entier n’a pas été facile, mais j’espère que vous garderez un bon souvenir de ces journées romaines, qui nous ont renforcés dans notre foi et dans notre amour pour la Terre Sainte ». Regardant vers la majestueuse statue de sainte Hélène, qui promut la construction de la basilique du Saint-Sépulcre, les pèlerins l’ont intérieurement invoquée pour qu’elle intercède avec la Vierge Marie, afin que des situations apparemment insurmontables en Terre Sainte trouvent des voies de solution heureuse. Après ces trois jours pour renaitre en Dieu, ils se sont quittés dans l’enthousiasme, échangeant leurs coordonnées, se promettant de prier les uns pour les autres et de rester en lien pour soutenir toujours davantage l’Église Mère de Jérusalem. Parmi les pèlerins, Julio Menchù, Chevalier du Guatemala, a témoigné devant les caméras de télévision à la fin de ce pèlerinage « Notre modèle est saint Bartolo Longo, que le Pape a canonisé le 19 octobre. Chevalier du Saint-Sépulcre, il a porté du fruit en abondance autour de lui grâce à son amour de Marie. Voilà notre programme ! » François Vayne Source: Site Web Grand Magistère – Grand Magistère de l'Ordre Equestre du Saint-Sépulcre Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
La canonisation du bienheureux Bartolo Longo a eu lieu le 19 octobre 2025 sur la place Saint-Pierre à Rome. Léon XIV a présidé la cérémonie solennelle, au cours de laquelle d'autres bienheureux ont également été canonisés par le pape. Le sens d'une canonisation réside dans le fait que l'Église est appelée à la sainteté à travers ses enfants et que ceux-ci, ayant au centre de leur vie le mystère de Jésus, avec sa passion, sa mort et sa résurrection, modèlent leur existence et deviennent une source d'inspiration pour tant d'autres hommes et femmes. Bartolo Longo atteint la sainteté après une longue période d'égarement spirituel ; il revient à Dieu en empruntant la voie de la charité, de l'amour pour Marie et de la prière du Rosaire, à laquelle il associe ses amis et ses connaissances. Comme Jean au pied de la croix, Bartolo Longo offre à Marie une « maison » : le sanctuaire de Pompéi, situé dans une région désolée, pauvre et mal famée. Voici le chemin qu'il parcourut jour après jour jusqu'au moment où, malgré des malentendus et des calomnies injustes, il devint Chevalier du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Cet honneur marqua la fin de sa vie, et c’est revêtu de sa tenue de Chevalier qu’il fut enterré. Bartolo Longo ne devint pas chevalier par héritage dynastique ou de titre ; il le devint parce qu'il avait conservé le souvenir indélébile de la Rédemption, ce que chaque Chevalier et chaque Dame du Saint-Sépulcre ne devrait jamais oublier, alors que l'on est si souvent pris par des considérations trop humaines et superficielles. En 1925, à l'occasion du 50e anniversaire de l'arrivée à Pompéi du tableau de la Vierge du Rosaire, Pie XI, Grand Maître de l'Ordre, décida de lui conférer le titre de Chevalier Grand-Croix, qui lui fut remis le 30 mai par le cardinal Augusto Silj. Le cardinal Pietro Gasparri, secrétaire d'État, déclarait en remettant au cardinal Silj les insignes chevaleresques et le bref : « Je suis certain que cette haute distinction, qui est la reconnaissance des grands mérites acquis par cet homme illustre, l’encouragera également à poursuivre son apostolat religieux et humanitaire avec l'énergie infatigable et juvénile qui le caractérise.» Au cours de la cérémonie solennelle, Bartolo Longo remercia le cardinal Silj et déclara être pauvre : il ne possédait que les insignes chevaleresques reçus grâce à la bienveillance du Pape et qu'il léguait aux orphelines et aux enfants de prisonniers (cf. Dicasterium De Causis Sanctorum – Pompeiana – Canonizationis Beati Bartolomeai Longo – Viri Laici – Positio Super Canonizatione, Romae 2024, p.787-788). Nous, Chevaliers et Dames, ne pouvons aujourd'hui que nous sentir heureux. Beaucoup d'entre vous participent à la célébration place Saint-Pierre, et nous nous réjouissons tous de la grâce qui nous est accordée d'avoir un confrère laïc déclaré saint. Que son intercession nous accompagne chaque jour, inspire nos pas et sème les graines de la réconciliation et de la charité en cette période si difficile pour la Terre Sainte que Bartolo Longo, fervent chrétien et Chevalier du Saint-Sépulcre, aimait profondément. Fernando Cardinal Filoni Grand Maître Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Lors de leur visite de printemps en Israël et en Palestine, les membres de la Commission pour la Terre Sainte du Grand Magistère ont été touchés par les témoignages des personnes qui forment le staff administratif du Patriarcat latin. George Akroush, directeur du Bureau de développement du Patriarcat latin, a répondu à nos questions. Que pouvez-vous nous dire de la situation en Terre Sainte ? La situation est extrêmement critique. Nous n’avons jamais eu à faire face à de tels défis concernant la présence des chrétiens en Terre Sainte. Malheureusement, la plupart d’entre eux sont sans emploi depuis le déclenchement de la guerre à Gaza. La communauté chrétienne est largement dépendante du secteur du tourisme et c’est ce qui rend le conflit actuel si difficile pour nous en particulier. Nous pouvons même dire que 70% de la communauté chrétienne dépend directement et indirectement du secteur du tourisme. Ces personnes ont déjà beaucoup souffert pendant le Covid. Puis, elles ont pu travailler seulement pendant un an, avant que la guerre éclate à Gaza. Et maintenant elles souffrent à nouveau d’une absence de revenus. En effet, les autorités israéliennes ont fermé les checkpoints, et tous les chrétiens qui travaillaient à Jérusalem ont perdu leur travail, à l’exception d’un très petit nombre d’entre eux qui travaillent pour des organisations chrétiennes et quelques écoles. Combien de checkpoints y a-t-il en Cisjordanie ? Environ 900, en comptant ce que nous appelons les “murs de fer”, ce qui veut dire que même à l’intérieur d’une ville on ne peut pas aller d’un endroit à l’autre. Aller de Ramallah à Jérusalem est devenu impossible, et aller de Bethléem à Ramallah est difficile parce que vous pouvez rester bloqué à un checkpoint pendant trois à six heures. Quelle est la proportion de chrétiens touchés ? Au moins la moitié des chrétiens de Cisjordanie se retrouvent sans emploi. Et ce qui est très important, c’est que cela ne touche pas seulement les personnes qui travaillaient dans les hôtels, les restaurants, les boutiques de souvenirs, l’artisanat, comme le bois d’olivier, ou la nacre… cela touche également d’autres activités qui dépendent également du tourisme. Nous avons par exemple beaucoup de pâtisseries à Bethléem, et tous ces commerçants ont perdu au moins 70% de leurs revenus précédents. L’Église doit faire face à un pourcentage de chômage élevé. D’après les estimations, 74 % des jeunes chrétiens sont sans emploi actuellement, ce qui représente une charge humanitaire importante pour l’Église, qui est le seul endroit vers lequel ils peuvent se tourner en ces temps difficiles. L’aide américaine a pris fin. Quel est l’impact de cette mesure ? Après l’élection de Trump, l’Administration américaine a décidé de mettre fin aux programmes USAID envers la population palestinienne, et nous parlons ici de secteurs majeurs qui bénéficiaient de cette aide américaine, comme la santé, l’éducation, ou les infrastructures. Des milliers de personnes ont donc perdu leur travail, parmi lesquelles de nombreux chrétiens – environ 300 – qui travaillaient pour les services de l’aide américaine, à Jérusalem ou en Cisjordanie. C’est le Patriarcat qui est moteur en Terre Sainte pour la création d’emplois, l’assistance humanitaire, les fournitures médicales, les opérations et les procédures médicales… le tout grâce à l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Quelles sont les autres organisations qui aident le Patriarcat ? Beaucoup d’organisations, églises et paroisses du monde entier nous aident, mais pas autant que l’Ordre, bien sûr. Je pense que le deuxième soutien du Patriarcat est l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse. Que pouvez-vous dire à nos membres du monde entier pour les encourager à aider l’Église maintenant, quelles sont les priorités concrètes ? Tout d’abord, je pense que, sans l’engagement des Chevaliers et des Dames, l’Église locale ne peut pas continuer ses activités qui sont considérées comme la seule bouée de sauvetage pour les chrétiens locaux; sans l’Ordre, nous ne pourrions pas poursuivre notre mission d’éducation, le travail pastoral ou les programmes d’intervention humanitaire, y compris la création d’emplois. Cela fait seize mois que de nombreuses familles sont sans revenus. Nous dépendons de l’Ordre pour payer les médicaments des personnes souffrant de maladies chroniques et pour couvrir les coûts des opérations médicales. Nous avons plus de 50 chrétiens étudiants en médecine que nous aidons, par exemple, et cela est une opération qui coûte très cher, mais c’est aussi une expérience qui change leur vie car ils deviennent indépendants et peuvent aider d’autres personnes dans un avenir proche. Ainsi, grâce à l’Ordre, nous avons pu obtenir des fonds pour cette initiative vitale. Dites-nous quelques mots sur votre vie. Quelle est votre espérance ? Je suis né à Jérusalem et je suis Palestinien. En tant qu’homme et père de trois enfants, deux filles et un garçon, âgés de 21, 18 et 11 ans, je n’ai jamais rien vu de tel, je n’ai jamais connu un tel défi. L’an prochain, j’aurai 50 ans, j’ai survécu à plusieurs guerres qui ont touché notre région, de la première Intifada aux guerres du Golfe, à la deuxième Intifada et à plus de six guerres à Gaza. Cela fait depuis 27 ans que je travaille pour les institutions de l’Église, mais je n’ai jamais vécu une telle situation. C’est pourquoi nous faisons appel aux personnes qui souhaitent témoigner une présence continue des chrétiens en Terre Sainte, pour qu’elles nous aident plus encore, car il serait trop douloureux de voir la Terre Sainte, terre de l’incarnation et du salut, sans aucun chrétien. Nous ne voulons pas transformer cette terre en musée, nous voulons rester les pierres vivantes de la terre de notre Seigneur Jésus. Le Pape Jean-Paul II a contribué à faire tomber le mur de Berlin. Pensezvous qu’un pape pourrait mettre fin à la guerre ici ? Le Pape François comme le Pape Léon ont dit que l’espérance en actes consiste à reconstruire des ponts, à faire tomber des murs… C’est un grand rêve pour nous de pouvoir vivre un jour en Terre Sainte sans murs et sans toutes ces complications pour Israël, la Palestine, la Jordanie… Nous partageons la même histoire, et nous aurons également le même avenir. Ainsi, les seules solutions sont la paix et la justice, pour que nos enfants restent dans leur patrie, pour la Terre Sainte et pour que puissent revenir tous les chrétiens qui ont émigré en Amérique latine, en Europe et dans le monde entier… Au Chili par exemple, à Santiago, il y a plus de 500 000 chrétiens palestiniens qui ont quitté la Terre Sainte à cause de la situation politique et socio-économiques difficile. Tout accord de paix entre Israël et la Palestine bénéficierait en premier lieu aux chrétiens qui sont piégés dans cet horrible conflit. Je prie donc pour qu’un jour prochain un pape puisse faire tomber les murs ici aussi. Propos recueillis par François Vayne Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le Saint-Père a confirmé l’élection du Révérendissime Père Francesco Ielpo en tant que Custode de Terre Sainte et Gardien du Mont Sion, élection effectuée par le Ministre Général de l’Ordre des Frères Mineurs avec son Définitoire. Fr. Francesco Ielpo, de nationalité italienne, est né à Lauria (province de Potenza) le 18 mai 1970. Il a fait sa profession solennelle en 1998, et a été ordonné prêtre en 2000. Il a occupé, entre autres, le poste de Commissaire de Terre Sainte, membre du Conseil d’administration de l’Association Pro Terra Santa et, depuis 2022, il est Président de la Fondation Terre Sainte, Délégué du Custode de Terre Sainte pour l’Italie, Délégué général pour la restructuration des Provinces en Campanie, Basilicate et Calabre. Au Frère Francesco Ielpo, nous adressons nos vœux les plus sincères pour une mission féconde au service de la « Perle des Missions » ; et au Frère Francesco Patton, notre profonde gratitude pour les neuf années d’un service généreux en Terre Sainte. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Un discours qui a touché le cœur et les questions brûlantes des Églises orientales dont le Jubilé est célébré ces jours-ci : « Je suis heureux de vous rencontrer et de consacrer aux fidèles orientaux l’une des premières audiences de mon pontificat » a dit pour commencer le Pape Léon XIV. Devant la beauté et la richesse du peuple de Dieu rassemblé devant lui, le Saint-Père a continué : « Vous êtes précieux. En vous regardant, je pense à la diversité de vos origines, à l’histoire glorieuse et aux dures souffrances que beaucoup de vos communautés ont endurées ou endurent encore. » Citant l'importante contribution du Pontife qui portait le même nom que lui, Léon XIII, il a rappelé que ce dernier « [consacra] un document spécifique à la dignité de vos Églises, en raison du fait que “l’œuvre de la rédemption humaine a commencé en Orient” (cf. Lett. ap. Orientalium dignitas, 30 novembre 1894) » et « [remarqua] que “la conservation des rites orientaux est plus importante qu’on ne le croit” ». Face à l'actualité, Léon XIV a mis l'accent sur le mot par lequel il a commencé son pontificat : PAIX. Une paix qui fait malheureusement souvent défaut dans les contextes dans lesquels les Églises orientales sèment, vivent et offrent leur témoignage. « Qui donc, plus que vous – a souligné le Pontife - pourrait chanter des paroles d’espérance dans l’abîme de la violence ? Qui plus que vous, qui connaissez de près les horreurs de la guerre, au point que le Pape François a qualifié vos Églises de “martyres”? C’est vrai : de la Terre Sainte à l’Ukraine, du Liban à la Syrie, du Moyen-Orient au Tigré et au Caucase, quelle violence ! Et sur toute cette horreur, sur les massacres de tant de jeunes vies qui devraient provoquer l’indignation car ce sont des personnes qui meurent au nom de la conquête militaire, se détache un appel : non pas tant celui du Pape, mais celui du Christ, qui répète : “La paix soit avec vous !” (Jn 20, 19.21.26). La paix du Christ n’est pas le silence de mort après le conflit, elle n’est pas le résultat de l’oppression, mais un don qui concerne les personnes et réactive leur vie. Prions pour cette paix qui est réconciliation, pardon, courage de tourner la page et de recommencer. » Le Saint-Père s'est ensuite engagé au premier plan : « Je mettrai tout en œuvre pour que cette paix se répande. Le Saint-Siège est disponible pour que les ennemis se rencontrent et se regardent dans les yeux, pour que les peuples retrouvent l’espérance et la dignité qui leur reviennent, la dignité de la paix. Les peuples veulent la paix et, la main sur le cœur, je dis aux responsables des peuples : rencontrons-nous, dialoguons, négocions ! » En plus d'inviter ceux qui ont été forcés de quitter leurs terres et de vivre dans la diaspora à « préserver vos traditions sans les édulcorer », Léon XIV adresse un message de remerciement aux témoins de la foi parmi lesquels nous reconnaissons, nous, Ordre du Saint-Sépulcre, de nombreux chrétiens de Terre Sainte qui, comme des pierres vivantes, demeurent sur la Terre de Jésus, parfois « espérant contre toute espérance » comme l’apôtre Paul disait d’Abraham (Rm 4,18) : « Et je voudrais remercier Dieu pour tous ceux qui, dans le silence, dans la prière, dans le don de soi, tissent des liens de paix, ainsi que les chrétiens – orientaux et latins – qui, surtout au Moyen-Orient, persévèrent et résistent sur leurs terres, plus forts que la tentation d’abandonner ces terres. Il faut donner aux chrétiens la possibilité, et pas seulement en paroles, de rester sur leurs terres avec tous les droits nécessaires à une existence sûre. Je vous en prie, engagez-vous pour cela ! » Nous nous associons aux remerciements du Saint-Père pour le témoignage des chrétiens d'Orient, que nous, Ordre du Saint-Sépulcre, avons pu connaître de plus près et soutenir dans leurs besoins, en particulier par le biais des projets de la R.O.A.C.O. Ce que nous recevons est bien plus grand que ce que nous donnons. Elena Dini Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Nouvelles de la Terre Sainte
La ville d’Hébron abrite l’un des plus importants lieux de pèlerinage et de spiritualité de la Terre Sainte : l’église du Chêne de Mambré, également connue sous le nom de Monastère de la Sainte-Trinité, qui dépend de la Mission Orthodoxe Russe. Selon la tradition, c’est ici que le prophète Abraham séjourna et accueillit les anges venus lui annoncer la naissance de sa descendance. Depuis l’édification de l’église et du monastère au XIXᵉ siècle, ce site constitue un témoignage vivant de l’ancienneté de la présence chrétienne et de la coexistence des chrétiens et des musulmans en Terre Sainte. VICTOR KUDJIMIAK Responsable politique de la Représentation Russe en Palestine « C’est ici que l’histoire a commencé, l’histoire de notre père Abraham. C’est ici qu’est née une figure sacrée pour toutes les religions monothéistes. Le site du Chêne de Mambré est un lieu saint pour nous ainsi que pour nos amis appartenant aux autres religions. C’est pourquoi nous venons ici prier pour toute l’humanité, depuis la Palestine, qui aspire à la paix, à la prospérité et au bien-être pour tous. » Dr RAFIQ AL-JAABAR Vice-gouverneur d’Hébron « L’église du Chêne de Mambré est l’un des principaux monuments historiques et religieux du Gouvernorat d’Hébron. Nous, en tant que ville musulmane, sommes honorés et heureux d’avoir cette église dans notre ville. Sa présence revêt une grande importance religieuse et reflète la coexistence entre chrétiens et musulmans dans une ville comme Hébron. Nous attachons une grande importance à la présence de nos frères chrétiens ainsi qu’à leur visite des lieux saints, en particulier de l’église du Chêne de Mambré. » Cinquante jours après Pâques, à l'occasion de la Pentecôte, l'église célèbre sa fête patronale. Les chrétiens de la région s'y retrouvent pour la messe, les prières et les célébrations liturgiques, réaffirmant leur attachement à ce lieu de foi et à leur héritage spirituel. YURI ALEXANDER Conseiller du Patriarcat Russe auprès de l’Autorité Nationale Palestinienne « Le Saint-Esprit est venu ici avec le Père et le Fils, et il a visité Abraham en ce lieu. Cette église a été construite en 1880 par l’archimandrite Antonin Kapoustine, qui était alors supérieur du monastère et chef de la Mission Spirituelle Russe en Palestine. Nous avons célébré cette fête avec une grande joie, et le chef de la mission a exprimé son bonheur de voir non seulement des pèlerins étrangers, mais aussi un grand nombre de pèlerins locaux. » Le patriarche Abraham demeure une figure de référence commune au christianisme, à l'islam et au judaïsme tant d’un point de vue historique que spirituel. Il incarne le dialogue entre les religions, les valeurs de paix et la recherche de ce qui unit les êtres humains sur les plans moral et spirituel dans le monde d’aujourd’hui. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Au Musée des Terres de la Bible, l’exposition « Judée et Rome » plonge les visiteurs dans les dernières années de la Judée avant la destruction du Second Temple. Parmi les objets exposés figurent des monnaies et des sarcophages datant de l’époque de la naissance du christianisme. Dr YIGAL BLOCH Commissaire de l’exposition « Les objets que nous présentons commencent en réalité avec les monnaies romaines de la fin de la période du Second Temple, y compris celles datant de l’époque de Jésus de Nazareth. Ces pièces portent d’un côté l’effigie de l’empereur ainsi que l’indication de l’année du règne de Tibère César ; je crois qu’il s’agit de la dix-septième année de son règne, période durant laquelle Ponce Pilate gouvernait la Judée. De l’autre côté figurent trois épis de blé ou un bâton sacerdotal romain appelé lituus. » L’exposition permet également d’observer l’influence de l’art romain sur l’art chrétien. Dr YIGAL BLOCH Commissaire de l’exposition « Nous avons ici une mosaïque représentant un paon, considéré dans le monde romain comme un symbole de la résurrection, puisqu’il perd ses plumes à chaque saison avant de les retrouver. C’est pour cette raison que l’on retrouve également le paon dans les mosaïques des églises et des synagogues de l’époque byzantine. » L’exposition présente également des sarcophages datant de l’époque où le christianisme est devenu la religion officielle de l’Empire Byzantin. Parmi eux, l’un se distingue par le monogramme du Christ (Chi-Rho) surmontant une croix inscrite dans une couronne triomphale romaine, ainsi que par ses représentations de scènes et de miracles tirés de l’Ancien et du Nouveau Testament. Dr YIGAL BLOCH Commissaire de l’exposition « De l’Ancien Testament, nous voyons l’expulsion d’Adam et Ève du Paradis, symbole du péché originel, ainsi que le sacrifice d’Isaac par Abraham, interprété dans la tradition chrétienne comme une préfiguration du sacrifice futur de Jésus, Fils de Dieu. » « Le Nouveau Testament est quant à lui illustré par plusieurs scènes, parmi lesquelles l’entrée de Jésus à Jérusalem, le chant du coq, le miracle de la multiplication des pains et des poissons, les noces de Cana avec la transformation de l’eau en vin, la guérison de la femme hémorroïsse et la résurrection du fils de la veuve de Naïn. » Un autre sarcophage est orné de scènes tirées du Livre de Jonas, représentant les marins jetant le prophète à la mer, où il est englouti par un grand poisson. Dr YIGAL BLOCH Commissaire de l’exposition «Le prophète Jonas est le prophète biblique envoyé pour annoncer le message de Dieu aux nations, c’est-à-dire aux peuples qui n’appartenaient pas à Israël. Selon l’une des interprétations les plus répandues, c’est précisément pour cette raison qu’il résista d’abord à sa mission. Finalement, il fut contraint de l’accomplir et d’appeler les habitants de Ninive à la conversion ; ceux-ci se repentirent et obtinrent le pardon de leurs péchés. Cet épisode annonce en réalité l’Évangile de Jésus, destiné non seulement aux Juifs, mais à tous les peuples.» Parmi les objets exposés figure également un calice de l’époque byzantine utilisé pour la célébration de la liturgie. Dr YIGAL BLOCH Commissaire de l’exposition « Sur ce calice figure une inscription en grec portant le mot Hagios (« Saint »), tiré d’un hymne liturgique inspiré du chapitre 6 du Livre d’Isaïe : « Saint, Saint, Saint est le Seigneur des armées ; toute la terre est remplie de sa gloire. » Dans la tradition chrétienne, ce texte est interprété comme une référence à la Très Sainte Trinité .» Au cœur du musée, les vestiges archéologiques de l’époque du Second Temple et des origines du christianisme deviennent les témoins silencieux d’une histoire où passé et présent se rencontrent, laissant à chacun le soin de s’interroger sur la foi et la coexistence. Source: Site Web Christian Media Center Photo: Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Chaque 13 juin, la Custodie de Terre Sainte célèbre avec une grande solennité la fête de Saint Antoine de Padoue, patron et protecteur de la Custodie depuis 1920. Les célébrations ont débuté à Jérusalem vendredi avec les vêpres, avant de se poursuivre samedi par une messe solennelle présidée par le Custode de Terre Sainte, le père Francesco Ielpo, en présence de nombreuses autorités religieuses et de fidèles locaux. Fr. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « Antoine nous enseigne précisément cela. Lui aussi, à l’exemple du Christ, s’est toujours fait médiateur, pont entre les personnes, homme capable de parler un langage nouveau, celui de l’Évangile, un langage qui ne s’oppose à personne mais qui entre dans le conflit pour servir de médiateur entre les parties et favoriser la réconciliation. » La Terre Sainte traverse aujourd’hui une période de fermeture, de conflit et de méfiance, mais les paroles de Saint Antoine résonnent avec force et proximité : construire des ponts et diffuser la paix. Fr. FRANCESCO IELPO, ofm Custode de Terre Sainte « Aujourd’hui, c’est plus difficile que jamais, car le langage de l’Évangile est difficile, tout comme le langage de la réconciliation et de la paix ; il est même difficile aujourd’hui de parler simplement de dialogue. Nous invoquons Saint Antoine précisément pour cela : afin qu’il nous donne cette capacité, comme il l’a été pour la ville de Padoue, d’être nous aussi un signe de cette communion possible entre les personnes. » La fête s’est poursuivie dans l’après-midi à l’église Saint-Antoine de Jaffa. Les scouts ont ouvert la cérémonie par une procession jusqu’à la paroisse, suivie d’une célébration présidée par le Père Custode et animée par des chants venus des quatre coins du monde. Pour sa première visite à la paroisse, le Custode a souligné le rôle de la communauté dans le sillage de Saint Antoine. Il a béni les enfants portant son nom, puis a béni le pain, symbole de vie et de communion. Dans une église comble, les fidèles ont célébré cette fête entre musique, couleurs et recueillement, en mémoire de l’un des saints les plus populaires à travers le monde. Fr. MARIO HADCHITI, ofm Curé de la Paroisse Saint-Antoine – Jaffa «Les habitants, les enfants comme les adultes, sont vraiment dans la joie, et c’est cela le message de Saint Antoine. Il a souffert, il s’est sacrifié, il est tombé amoureux de Jésus pour transmettre cette joie à tous. Et puis, avec Saint Antoine et la tradition du pain des pauvres, il y a ce petit signe qui montre que Dieu se partage avec tous. Dieu est pour tous : pour le petit comme pour le grand, pour le pauvre comme pour le riche ; tous peuvent s’en réjouir. Depuis Jaffa, nous vous souhaitons paix et tout bien. Que Saint Antoine vive avec nous qui sommes présents ici et nous accompagne dans la foi, l’amour et l’humilité, au service du peuple de Dieu ." Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le Secrétariat général de la Jeunesse chrétienne de Palestine a organisé à l’Église gréco-catholique de Beit Sahour un camp destiné aux jeunes travailleurs, intitulé « Wake Up Call ». Cette initiative a rassemblé de nombreux jeunes dans un climat de réflexion, de dialogue et d’activités interactives, avec pour objectif de renforcer leur sens des responsabilités et de l’appartenance, tout en les encourageant à relever les défis de la vie avec une foi vivante et une vision renouvelée. FATEN SAEED Secrétaire générale de la Jeunesse chrétienne de Palestine. « La Jeunesse chrétienne de Palestine est comme une maison qui accueille tous les jeunes de nos paroisses et leur offre un espace sûr. À travers des rencontres réunissant des participants issus de différentes communautés paroissiales, notre objectif n’est pas seulement d’organiser des rassemblements, mais aussi de renforcer les liens entre eux, de consolider leur relation avec Dieu et de former des personnes conscientes, enracinées, préparées et capables d’assumer des rôles de leadership et responsabilités. » Fr. GEORGE HADDAD, OFM Vice-assistant Spirituel de la Jeunesse chrétienne de Palestine « Les jeunes travailleurs de la Jeunesse chrétienne de Palestine se réunissent ici à Beit Sahour pour leur premier camp d’été, avec le désir de vivre et de rechercher une parole nouvelle ainsi qu’une joie nouvelle dans leur rencontre avec Jésus. N’ayez pas peur, ne doutez pas, mais recherchez toujours la persévérance, la persévérance en Jésus-Christ. C’est le thème qui a accompagné ce camp pendant ces deux journées, nous aidant à surmonter nos peurs. Aujourd’hui, le monde parle sans cesse de peur et de chiffres. Mais pour Jésus, la personne n’est pas un simple numéro : pour Lui, chaque être humain est un monde à part entière.» Le camp était centré sur le thème de la peur, considérée comme l’un des principaux défis auxquels les jeunes sont confrontés dans leur parcours humain et spirituel. Les participants ont été invités à se libérer de leurs peurs et à faire confiance à la présence de Dieu dans leur vie, en s’appuyant sur cette promesse du Christ : « N’aie pas peur, car je suis avec toi . » ANGELA SALEM Bethléem « Cette année, le thème était « Wake Up Call », un appel à faire face à la peur dans notre vie et à poursuivre notre chemin malgré les difficultés et les incertitudes du quotidien. La présence chrétienne sur cette terre est profondément enracinée. Même si elle représente aujourd’hui une minorité, elle se distingue par une grande diversité, représentée notamment par les jeunes venus de différentes villes palestiniennes. Cette présence demeure une richesse précieuse et un élément essentiel pour la Terre Sainte. » MAHDI KARZEM Haïfa « À mon avis, des camps comme celui-ci sont très importants pour notre communauté chrétienne et pour les jeunes, en particulier pour les jeunes travailleurs déjà engagés dans la vie active. Souvent absorbés par leur travail et les exigences du quotidien, ils risquent de s’éloigner de Dieu. Une expérience comme celle-ci constitue une occasion de se rapprocher à nouveau de Lui, de consacrer du temps à la prière et à soi-même, de réfléchir à sa propre vie et d’approfondir toujours davantage sa relation avec Dieu. De plus, nous avons ici l’opportunité de rencontrer de nouvelles personnes et de découvrir de nouvelles perspectives qui peuvent nous aider à avancer sur notre chemin. » Dans une réalité de plus en plus marquée par l’anxiété et la peur, les jeunes demeurent des acteurs essentiels du changement lorsqu’ils croient en leurs capacités et s’appuient sur l’espérance. Fr. GEORGE HADDAD, OFM Vice-assistant Spirituel de la Jeunesse chrétienne de Palestine « Nous nous réunissons aujourd’hui pour rappeler aux jeunes que chacun de nous est important. Chacun de nous porte en lui-même un message qui lui est propre et occupe une place particulière dans le cœur de Jésus. Partons d’ici et retournons dans nos communautés, nos maisons et nos familles en portant avec nous ce message. » À la fin du camp, la flamme de la rencontre ne s’est pas éteinte ; elle est restée vivante dans le cœur des participants, repartis avec une foi renouvelée, convaincus que la peur ne peut l’emporter sur l’espérance et déterminés à contribuer à la construction d’un avenir meilleur et plus lumineux. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le 4 juin 2026, l’Université hébraïque de Jérusalem a accueilli la conférence « Les Juifs en relation avec les chrétiens et le christianisme ». L’événement a réuni plus de 100 participants, parmi lesquels des professeurs d’université, des bénévoles et de nombreux chrétiens issus de diverses congrégations et communautés. Le professeur Denis Charbit, de l’Université ouverte, a rappelé la récente agression d’une religieuse qui marchait près du mont Sion : DENIS CHARBIT Université ouverte « J’ai voulu dédier cette conférence à deux personnes. D’abord, à la religieuse qui a été agressée — afin qu’elle sache que notre cœur est avec elle et qu’elle n’est pas seule. Et aussi à celui qui est venu à son secours. Tout le monde a vu la vidéo : lorsque l’agresseur revient pour la frapper de nouveau, certaines personnes s’approchent puis poursuivent leur chemin ; mais il y en a eu un qui a dit : ‘face à une réalité comme celle-ci, je ne peux pas rester indifférent.’ À cet homme, dont nous ne connaissons pas le nom, je remettrais une médaille. » La professeure Karma Ben Johanan, du Département de religion comparée et du Centre pour l’étude du christianisme, a abordé la mémoire des hostilités historiques encore présentes tant dans la culture chrétienne que juive. KARMA BEN JOHANAN Université hébraïque – Dép. de religion comparée et Centre pour l’étude du christianisme « C’est une histoire dans laquelle il y a eu beaucoup de conflits, mais il y a quelque chose dans la possibilité de se rencontrer à nouveau et de porter ensemble cette histoire — sans renoncer à notre identité et à notre tradition, tout en étant capables de la reprendre avec ses blessures et de nous approcher de l’autre avec respect. De nombreuses Églises l’ont fait au cours des dernières décennies, et les Juifs de la diaspora plus encore. Maintenant, c’est à nous, en tant que Juifs israéliens, de faire de même. » Le père dominicain Olivier Catel, de l’École biblique et étudiant à l’Université hébraïque, où il achèvera bientôt son doctorat sur le Talmud, a partagé son expérience d’étudiant chrétien dans un milieu à majorité juive : P. OLIVIER CATEL, op École biblique et archéologique française de Jérusalem « J’ai toujours été très chaleureusement accueilli ici à l’Université hébraïque, dans des échanges qui m’ont permis de mieux comprendre le judaïsme et de nouer des liens d’amitié. Pouvoir dire, en hébreu et en tant que chrétien, comment je vis sur cette terre et comment ensemble nous pouvons trouver des solutions pour avancer, est le fruit de ces années d’étude. Plus je connais le judaïsme dans son développement historique, plus je comprends profondément mon propre christianisme — non pas par opposition, mais à travers une sorte de connaturalité entre les deux traditions. » Bénévole depuis 2023, Alicia a décidé d’offrir ce service par sensibilité à la question des minorités : ALICIA NUDELMAN ZIMET Bénévole « Je suis née en Argentine et j’étais une minorité — j’ai grandi profondément aimée et respectée. J’ai senti que c’était mon devoir d’être ici et de dire que Jérusalem doit être un lieu ouvert à tous. Nous nous relions les uns aux autres, nous sommes amis, nous vivons ensemble. C’est de cela qu’il s’agit : être des êtres humains, se rencontrer, apprendre à se connaître. » L’organisation est née début 2023, lorsque la réalité déjà délicate du Quartier chrétien et de la Vieille Ville s’est aggravée. Depuis lors, un groupe de citoyens juifs israéliens dirigé par Yiscah Harani — spécialiste du christianisme — a fondé le RFDC, un organisme non partisan qui considère l’agression contre la communauté chrétienne comme une violation directe des valeurs fondatrices de l’État d’Israël. Pour Harani, ce préjudice frappe les “vases communicants” de la vie en Terre Sainte, car le respect mutuel et la tolérance sont les pierres angulaires sans lesquelles nous ne pouvons vivre ici en paix. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Alors qu’une brise légère caressait les visages des participants réunis en prière au pied des murailles illuminées de Jérusalem, près de la porte de Jaffa, la voix commune des juifs, des chrétiens et des musulmans — sur la terre des prophètes et du Christ — semblait s’élever vers le ciel et parvenir plus près de Dieu. La rencontre du 13 mai a été organisée par plusieurs organisations de la société civile, en collaboration avec la Communauté de Sion, afin de réaffirmer l’importance du respect mutuel et de la défense de la dignité humaine. Rabbin NERIA RAFAEL KNAFO Directeur général de la Communauté de Sion à Jérusalem « Notre objectif, ce soir, est d’affirmer que Jérusalem est une ville qui appartient à nous tous : une ville à célébrer et à vivre dans la joie. Grâce aux liens créés entre musulmans, chrétiens, juifs, laïcs et les différents peuples venus ici, nous devons apprendre à partager Jérusalem plutôt qu’à la diviser. » Il a également été décidé que, cette année, les prises de parole durant la rencontre seraient réservées exclusivement aux femmes. Le rabbin Neria, directeur général de la Communauté de Sion, en a expliqué les raisons : Rabbin NERIA RAFAEL KNAFO Directeur général de la Communauté de Sion à Jérusalem « Il y a quelques jours, malheureusement, un grave incident s’est produit dans la Vieille Ville : un homme juif a poussé à terre une religieuse chrétienne. C’est pourquoi les femmes des différentes communautés religieuses ont affirmé qu’il était temps de faire entendre leur voix et de s’engager pour la protection des femmes croyantes à Jérusalem, quelle que soit leur religion.» La modératrice de la rencontre, la rabbine Tamar Elad-Appelbaum, a affirmé que Jérusalem n’est pas seulement un nom, mais un engagement concret. Elle a rappelé que « lorsque, il y a deux mille ans, le respect mutuel a disparu et que la haine gratuite s’est propagée jusque dans le Temple du Seigneur, le Temple a été détruit ». Elle a également rapporté les paroles prononcées par la religieuse agressée : « Priez pour celui qui m’a agressée, afin que nous soyons tous dignes d’habiter dans la maison du Seigneur. » Elle a enfin souligné que les blessures de la religieuse ne sont pas visibles uniquement sur son visage, mais aussi sur les visages de chacun d’entre nous. HAJJEH IBTISAM MAHAMID Fureidis « La religion est avant tout un comportement, qu’il s’agisse d’une personne juive, chrétienne ou musulmane. » Sœur Marie Madeleine, de la congrégation bénédictine, a déclaré dans son intervention que Jérusalem est une mère. Évoquant l’expression « Là, celui-ci est né », tirée du Psaume 87, elle a expliqué que même les peuples considérés comme ennemis y sont présentés comme des enfants de Jérusalem, comme si la ville disait à chacun : « Ici, il y a une place pour toi, je veux que tu vives. » Selon elle, c’est précisément cet esprit qui s’est manifesté à Jérusalem il y a quelques jours lors de l’agression de la religieuse : un homme est intervenu pour la défendre, animé par le désir de protéger la vie et la dignité d’autrui. Les participants à la rencontre brandissaient des drapeaux représentant l’ancienne carte du monde en forme de trèfle, datant de l’époque où l’on pensait que seuls trois continents existaient, avec Jérusalem en son centre. Prières et chants se sont élevés en plusieurs langues, portant des messages d’amour, d’espérance et de paix dans une ville qui demeure un symbole spirituel et humain pour le monde entier. Fr. FRANCESCO RAVAIOLI, ofm. «Cette rencontre est très importante, surtout ici à Jérusalem, car elle crée une opportunité pour tous les croyants chrétiens, juifs et musulmans de dialoguer et d’être des témoins de paix.» Parmi les chants des fidèles et les prières échangées sous les murailles de la Ville Sainte, l’espérance s’est élevé que la paix ne soit pas un rêve inaccessible, mais un choix concret, pouvant commencer par une parole de respect, un geste courageux et une prière sincère. Une prière capable d’unir les croyants de toutes les religions autour de la dignité humaine, de l’amour et de la coexistence. Rabbin NERIA RAFAEL KNAFO Directeur général de la Communauté de Sion à Jérusalem «Le concept de paix et de coexistence dans la Bible est clair dès le Livre de la Genèse : Dieu, béni soit Son nom, a créé l’être humain à son image. Dieu nous a donc rappelé que nous venons tous de Lui et que nous avons tous été créés à son image. Je crois que la paix régnera à Jérusalem et que ce que nous voyons ici ce soir est un exemple de ce qu’elle pourra être. Nous nous sommes réunis ici ce soir, personnes de toutes les religions, pour prier ensemble et témoigner que, lorsque la paix véritable viendra avec l’aide de Dieu, elle aura précisément ce visage.» Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le 18 mai, des centaines de personnes venues de différentes régions d’Israël et de la Palestine ont participé à la Marche Interreligieuse organisée par le Forum pour les Droits Humains. Une initiative qui réaffirme avant tout le caractère sacré de la vie, au-delà des convictions religieuses de chacun. ADAM RABI « Cette marche est très importante. Nous l’organisons depuis plus de cinq ans. Au début, nous n’étions que quelques-uns, maintenant nous sommes plus nombreux. Nous espérons être encore plus nombreux à l’avenir ! C’est essentiel, car Jérusalem est un lieu pour toutes les religions. » Rabbin AMICHAI LAOLAVI Président du Conseil de l’organisation « Rabbins pour les Droits Humains ». « Notre objectif est d’affirmer qu’au nom des valeurs juives, au nom du Divin, nous ne faisons qu’un et nous devons partager ensemble notre maison et cette terre. Nous croyons sincèrement qu’il existe beaucoup d’autres personnes comme nous, qui désirent la paix, la coexistence, le respect mutuel et la volonté de surmonter le traumatisme que nous traversons afin d’ouvrir une autre voie. » Avec une énergie toute particulière, ce groupe de Jérusalem illustre la joie et la capacité de chacun à entrer en relation avec l’autre. Azulay parle ainsi d’une ouverture du cœur et de la volonté d’écrire un nouveau récit fondé sur l’amour. AZULAY « Jérusalem devrait être une ville d’amour, de lien et sacrée pour l’humanité. Nous voulons guérir le cœur pour que le corps puisse lui aussi être en bonne santé. C’est ce qui nous pousse à continuer à essayer de raconter une histoire d’amour, même lorsque la réalité est bien différente. » Mor Sela, directeur du Mouvement pour la Paix, travaille au sein de cette organisation qui rassemble Israéliens et Palestiniens, avec pour objectif de démontrer que les êtres humains sont capables de se mettre à la place de l’autre et de comprendre sa douleur et ses difficultés. Si les problèmes politiques et sociaux restent nombreux, le travail d’écoute et de soutien envers les personnes les plus touchées par la violence et les restrictions se poursuit. MOR SELA Directeur du Mouvement pour la Paix Sulh « Nous ne pouvons pas faire grand-chose, mais au moins nous allons vers eux, nous leur parlons et nous les écoutons. C’est très important. Pour montrer qu’en face, il y a aussi un être humain qui se soucie d’eux et qui veut construire la paix. » DAVID MOATTY Participant « Je pense que c’est une excellente initiative de réunir des personnes de religions et d’opinions différentes qui, ensemble, ont l’énergie nécessaire pour rendre le monde meilleur. » DANIELLE MAMAM Communauté catholique de langue hébraïque – Jérusalem « C’est la troisième fois que je participe à cette initiative, car je pense qu’il est essentiel, aujourd’hui, de parler de paix, de justice et de cette humanité qui semble tant manquer en ces temps difficiles. Voir ce type de rassemblement nous fait du bien et nourrit l’espoir qu’un changement reste possible. » P. LOUIS MARIE Abou Gosh – Abbé « Nous sommes tous ici, et c’est très important, parce que la vie humaine est aussi en jeu. Chacun de nous est un être humain, créé à l’image de Dieu, et c’est ce qui compte le plus. C’est pourquoi nous devons respecter les autres et accueillir leur histoire et leur religion, car nous sommes tous enfants de Dieu. » Un signe discret dans les rues de Jérusalem, qui ne fait pas abstraction de la douleur, mais rappelle qu’il est encore possible de choisir la vie, l’humanité et la paix. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Les jeunes de Terre Sainte vivent une réalité qui se durcit de jour en jour : restrictions de circulation, barrières métalliques séparant les villages des villes, le tout sur fond de guerre permanente et d’une situation politique sans perspective claire. JOHNNY AL-HATHWA Beit Jala « Le permis de travail a été suspendu et le travail s’est arrêté. Tout s’est arrêté, tout a été fermé. Le tourisme a été complètement ravagé. La première chose qui m’est venue à l’esprit, c’est l’émigration, parce que je ne voyais pas d’autre solution. » FOUAD AL-BANDAK Bethléem « J’ai terminé mes études en gestion touristique pendant la guerre et je savais déjà à ce moment-là que ce ne serait pas facile de trouver du travail à cause de la situation que nous vivons. Mon père aussi est guide touristique et il ne travaille plus depuis deux ans. Aujourd’hui, ma mère est la seule à faire vivre la famille, parce qu’elle travaille comme infirmière à l’hôpital de la Caritas. » Face à cette réalité difficile, le Patriarcat Latin de Jérusalem a réagi en lançant la deuxième édition du projet « Afaq », en collaboration avec l’Institut pour le Partenariat Communautaire de l’Université de Bethléem, afin d’ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes et de renforcer leurs capacités de résilience ainsi que leurs possibilités de rester sur leur terre. SAMI EL-YOUSEF Directeur général du Patriarcat Latin de Jérusalem « Dès le début de la guerre, il est apparu clairement que le chômage avait augmenté de manière significative, surtout dans les régions de Bethléem et de Jérusalem, directement touchées par la situation politique et par l’arrêt du tourisme, dont dépendent de nombreuses familles, en particulier dans ces zones. À cela s’ajoutent la suspension et le retrait des permis de travail à Jérusalem, ainsi que l’incapacité de l’Autorité Nationale Palestinienne à verser les salaires et à honorer ses engagements. Si l’on prend tous ces facteurs en compte, on constate que le chômage a explosé, atteignant dans certaines régions jusqu’à 70 % .» Le projet prévoit un soutien aux petites activités économiques à travers des aides financières sous forme d’achat d’équipements et de matériel, ainsi que la création d’emplois temporaires destinés à de jeunes diplômés sans travail. Il offre également des emplois journaliers aux personnes ayant perdu leur activité dans le secteur du tourisme et dans d’autres secteurs touchés par la crise. Le projet propose en outre des bourses de formation professionnelle pour ceux qui souhaitent apprendre des métiers et acquérir des compétences susceptibles de les aider à intégrer le marché du travail ou à lancer leur propre activité. NISREEN MANSOUR Coordinatrice du projet Afaq « Toutes ces actions du projet « Afaq » ont pour objectif d’aider les personnes les plus en difficulté et les plus durement touchées par la situation actuelle, afin qu’elles puissent améliorer leurs conditions de vie et vivre dignement. L’objectif est aussi de décourager l’idée de l’émigration, qui commence à se répandre dans une grande partie de la société comme si c’était la seule solution possible face aux conditions difficiles que nous traversons .» JOHNNY AL-HATHWA Beit Jala « Grâce à Dieu, aujourd’hui j’ai réussi à passer d’un petit kiosque à un véritable restaurant. Je remercie d’abord le Seigneur, puis le projet « Afaq », qui a soutenu les jeunes. Ils m’ont aidé à acheter du matériel de cuisine, comme des installations au gaz, un grill et un réfrigérateur — des équipements dont le restaurant avait vraiment besoin. Si j’avais dû les acheter moi-même, honnêtement, je n’y serais jamais arrivé. Cela a été un immense pas en avant, passant de quelque chose de petit à quelque chose de grand. » Dans une terre épuisée par les crises et les guerres, les petites histoires de réussite demeurent un puissant signe d’espérance. À travers les perspectives qu’il offre pour une vie digne, le projet « Afaq » peut constituer une première étape pour préserver la présence chrétienne et renforcer l’attachement à la terre du Christ. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Nouvelles de la Lieutenance
Pour nous parler de la dernière personne de la Trinité, l'Esprit Saint, nous avions fait appel mi-mars 2026 à l'abbé Joël Spronck, Recteur du Grand Séminaire francophone de Belgique depuis 2019, licencié en philosophie (UCL Louvain) et Docteur en théologie dogmatique (Rome : Grégorienne). Parfois qualifié de « Divin méconnu ", l’Esprit est pourtant omniprésent dans la Bible: depuis la Genèse où il « plane sur les eaux », en passant par la promesse de Jésus à ses disciples,« si je pars, je vous enverrai le Paraclet, le Défenseur » jusqu’à l’Apocalypse où il avive le désir de la venue finale du Christ. Avec humour et méthodologie l'abbé Spronck expliqua que le Credo de Nicée est d'abord un symbole d'unité: les Pères du Concile ont voulu utiliser pour la 1ère fois le " Nous croyons " pour témoigner que toutes les Eglises étaient en communion et que tous les chrétiens professaient la même foi. Mais c'est le Concile de Constantinople (et non celui de Nicée) qui aborda pleinement la divinité de l'Esprit. Et l'abbé Spronck d'expliquer le déroulement du Concile et l'ajout des éléments dans le Credo qui explicite clairement que l'Esprit est égal au Fils et au Père puisqu'il " reçoit même adoration et même gloire " et qu' il " procède du Père ", c.à.d. qu'il vient du Père. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Comme chaque année en mars, l'ASBL des membres belges de notre Ordre organise son assemblée générale. Il s'agit de donner une actualisation de la situation des chrétiens en Terre Sainte, de l'état d'avancement de nos projets et des finances de notre ASBL. L'année 2025 se clôture avec un résultat magnifique, grâce à la générosité des membres mais aussi d'autres donateurs sensibles à nos objectifs. Une délégation de notre Lieutenance était en Terre Sainte début février 2026: elle a ramené et diffusé lors de l'AG des témoignages poignants de la vie des chrétiens palestiniens. De nombreuses photos ont aussi documenté la réalisation des projets 2025 financés grâce aux dons récoltés comme l'ouverture de la crèche à Aboud et la fabrication de fromage Jameed à Kerak qui permet désormais de donner un revenu à 15 jeunes chrétiens auparavant sans ressources. L'assemblée a aussi rendu hommage à Mgr Dirk Smet: les palmes d'argent de Jérusalem lui ont été décernées, une distinction méritée en raison de son dévouement à Rome où il exerça, entre autres, la responsabilité de Recteur du Collège pontifical belge de 2009-2024. Mgr Smet avait en outre accompagné S.S. le Pape François lors de sa dernière visite en Belgique. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Début mars 2026, les 11 impétrants accompagnés de leurs parrains et marraines se sont réunis comme de coutume à l'abbaye de Grimbergen. Cette journée d'information fait partie de la formation des candidats qui précède leur adoubement dans l'Ordre. Les candidats se retrouveront ensuite en mai pour une retraite de 2 jours à l'abbaye de Maredsous, avant d'être investis en juin. Les thèmes abordés au cours de cette journée d'information sont multiples: on y parle de la structure nationale et internationale de l'Ordre, de la Terre Sainte, des différents type de projets que la Lieutenance soutient sur place, des multiples possibilités de servir au sein de l'Ordre, etc. La partie spirituelle n'est pas délaissée: quelle est la signification du port du manteau liturgique ? Quelle est la spiritualité propre à notre Ordre ? Quelle est la motivation de chaque candidat de prendre cet engagement à vie ? La journée passe donc aussi par des échanges, des moments conviviaux mais se termine toujours par une eucharistie, source et sommet de notre foi. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le 13 février 2026, une nouvelle crèche a été officiellement inaugurée au sein de la paroisse latine d’Aboud, lors d’une cérémonie présidée par Mgr William Shomali, Vicaire général du Patriarcat latin de Jérusalem. Ce nouvel établissement éducatif pour la petite enfance, baptisé « Les Bourgeons d’Espérance », a été créé pour répondre à un besoin réel du village et à la conviction profonde qu’une éducation de qualité, dans un environnement sûr et bienveillant, est la clé d’un avenir plus prometteur. La crèche offre un espace sécurisé et stimulant où les enfants de la paroisse et de l’ensemble de la communauté peuvent grandir et s’épanouir, grâce au généreux soutien de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de Belgique. Avant le début de la célébration, le père Remon Haddad, curé de la paroisse d’Aboud, a accueilli la délégation de la Lieutenance belge : M. Damien de Laminne, Mme Véronique Massimo et M. Fabrizio Massimo. Ils ont rencontré le conseil paroissial et visité la paroisse ainsi que l’école, ce qui leur a permis de mieux comprendre leur rôle essentiel au service de la communauté d’Aboud. Cette visite leur a également offert l’occasion de découvrir plus en profondeur la richesse historique du village et la vie quotidienne de sa communauté paroissiale. La cérémonie officielle s’est déroulée en présence du père Emmanuel Awwad de l’Église grecque orthodoxe, ainsi que de M. Sami El-Yousef, directeur général du Patriarcat latin de Jérusalem, de membres de l’équipe de gestion de projets du Patriarcat et de M. Elias Azar, président du conseil du village, entourés de paroissiens et de nombreuses familles locales. Représentant le conseil paroissial, le Dr Hadeel Fawadleh a souligné que l’inauguration de la crèche constitue un investissement stratégique pour l’avenir des enfants d’Aboud et pour le développement durable de la communauté locale. Elle a précisé que la garderie offrira aux familles, en particulier aux parents actifs, un environnement sûr, bienveillant et encadré par des professionnels de la petite enfance, tout en créant de nouvelles opportunités d’emploi et de développement professionnel au sein du village. Au nom du curé de la paroisse, le père Remon Haddad, des Sœurs du Rosaire, des groupes de la paroisse latine, des associations locales, ainsi que de toutes les familles et de tous les enfants d’Aboud, elle a exprimé sa profonde gratitude envers les bienfaiteurs pour leur confiance et leur soutien indéfectible, affirmant que leur générosité laissera un héritage durable pour les générations à venir. Dans son allocution, Mgr Shomali a qualifié cette inauguration d’icône lumineuse d’unité et d’engagement partagé. Il a souligné que ce projet reflète la coopération fraternelle entre le curé latin et le prêtre de l’Église grecque orthodoxe, ainsi que la collaboration étroite avec le Patriarcat latin de Jérusalem, qui a permis de concrétiser ce rêve. Il a présenté la nouvelle crèche comme un signe visible d’unité et de vitalité au sein de la communauté. « Nous croyons fermement que soutenir nos enfants dès leurs premières années constitue le fondement d’une communauté plus forte, mieux éduquée et plus prospère », a-t-il déclaré. S’adressant aux donateurs, il a ajouté : « Votre générosité a joué un rôle déterminant dans la concrétisation de cette vision. Votre engagement témoigne d’un véritable esprit de solidarité et d’humanité. Grâce à votre soutien, nous pouvons offrir aux enfants de notre village un environnement sûr, accueillant et formateur . » La célébration s’est conclue par la bénédiction et l’inauguration officielle de la crèche, marquant le début d’un nouveau chapitre pour les enfants d’Aboud : une avancée placée sous le signe de la foi, de l’espérance et de la responsabilité partagée envers l’avenir. Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Début février 2026, une vingtaine de personnes se sont retrouvées à la Basilique de Koekelberg à l’invitation de la section de l’Archidiocèse Malines-Bruxelles. L'histoire de ce bâtiment n'est pas commune: bien sûr tout le monde pense à celle de Montmartre. Mais sait-on que c'est Léopold II qui en eut l'idée et qu'il fallut attendre 1970 pour l'inaugurer, soit plus de 65 ans après la pose de sa première pierre ? C'est un joyau méconnu des Bruxellois, car décentré et mal desservi par les transports publics. Et pourtant que de trésors elle recèle... Après l'eucharistie vécue avec les fidèles et la visite guidée passionnante, le groupe rencontra Mme Marie-Agnès Misonne, vierge consacrée. Responsable de la coordination de l’Adoration perpétuelle (7 jours sur 7, 24 heures sur 24, depuis 2012) elle rendit témoignage sur sa vocation et la vie spirituelle de la Basilique, marquée par la diversité culturelle et religieuse de la Capitale. Vous trouverez dans le Deus lo Vult de Pâques 2026 le reportage in extenso de cette riche journée. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Aboud est une des 4 écoles que la Lieutenance de Belgique aide financièrement depuis de nombreuses années. Elle est située en Cisjordanie, à 30 Km au Nord de Jérusalem, encerclée de plus en plus par les colonies israéliennes. Un des projets de l'année 2025 a été de financer l'ouverture d'une crèche près de l'école, pour permettre aux familles d'y mettre leurs enfants et ainsi aux mères d'aller travailler. A l'occasion de notre visite en Terre Sainte, une délégation de la Lieutenance inaugura officiellement le crèche en présente du Vicaire général S.E. Mgr Shomali, du CEO du Patriarcat, Sami El-Yousef, des autorités civiles et religieuses. Quelle fête, quel signe d'espoir dans l'avenir ! Merci aux nombreux membres et autres donateurs pour leur précieuse générosité ! Sans celle-ci cela n'aurait pas été possible. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
AFAQ signifie " Horizon ". C'est le nom d'un projet lancé en 2021 après la pandémie COVID 19 par le Patriarche des latins pour faire face au chômage parmi les chrétiens de Palestine. Fin 2024 on comptait 313.000 jeunes au chômage. Le taux de chômage est de 41,3 % de la population à Jenin, 40,2% à Bethlehem, 25,5 % à Ramallah. La Lieutenance de Belgique soutient cette priorité de (re)mise à l'emploi grâce au projet AFAQ.Nous voulions connaître les résultats engrangés. Voici les réalisations d'AFAQ de 09.2021 à 08.2023:19 start-up ont été lancées et 29 petites entreprises existantes ont été aidées; 69 jeunes ont bénéficié d'un training professionnel 47 jeunes ont été placé dans une entreprise, 123 jeunes ont reçu un training pour augmenter leurs capacités d'embauche. Une 40aine de professeurs dans les écoles sont désormais habilités à donner des cours de guidance professionnelle et d'entrepreneuriat. Puis est arrivée la guerre à Gaza avec de nouveaux défis ! Mais AFAQ est toujours là et reçoit toute notre attention pour continuer à les aider. Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © archives photographiques de la Lieutenance © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Du 9 au 14 février une délégation de la Lieutenance se rendit en Terre Sainte pour différentes visites. Après un entretien avec S.B.E. Le Cardinal P. Pizzaballa, Patriarche, et avec différents proches collaborateurs,la délégation eut des entretiens avec des responsables du projet AFAQ (qui aide à la (re)mise au travail des chrétiens.Elle visita aussi l'école de Aboud et participa à l'inauguration de la crèche d'Aboud. C'est grâce à la générosité des membres de la Lieutenance et d'autres donateurs individuels, que cette crèche fut inaugurée pour le plus grand bénéfice des familles d'Aboud. Mabrouk Mabrouk ! Source: Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
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Le vendredi 12 juin 2026, Mgr Iyad Twal, vicaire patriarcal en Jordanie, a reçu le prestigieux prix international Antonio Feltrinelli au nom du Patriarcat latin de Jérusalem et de Sa Béatitude le Cardinal Pierbattista Pizzaballa. Cette distinction récompense la mission humanitaire menée par le Patriarcat latin et la paroisse de la Sainte-Famille de Gaza au cours de la guerre qui continue de frapper la région. Le prix Antonio Feltrinelli figure parmi les plus hautes distinctions scientifiques et humanitaires d’Italie. Il est décerné par l’Académie nationale des Lyncéens, la plus ancienne académie scientifique d’Europe, reconnue pour sa contribution historique au développement du savoir, de la culture et des initiatives humanitaires. La cérémonie de remise du prix s’est tenue au siège de l’Académie à Rome, en présence du président de la République italienne, Sergio Mattarella, ainsi que de nombreuses personnalités du monde diplomatique, académique et culturel. Prenant la parole devant l’assemblée, Mgr Twal a exprimé sa profonde gratitude pour cette reconnaissance, soulignant que cette distinction constitue bien plus qu’un simple hommage : elle est également un appel adressé à la communauté internationale à ne pas oublier ceux qui souffrent. “ Ce prix n'est pas seulement une distinction, mais aussi un appel lancé à la communauté internationale pour qu'elle se souvienne, qu'elle demeure attentive à la souffrance humaine et qu'elle veille à ce que la douleur d'un peuple ne soit jamais accueillie par le silence .” Évoquant la situation à Gaza, Mgr Twal a rappelé qu’il ne s’agissait pas d’une réalité abstraite, mais de personnes, de familles et d’enfants confrontés chaque jour à d’immenses souffrances. Il a mis en lumière la mission de la paroisse de la Sainte-Famille qui, selon ses mots, “ a ouvert ses portes à tous sans distinction, offrant un refuge, de la nourriture, des médicaments et de l’espérance ”. Il a réaffirmé que l’Église continuerait d’accompagner les personnes les plus vulnérables, en défendant la dignité de chaque être humain et en s’efforçant de semer les germes de la paix, même au cœur du conflit. Mgr Twal a également souligné la portée symbolique de la présence du président de la République italienne à cette cérémonie, estimant qu’elle témoignait d’une préoccupation humanitaire partagée et confirmait que les souffrances du peuple de Gaza n’avaient pas été oubliées. En conclusion de son intervention, Mgr Twal a renouvelé l’engagement du Patriarcat latin à poursuivre sa mission de service, déclarant que cette distinction “ nous encourage à persévérer dans le service de la personne humaine, à protéger sa dignité et à construire la paix pas à pas ”. Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
le Patriarche célèbre l’apparition de Jésus sur la route d’Emmaüs Dans le village d’El-Qubeibeh — traditionnellement identifié à Emmaüs — Sa Béatitude Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, a présidé la célébration eucharistique le lundi 13 avril 2026, au sanctuaire local. Située le long de l’ancienne route menant à Jérusalem, la liturgie commémorait la rencontre du Christ ressuscité avec les deux disciples, Siméon et Cléophas. Le Patriarche a ouvert la célébration en saluant le curé de la paroisse, le père Sebastian Eclimes, O.F.M., les fidèles du village ainsi que les pèlerins venus des communautés voisines du gouvernorat de Ramallah. La célébration a reflété la réalité vécue de l’Église locale qui, à l’image des disciples, fait face à des espoirs de paix sans cesse différés. Toutefois, en méditant le récit de cette rencontre, le Patriarche a invité les fidèles à relire ces événements à la lumière des Écritures et de l’Eucharistie, afin de laisser le Seigneur ressuscité transformer leur regard. Du découragement à la reconnaissance En méditant sur l’Évangile (cf. Lc 24, 13-35), le Patriarche a souligné sa pertinence toujours actuelle pour la vie des croyants. Il a rappelé comment les deux disciples, quittant Jérusalem, étaient accablés par la déception, convaincus que leurs espoirs et leurs projets en Jésus avaient échoué. Leurs paroles — « nous espérions … » — expriment une expérience profondément humaine d’attentes déçues, façonnées par des perspectives limitées et terrestres. C’est précisément dans ce moment de confusion que Jésus s’approche. Il marche avec eux sur la route qui les éloigne de Jérusalem, écoute leur peine et réinterprète progressivement les événements qu’ils ont vécus. À travers les Écritures, il éclaire leur sentiment d’échec, révélant que ce qui semblait être une défaite faisait en réalité partie du dessein de Dieu. Enfin, dans la fraction du pain, leurs yeux s’ouvrent et ils le reconnaissent comme le Seigneur ressuscité. Un message pour aujourd’hui Le Patriarche a souligné que cet Évangile n’est pas seulement un événement du passé, mais une leçon vivante pour la vie chrétienne aujourd’hui. De même que Jésus est entré dans la vie des deux disciples au cœur de leur désarroi, il continue d’entrer dans nos vies — sur les plans personnel, social et même national — surtout lorsque nous nous sentons perdus ou découragés. Il a noté que, bien souvent, nous espérons une réalité différente de celle que nous vivons et que nous peinons à comprendre nos expériences par nous-mêmes. Pourtant, c’est à travers la Parole de Dieu et la célébration de l’Eucharistie qu’une nouvelle perspective nous est donnée. « Notre fidélité à ces sacrements,» a-t-il affirmé , «nous permet d’adopter une attitude différente face aux événements de la vie. » « Si nous voulons reconnaître le Seigneur ressuscité au milieu de nous,» a poursuivi le Patriarche, «nous devons demeurer enracinés dans les Écritures et dans la fraction du pain, comme les deux disciples sur la route d’Emmaüs. » Appelés à être porteurs de lumière En conclusion de son homélie, le Patriarche a exprimé l’espoir que les fidèles, ayant reçu la lumière du Christ — symboliquement liée à celle du Saint-Sépulcre — puissent à leur tour la refléter au sein de leurs communautés. « En notre temps, cette lumière est plus que jamais nécessaire », a-t-il affirmé. Les chrétiens sont donc appelés non seulement à recevoir la lumière du Christ ressuscité, mais aussi à en devenir les porteurs, en particulier ici, sur cette terre meurtrie. À la fin de la messe, le Patriarche a distribué du pain béni aux fidèles, en mémoire du moment culminant du cheminement des deux disciples, lorsque Jésus rompit le pain et qu’ils le reconnurent comme le Seigneur ressuscité. La célébration dans le village d’El-Qubeibeh — situé à environ 11 kilomètres au nord-ouest de Jérusalem, près du mur de séparation, et traditionnellement identifié comme la maison de Cléophas, où subsistent encore les vestiges d’une basilique croisée — a uni mémoire et foi vivante, rappelant avec sobriété la présence constante du Seigneur ressuscité au milieu de son peuple. Source: Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org Photo : © Latin Patriarchate of Jerusalem / lpj.org © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
La première visite apostolique du Pape Léon XIV en Turquie et au Liban, du 27 novembre au 2 décembre, a été centrée sur la célébration du 1700ᵉ anniversaire du Concile de Nicée et sur un appel renouvelé à la paix, à travers les rencontres du Pontife avec les autorités civiles et religieuses. L’un des moments les plus émouvants a été la récitation du Credo et la prière commune que Sa Sainteté a élevées dans la ville turque d’İznik, anciennement appelée Nicée, aux côtés des représentants des Églises d’Orient et d’Occident. Sa Sainteté et le Patriarche œcuménique Bartholomée ont appelé l’ensemble des chrétiens à emprunter le chemin de la fraternité et du dialogue mutuel. Pour eux, la commémoration du Concile de Nicée ne consiste pas seulement à en rappeler la portée historique, mais à nous encourager et nous inviter à rester ouverts au même Esprit Saint qui s’exprima à Nicée, alors que nous affrontons les nombreux défis de notre époque. À Istanbul, le Saint-Père a visité l’église patriarcale de Saint-Georges, la Cathédrale du Saint-Esprit, l’église Syriaque-orthodoxe de Saint-Ephrem, ainsi que la Cathédrale arménienne de la ville. L’unité et le respect des différences, alliés à la fidélité à l’Évangile, ont constitué le fil conducteur de son message en tant que Pontife. La visite de Sa Sainteté à la mosquée du Sultan Ahmed s’inscrit dans la continuité du dialogue de l’Église avec les fidèles des autres religions et confirme que musulmans et chrétiens peuvent œuvrer ensemble comme artisans de paix. Au Liban, de nombreux moments forts ont eu lieu avec les jeunes, les personnes âgées et les religieux. Cette visite témoigne de la proximité de l’Église avec le Pays des Cèdres et de l’engagement du Pape en tant que promoteur d’unité et d’espérance. Au cours de son voyage, il a rencontré les autorités religieuses et civiles, soulignant que le dialogue entre les Libanais constitue le meilleur chemin pour renforcer la cohabitation, la justice et la paix. Un moment particulièrement émouvant a été sa visite sur le site de l’explosion du port de Beyrouth, où Sa Sainteté s’est recueilli en prière silencieuse en hommage aux victimes. Se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint qui parla à Nicée et promouvoir la paix entre les peuples : ces deux thèmes ont été au cœur du message de la visite apostolique du Pape Léon XIV en Turquie et au Liban. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
En flagrante violation de tous les principes humains et religieux, l’Église de la Sainte Famille, appartenant au Patriarcat Latin de Jérusalem, a été touchée ce jeudi 17 juillet par un obus de char israélien, causant la mort de trois civils innocents : Najwa Abu Dawood, Saad Salama et Fumia Ayyad. Neuf autres personnes ont été blessées, parmi lesquelles le père Gabriel Romanelli, curé de la communauté. SHADI ABU DAWOOD De Gaza Tôt le matin, nous avons été la cible d’un bombardement qui a touché l’église ainsi que sa cour extérieure, un lieu où, d’ordinaire, les fidèles – en particulier les personnes âgées – aiment s’asseoir après la célébration de la messe. Ma mère s’y trouvait. Nous sommes tous des innocents, sans aucun lien avec quelque activité que ce soit. Nous nous sommes réfugiés dans l’église. Frapper des civils et des églises est un acte criminel, inacceptable et injustifiable. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Nous ne serons pas anéantis. Nous resterons là. Nous y sommes enracinés. Nous sommes déterminés à rester. Bien sûr, certains pourront partir, mais nous, nous resterons. Nous ne céderons jamais, et nous n’avons pas peur. Évidemment, nous sommes inquiets, mais nous n’avons pas peur. Nous devons le dire avec une clarté absolue : après ce qui s’est passé, notre détermination à poursuivre notre présence est encore plus forte. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Nous travaillons sur tous les fronts : diplomatiques, médiatiques et bien d’autres encore, pour mettre fin à cette absurdité, moralement et humainement injustifiable, et pour faire entendre notre voix, afin que l’opinion publique prenne conscience de ce qui se passe. En même temps, nous collaborons et nous organisons avec toutes les personnes ayant des responsabilités à ce sujet, pour faire parvenir de la nourriture et du matériel médical. Nous travaillons là-dessus, et nous y parviendrons, car nous y sommes déjà arrivés par le passé et nous continuerons dans l’avenir. Comment peut-on accepter que des civils désarmés, réfugiés entre les murs de la Maison de Dieu et après avoir tout perdu, soient tués ? Frapper l’Église de la Sainte Famille, c’est un message adressé à toute conscience vivante, à tous les responsables politiques et décideurs : arrêtez cette folie. Rien ne peut justifier la violation de la sacralité de la vie humaine et des lieux saints. Dans un message adressé aux chrétiens de Gaza, le Cardinal Pizzaballa a réaffirmé : nous ne vous abandonnerons jamais. S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Nous sommes fiers de vous. Avant tout, nous vous remercions pour le témoignage que vous offrez au monde. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises : vous êtes notre lumière. Par la manière dont vous vivez, par les conditions dans lesquelles vous vivez, mais surtout par la dignité avec laquelle vous affrontez ce conflit, vous révélez la véritable force du chrétien — vous montrez la véritable force du chrétien, qui n’est pas un pouvoir extérieur ni une force physique, mais une force humaine. Au cœur des conflits et des tensions du Moyen-Orient, nous, chrétiens, demeurons des enfants de l’espérance. Nous croyons en Celui qui a suivi le chemin de la douleur, a été crucifié, est mort — puis ressuscitant d’entre les morts, nous a ainsi offert le don de son salut. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Quelle est l'histoire de Notre-Dame du Mont Carmel ? Le mont Carmel est un lieu de prière et de proximité avec Dieu depuis l'époque du prophète Élie, au Xe siècle avant Jésus-Christ (cf. 1 Rois 18, 41 et suivants). C'est là aussi que des ermites chrétiens ont persévéré dans la prière. C'est là qu'au XIIe siècle, l'Ordre des Frères de la Sainte Vierge du Carmel a été officiellement fondé. Le XIIIe siècle fut cependant une période de persécution pour les Carmes et, au milieu de cette épreuve, le 16 juillet 1251, la Sainte Vierge apparut à saint Simon Stock, prieur des Carmes, et lui remit le Scapulaire brun. Elle lui dit : « C'est un privilège pour toi et pour l'ordre : celui qui mourra en portant le scapulaire sera sauvé ». Le port par d'autres d'une version miniature du scapulaire carmélite, appelé simplement « scapulaire brun » en raison de la couleur de leur habit, a fini par signifier qu'ils se joignent spirituellement à eux en acceptant l'amour de la Sainte Mère, en se consacrant à la spiritualité des carmélites et en faisant confiance à Notre Dame pour les protéger dans la vie et à leur mort. En plus d'être la sainte patronne des carmélites, elle est également celle du Chili, de la Bolivie, de la protection contre les dangers et de la délivrance du Purgatoire. Que s'est-il passé sur le mont Carmel avec Élie ? Le mont Carmel était un haut lieu sacré dédié au dieu cananéen Baal, auquel on rendait un culte. Dans 1 Rois 18, Élie a lancé un concours avec 450 de ses prophètes pour déterminer quel « dieu » était le vrai, Baal ou le Dieu d'Israël. Le vrai serait celui qui pourrait mettre le feu à un sacrifice. La frénésie des prophètes de Baal n'aboutit pas. Mais lorsque Elie prie l'Eternel, le feu descend du ciel et embrase le sacrifice. Le feu de l'Éternel tomba, consuma l'holocauste, le bois, les pierres et la poussière, et lécha l'eau qui était dans le fossé. Tout le peuple vit cela, et ils tombèrent sur leur visage, et ils disaient : « L'Éternel est Dieu, l'Éternel est Dieu. » (1 Rois 18:38-39) C'est également sur le mont Carmel que la prière d'Élie a permis de mettre fin à la sécheresse et à la famine qui avaient frappé Israël. Les carmélites considèrent donc Élie comme l'un de leurs pères spirituels. Où est le Mont Carmel ? Le mont Carmel surplombe la Méditerranée ainsi que la ville et le port de ce qui est aujourd'hui Haïfa. Il se trouve également à l'extrémité de la vallée de Jezréel, également connue sous le nom de vallée de Megiddo. Les Arabes connaissent le Carmel comme la montagne du Saint Élie. Outre 1 Rois 18, le Carmel est mentionné plus de vingt fois dans les Saintes Écritures, notamment dans les Cantiques 7:5. En tant que lieu spirituel, la réputation du Carmel découle certainement de son lien avec Elie, mais c'est sa mention dans le Cantique des Cantiques (également connu sous le nom de Cantique des Cantiques ou Cantique de Salomon) qui a suscité le plus de commentaires chrétiens. Dans ce poème sur l'amour, la tête de l'Épouse est comparée au Carmel. De nombreux auteurs chrétiens ont donc vu dans le Cantique (également connu sous le nom de Cantique des cantiques ou de Cantique de Salomon) une allégorie de la vie d'union avec Dieu. Ainsi, chez les docteurs de la théologie spirituelle, comme saint Jean de la Croix, le Carmel devient une métaphore de la recherche de Dieu (cf. Montée au Carmel ; Cantique spirituel). Pour les moniales carmélites, c'est le nom utilisé pour leurs maisons dédiées à la contemplation. Que signifie le nom Carmel ? C'est un mot hébreu qui signifie « jardin de Dieu ». Le jardin de Dieu est l'endroit où nous pouvons marcher avec le Seigneur, comme Adam et Ève l'ont fait avant d'être bannis (Genèse 3:8) Qu'est-ce que le Scapulaire brun ? Le Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel, ou Scapulaire brun, se compose de deux morceaux de laine brune attachés à un cordon. La Sainte Mère a donné ce sacrement à Saint Simon Stock en 1251 en lui promettant que « quiconque mourra revêtu de ce scapulaire sera préservé des flammes éternelles ». C'est un signe de salut, une garantie sûre en cas de danger, un gage de paix et de ma protection spéciale jusqu'à la fin des temps. Selon le Directoire du Saint-Siège sur la piété populaire (205), l'histoire de la piété mariale comprend également la « dévotion » à divers scapulaires, dont le plus courant est la dévotion au scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel. Son usage est vraiment universel et, sans aucun doute, il s'agit de l'une de ces pratiques pieuses que le Concile a décrites comme « recommandées par le Magistère au cours des siècles » (Concile Vatican II, Lumen Gentium, chapitre VIII). Le Scapulaire du Mont Carmel est une forme réduite de l'habit religieux de l'Ordre des Frères de la Sainte Vierge du Mont Carmel. Son usage est très diffus et souvent indépendant de la vie et de la spiritualité de la famille carmélitaine. En tant que petite version du Scapulaire de l'Ordre du Carmel, ceux qui le portent en pratiquant la vertu s'associent à l'Ordre du Carmel, à la fois dans leur dévotion à la Bienheureuse Vierge Marie et dans l'attente de sa protection. Quelle est la signification spirituelle des scapulaires ? Le « vêtement » des disciples est un thème courant dans les Saintes Écritures. Le manteau de Joseph (Genèse 37:3) est un exemple de l'importance du vêtement dans la Bible. Proverbes 31, décrivant une bonne épouse, dit : « La force et la dignité sont ses vêtements ». De même, Isaïe 61:10 dit : « J e tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux. » Le vêtement atteint cependant sa plus haute signification spirituelle dans la nouvelle alliance. C'est là que le disciple de Jésus est censé revêtir le Christ lui-même. Dans Galates 3:27, saint Paul déclare : « En effet, tous ceux d'entre vous qui ont été baptisés en Christ ont revêtu le Christ ». Les vêtements peuvent donc nous rappeler tout au long de la journée la nécessité de persévérer dans l'adhésion au Christ. Le scapulaire, en tant que vêtement spécial de la religion consacrée, est connu depuis l'époque de saint Benoît (VIe siècle). Ses moines devaient le porter par-dessus leur habit lorsqu'ils travaillaient. À partir de cette fonction pratique, le scapulaire a été appelé « le joug du Christ » et a acquis une signification spirituelle en tant que signe de dévotion et de piété. Parmi les laïcs qui s'associent à des ordres particuliers ou qui pratiquent une spiritualité particulière, les versions plus petites de ces scapulaires sont conçues comme des signes et des rappels similaires. Qu'est-ce qu'un carme du tiers-ordre ? Un carme laïc est une personne qui n'est ni prêtre ni religieuse, mais qui souhaite s'engager, d'une manière particulière, dans l'Ordre du Carmel. Pourquoi les carmélites sont-ils connues ? Le nom officiel de l'ordre est « Ordre des Frères de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel ». Cet ordre considère les prophètes de l'Ancien Testament, Élie et Élisée, comme ses pères spirituels. Il y a eu de nombreux saints et saintes carmélites, dont Jean de la Croix, Thérèse d'Avila, Thérèse de Lisieux, Elisabeth de la Trinité, Thérèse des Andes et Edith Stein. Jean de la Croix, Thérèse d'Avila et Sainte Thérèse de Lisieux sont également docteurs de l'Église. La dernière fois que Marie est apparue à Fátima, elle était habillée en Notre-Dame du Mont Carmel. Lúcia, l'une des bergères, a déclaré plus tard que la Sainte Mère était apparue ainsi « parce que Notre Dame veut que tous portent le Scapulaire... La raison en est que le Scapulaire est notre signe de consécration au Cœur Immaculé de Marie ». Lúcia est ensuite devenue carmélite. Les carmélites suivent l'Évangile et adoptent un caractère profondément marial pour une vie évangélique, en regardant la Sainte Mère comme un exemple idéal de prière, d'amour et de contemplation. La Sainte Vierge s'émerveille de l'amour de Dieu (Luc 1:46-55), médite le Seigneur dans son cœur (Luc 2:19), nous demande d'obéir à Jésus (Jean 2:5), et veille au bien-être des autres - en particulier ceux qui sont spirituellement et matériellement appauvris. (Luc 1:39-56, Jean 2:1-11). Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Le Pape Léon XIV est déjà un apôtre infatigable de la paix « Que la paix soit avec vous tous! Très chers frères et soeurs, telle est la première salutation du Christ ressuscité, le Bon Pasteur qui a donné sa vie pour le troupeau de Dieu. Moi aussi, je voudrais que ce salut de paix entre dans votre coeur, atteigne vos familles, toutes les personnes, où qu’elles se trouvent, tous les peuples, toute la terre. Que la paix soit avec vous ! C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement ». Voici comment, visiblement ému, celui que nous venions juste de découvrir comme le Pape Léon XIV, Robert Francis Prevost, a commencé son discours depuis la Loggia des bénédictions de Saint-Pierre le jour de son élection, le 8 mai 2025. La paix, depuis ces premiers mots, est un thème clairement central pour le nouveau Pontife. La paix est ce que nous offre le Christ ressuscité qui a traversé la violence, l’agression, la mort et, de sa victoire sur elles, porte avec lui ce don. La paix qu’il souhaite voir entrer avant tout dans nos coeurs, car de là elle pourra changer la vision que chacun a de la réalité, l’espérance qui l’anime en voyant le présent, l’avenir mais aussi le passé parce que la paix est un petit germe que nous pouvons décider de faire fructifier ou, malheureusement, pas. Nous voyons – et nous devons justement le faire, en particulier comme Ordre du Saint-Sépulcre qui a particulièrement à coeur la Terre de Jésus, où évidemment il y a une soif de paix vue presque comme un mirage – le monde entier, « tous les peuples, toute la terre » dans ce regard de paix auquel nous a conviés le Saint-Père et qui se répand du Tombeau vide. « Dés-armée » et « dés-armante » : c’est ainsi que se présente la paix du Ressuscité. Sans armes pour la défendre – parce qu’elle vient de Dieu qui n’a pas besoin d’armes – et incapable d’en fabriquer. « Le chemin vers la paix exige des coeurs et des esprits formés à l’attention envers l’autre et capables de reconnaître le bien commun dans le contexte actuel. La voie qui mène à la paix est communautaire, passe par le soin des relations de justice entre tous les êtres vivants. La paix, a affirmé saint Jean-Paul II, est un bien indivisible, soit elle appartient à tous soit elle n’appartient à personne », a continué le Pontife lors de l’audience concédée le 30 mai aux mouvements et aux associations qui ont donné naissance aux « Arênes de la Paix » de Vérone de mai 2024 où le Pape François, déjà, avait salué Maoz Inon et Aziz Sarah, deux militants pour la paix et entrepreneurs qui, bien que la guerre ait emporté une partie de leur famille, se battent pour la paix. Maoz et Aziz assistaient à la rencontre avec le Pape Léon XIV qui a parlé de leur expérience en ces termes : « Nous ne pouvons pas oublier l’étreinte courageuse entre l’Israélien Maoz Inon, dont les parents ont été tués par le Hamas, et le Palestinien Aziz Sarah, dont l’armée israélienne a tué le frère, et qui sont maintenant amis et collaborateurs : ce geste reste comme témoignage et signe d’espérance. Et nous les remercions d’avoir voulu être présents aujourd’hui aussi ». Paix et espérance. Voici un binôme difficile, parfois presque impossible. Dans l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus rappelle que « elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie » (Mt 7,14) et ses paroles résonnent, très proches, lorsqu’on regarde la Terre Sainte. En ces semaines de début de pontificat, le Pape Léon XIV n’a pas manqué de faire preuve de proximité envers les populations impliquées dans le conflit et il ne cesse d’inviter à la paix. « La situation dans la bande de Gaza est de plus en plus préoccupante et douloureuse. Je renouvelle mon appel du fond du coeur à permettre l’entrée d’une aide humanitaire décente et à mettre fin aux hostilités, dont le prix déchirant est payé par les enfants, les personnes âgées, les personnes malades ». disait-il en conclusion de sa première audience générale du mercredi sur la place Saint-Pierre (21 mai 2025), message répété le mercredi suivant : « Aux responsables, je renouvelle mon appel : cessez le feu ; libérez tous les otages et respectez intégralement le droit humanitaire ». Le 8 juin, dans la Solennité de la Pentecôte, le Pape a demandé à nouveau le don de la paix au Saint-Esprit par l’intercession de la Vierge Marie, en rappelant que « seul un coeur pacifique peut répandre la paix, dans la famille, dans la société, dans les relations internationales ». « Que l’Esprit du Christ ressuscité » – a-t-il conclu – ouvre des voies de réconciliation partout où il y a la guerre ; qu’il éclaire les gouvernants et leur donne le courage d’accomplir des gestes de détente et de dialogue ». Elena Dini Source: Site Web Grand Magistère – l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem Photo : © Grand Magistère © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Ce 22 juin, vingt-cinq chrétiens ont été martyrisés à l’intérieur de l’église Saint-Élie, dans le quartier de Dweila’a à Damas – en Syrie –, lors d’une messe qui s’est transformée en massacre. Un kamikaze affilié à l’État Islamique (EI) s’est fait exploser parmi les fidèles, dans l’un des attentats les plus atroces de ces dernières années envers les chrétiens de Syrie. S.B. JEAN X YAZIGI Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient pour les Grecs-Orthodoxes « Quel genre d’attaque est-ce donc ? Dans une église, alors que les fidèles prient et répètent : “En paix, prions le Seigneur. Seigneur, prends pitié.” Nous sommes une composante essentielle de ce pays, et nous le resterons. Vous vous souvenez quand les deux évêques d’Alep, Paul et Jean, ont été enlevés ? Et quand les religieuses de Maaloula ont été kidnappées ? Et pourtant, nous sommes toujours là. Ce crime odieux a été commis avant-hier. Et nous continuerons d’exister. Nous lançons un appel à notre Président, pour un gouvernement qui ne se laisse pas distraire par des décisions inutiles à mentionner ici. Nous demandons un gouvernement qui prenne ses responsabilités et ressente la douleur de son peuple. » De Jérusalem à Beyrouth, du Caire à Bagdad, les mêmes prières se sont élevées : « Les explosions ne nous terroriseront pas et elles ne viendront pas éteindre une présence enracinée depuis deux mille ans. Les chrétiens ne sont pas des hôtes de passage sur cette terre : ils en sont les racines profondes. Comme l’a écrit saint Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens : “ Nous sommes affligés de toute manière, mais non écrasés ; dans la détresse, mais non désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non anéantis. ” Fr. IBRAHIM FALTAS, ofm Vicaire de la Custodie de Terre Sainte « Quand finira cet extrémisme ? Quand pourrons-nous vivre en frères ? Quand y aura-t-il de la tolérance entre nous ? Quand chacun verra-t-il en l’autre un frère ? Ce qui s’est passé dépasse l’entendement, cela n’a rien de naturel ni d’humain. Aucun esprit raisonnable ne peut atteindre un tel degré de haine, de rancune et de vengeance. Et pourquoi ? Contre qui ? Contre ses propres frères, contre son propre peuple ? » S.B. Card. PIERBATTISTA PIZZABALLA Patriarche Latin de Jérusalem Quand vous voyez toutes ces choses se produire, souvenez-vous de la croix de Jésus. Il est mort par amour, mais de cette croix, dès cet instant, a surgi une vie nouvelle pour le monde entier. C’est douloureux, c’est difficile, je le sais. Mais c’est notre foi.Nous ne devons pas céder à la peur ni à la haine, mais transformer tout cela en un nouveau départ. Nous devons tourner la page. Nous devons faire partie de ceux qui veulent écrire un nouveau récit, un nouveau langage, un nouveau style ici au Moyen-Orient. Source: Site Web Christian Media Center Photo: © Christian Media Center Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique
Chaque acte de soutien envers la Terre Sainte est un geste de solidarité qui non seulement préserve la paix, mais aussi la spiritualité d’un lieu qui est au cœur de notre foi. Le Fr. Diego, responsable du couvent de Gethsémani, nous parle ainsi d'une initiative musicale en faveur de la Terre Sainte et des chrétiens qui y vivent. L'art y devient un pont entre les cultures, et enseigne comment chacun d'entre nous, par des gestes concrets, peut faire la différence. Fr. Diego Dalla Gassa, ofm Responsable du couvent du Gethsémani « Venir ici visiter les Lieux Saints représente, pour les chrétiens qui y vivent, un signe d’espoir, un retour à la normalité, même dans un contexte où les conflits persistent. De nombreux chrétiens du monde entier souhaitent revenir sur ces terres en pèlerinage, mais nous ne devons pas nous en contenter. Notre mission est aussi d’aller à l’étranger pour sensibiliser. Lorsque les gens réalisent que leur aide – même minime – sert à soutenir les chrétiens en difficulté et à préserver les lieux saints, leur geste prend une valeur encore plus profonde. » Le 21ᵉ Concert Pro Romitaggio – devenu ces dernières années Pro Terra Santa – se tient chaque année en janvier dans la région de Brescia, en Italie, généralement le deuxième dimanche du mois, lors de la Fête du Baptême du Seigneur. L'événement est organisé par la Communauté Shalom – Regina della Pace, dirigée par la Sr. Rosalina. Il rassemble de nombreux chanteurs et artistes, dont certains de renommée nationale, qui se produisent gratuitement. L’intégralité des fonds collectés est reversée aux chrétiens les plus démunis, en particulier ceux vivant dans des conditions difficiles, afin de leur apporter un soutien concret et tangible. Fr. Diego Dalla Gassa, ofm Responsable du couvent du Gethsémani « L’intégralité des fonds nous est remise, et nous en sommes profondément reconnaissants. Face aux immenses besoins de la Terre Sainte, meurtrie par les conflits, notre contribution peut sembler dérisoire. Pourtant, comme le disait Mère Teresa de Calcutta : "Même une petite goutte d'eau rend l’océan plus grand." » Dans un monde souvent marqué par les conflits et les divisions, la solidarité ne passe pas seulement par des actions concrètes. Comme on le rappelle souvent, un simple geste peut suffire à construire des ponts de compréhension plutôt que des murs de séparation. Fr. Diego Dalla Gassa, ofm Responsable du couvent du Gethsémani « C'est un message de solidarité. Nous avons évoqué la nécessité du dialogue et du changement. Nous devons être ceux qui annoncent la paix et le respect plutôt que le préjugé. » Source: Site Web Christian Media Center Photo : © archives photographiques personnelles lds Video: © Christian Media Center © Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem – Lieutenance de la Belgique